Prix ATAA 2015 de l’adaptation en sous-titrage

Liste des films éliminés

Par souci de transparence, l’ATAA souhaite présenter la liste des films éliminés de la sélection du Prix de l’adaptation en sous-titrage pour non-conformité aux règles de présentation et de ponctuation françaises, ou pour absence de signature de l’auteur(e) des sous-titres.

Il est à noter que si l’absence de signature était, dans la plupart des cas, synonyme de qualité non professionnelle, certains films non signés étaient traduits correctement et auraient pu concourir.

Le travail artistique et les moyens financiers investis dans la création, l’achat et la diffusion d’un film doivent passer par le filtre de l’adaptation française. Or un mauvais sous-titrage nuit directement à l’œuvre en la dénaturant.

Pour que les œuvres soient respectées et aient les meilleures chances de trouver leur public, l’ATAA encourage les distributeurs à choisir les auteurs et à travailler directement avec eux, en consacrant les ressources nécessaires à la réalisation de sous-titrages professionnels.

Prix ATAA 2015 de l’adaptation en sous-titrage

La sélection complète

Vous trouverez ci-dessous la liste des films ayant été considérés par le jury et répondant aux critères de qualification du Prix de l’adaptation en sous-titrage.

Traducteurs/adaptateurs et éditeurs de logiciels professionnels

Même combat ?

Dans un contexte d’évolution technologique rapide, sur laquelle les auteur(e)s ont très peu prise, l’ATAA estime utile d’inviter ses adhérents à réfléchir sur nos rapports avec les éditeurs de logiciels.

Tout comme les prestataires techniques auxquels nous avons affaire dans le cadre de notre activité, les éditeurs de logiciels destinés au sous-titrage ou au doublage poursuivent des objectifs commerciaux. Au-delà des différents discours visant à faire la promotion de leurs produits, il nous semble d’abord important de garder à l’esprit le fait que ces sociétés travaillent avec l’objectif exclusif de réaliser des profits.

L’ATAA dans le web-magazine BiTS

BiTS, le web-magazine des cultