Portrait des nouveaux membres du Conseil d'Administration - Saison 3

Pour la troisième année consécutive, les nouveaux membres du CA se prêtent au jeu des portraits. Découvrez qui sont ceux qui sont venus renforcer les rangs de l'ATAA en 2025 !

And last but not least, notre membre franco-anglaise, Vanessa Azoulay !

Au CA de l’ATAA, on fait ce qu’on peut, quand on le peut, et tout le monde est reconnaissant et encourageant. C’est très motivant.
  • Quel a été le déclic qui t’a donné envie de te lancer dans la traduction ou l’adaptation audiovisuelle ?

J’ai appris à parler et à lire en anglais, mais à écrire et compter en français. Toute mon enfance, j’ai eu un pied dans chaque culture et la tête entre les deux. Pour les uns, j’étais la Froggy de service, ailleurs, on me disait que je « faisais » mon Anglaise. Pendant les vacances, je regardais « Fawlty Towers » et « Blue Peter ». Pendant l’année, c’était « Récré A2 » et « la Petite Maison dans la prairie »… en français. Un jour, Laura Ingalls s’est mise à parler d’une voix très haut perchée et ça a été comme une révélation. J’ai compris que Sybil et Basil pourraient un jour parler français grâce à des humains et que moi, je pourrais être un de ces humains.

  • Quel projet a constitué pour toi le plus grand défi technique, artistique ou humain ?

Je n’ai jamais participé à, ni même vu de version doublée de « Fawlty Towers », mais j’aimerais bien savoir comment ils auraient/ont fait. Parce que pour moi, cette série est le plus grand défi technique, artistique et humain qui soit, en matière d’adaptation audiovisuelle !

  • Y a-t-il une scène, une réplique ou un dialogue que tu as traduit/adapté et dont tu te souviendras toujours ?

Pas spécialement, ou plutôt j’en ai plein. Mon travail me procure régulièrement des moments de plaisir et de satisfaction intenses. Comme ces traductions de chansons, écoutées ensuite en boucle pendant des mois, des années (voire que j’écoute encore). Ou ces jeux de mots qui tourne en tâche de fond dans ma tête, où que je sois, quoi que je fasse, pendant des semaines avant l’éclair libérateur, que je dois le noter toutes affaires cessantes (sous peine de l’oublier). Ce que je préfère par-dessus tout, c’est quand ce que j’écris fait rire en simu ou en vérif (autre intérêt de la vérif et de la simu : les réactions sur le vif).

  • Comment as-tu su que c’était le bon moment pour rejoindre le CA ?

Ça faisait un moment que je voulais apporter ma petite pierre à l’édifice. J’ai d’abord participé au jury du doublage de séries (2016), puis au jury du sous-titrage de séries (2018). J’ai aussi fait partie d’un des groupes qui ont obtenu la revalorisation de nos tarifs doublage studio par studio en 2022. Et puis, quand mes enfants ont eu moins besoin de moi et que ma charge de travail s’est allégée, je me suis dit que c’était le moment de sauter dans le grand bain.

  • Quelle expérience ou expertise personnelle aimerais-tu mettre davantage au service de l’ATAA dans les mois à venir ?

C’est une question difficile. J’ai passé ma première année au CA en mode observation. J’ai participé à la plupart des réunions mensuelles, essayé de répondre à toutes les sollicitations simples et je me suis manifestée quand j’ai senti que j’avais quelque chose à dire ou à faire. Au CA de l’ATAA, on fait ce qu’on peut, quand on le peut, et tout le monde est reconnaissant et encourageant. C’est très motivant. J’espère m’investir davantage en 2026, mais dans quoi… on verra bien !

  • Qu’as-tu découvert sur l’association ou sur le métier en intégrant le CA, que tu ne soupçonnais pas avant ?

J’ai découvert que l’ATAA était une machine complexe et sans limites, toujours prête à se lancer de nouveaux défis, à donner un coup de main à droite à gauche, à s’unir avec des traducteurs dans toute l’Europe. Elle œuvre pour le bien-être de la communauté dans sa grande globalité, et reçoit l’aide de de gens extérieurs ex-CA ou autres, qui viennent prêter main forte pour des actions ciblées. Tout compte fait, c’est un genre de méta-auteurice !

  • Quel changement récent dans le secteur te semble le plus déterminant pour notre avenir ?

Je ne sais pas. Il y a toujours des sujets comme bien sûr l’IA, le rachat de plusieurs studios par une seule et même grosse société tentaculaire et pas très « human-centric », la baisse du volume de production audiovisuelle aux États-Unis pour toutes les raisons qu’on connaît. Quel impact auront-ils sur notre avenir ? J’ai tendance à être pessimiste au quotidien et optimiste sur le long terme. Des crises, il y en a déjà eu. Chacun d’entre nous va sans doute avoir des choix importants à faire dans les années qui viennent. Mais j’ai foi en notre capacité d’adaptation, en notre instinct de préservation et en l’union qui fait la force.

  • Quelle est la meilleure leçon que tu aies apprise depuis tes débuts, et que tu aimerais transmettre aux nouvelles et nouveaux arrivant·es ?

Qu’on n’arrête jamais d’apprendre. Savoir être curieux et à l’écoute, ce sont les qualités principales que j’encouragerais de nouveaux arrivants à approfondir. C’est ce qui permet d’aborder sereinement des programmes auxquels on est a priori hermétiques, de travailler avec des personnes différentes de nous qu’on n’a pas la possibilité de rencontrer en chair et en os, et de chercher toujours plus loin l’adaptation la plus juste.

Mais qui sont les petits nouveaux ?

En 2024, le Conseil d'Administration de l'ATAA s'est étoffé de cinq nouveaux membres. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Vous voulez tout savoir sur eux ? Alors c'est parti !

Et le mot de la fin pour Clément Martin, traducteur de jeux vidéo !

L'ATAA est une structure qui a à cœur le bien-être de ses adhérents, et dans laquelle, si on y met le temps nécessaire, on peut, à sa mesure, faire évoluer les choses dans le bon sens. Et en plus rencontrer des gens super et boire des coups. Que demande le peuple ?
  • Depuis combien de temps travailles-tu dans le domaine de la traduction ou de l'adaptation audiovisuelle ?

Mon tout premier (et seul à ce jour) contrat en audiovisuel remonte à avril 2020 (pour m’occuper pendant le confinement, c’était super) : c’était de la voix-off pour un documentaire, je n’y connaissais rien et j’ai fait de mon mieux. J’ai été payé, j’imagine que ça veut dire que le client était content.

Sinon, je traduis à temps plein depuis septembre 2021, et je ne fais plus trop d’audiovisuel à part pour le jeu vidéo, qui est ma deuxième casquette principale (une image mentale toujours délicieuse, les casquettes multiples).

  • Quel aspect de ce métier te passionne le plus ?

Dans The Wire (la meilleure série du monde, cherchez pas j’ai raison), il y a un personnage de journaliste qui dit qu’il est trop simple pour vouloir des prix, il veut juste voir quelque chose de nouveau tous les jours, et écrire un papier là-dessus.

C’est pour ça que j’aime la traduction : découvrir des choses nouvelles tous les jours, et devoir faire preuve de créativité pour les faire passer dans la langue cible. Ça, et le fait de travailler sous contraintes, nombreuses quand on fait du jeu vidéo (nombre de caractère, contexte réduit, question de genre, etc.)

Mais qui sont-ils ?

C'est vrai, ça, qui sont ces huit membres qui composent le conseil d'administration de l'ATAA en 2023 ?

Afin de remettre les individus au centre de l'histoire, nous avons eu l'idée de ces portraits. Peut-être qu'en nous découvrant plus avant, vous ressentirez la grande envie de nous rejoindre au CA lors du prochain exercice qui commencera en 2024 !

Et pour le dernier portrait, mais pas des moindres, voici notre trésorière de choc, Simona Florescu.

Même avec de petites actions, on participe aux progrès de l'association, et voir notre effort collectif porter ses fruits, c'est aussi une leçon d'endurance et de persévérance au quotidien.
  • Quelle est la plus grande satisfaction que tu retires de ton travail de traductrice adaptatrice ?

Je crois que c'est à la fois le fait d'enrichir et d'approfondir mes connaissances dans tout un tas de domaines par les nombreux documentaires sur lesquels j'ai eu la chance de travailler, et la joie de faire rayonner la culture roumaine et ses œuvres cinématographiques en France. Ayant quitté la Roumanie à 4 ans, j'ai été un peu coupée de son histoire et de sa culture, mais je suis très émue de pouvoir aujourd'hui les redécouvrir et les partager avec les Français à travers les magnifiques documentaires se penchant aussi bien sur la faune et la flore que sur les traditions et coutumes ancestrales de certaines de ses régions encore méconnues.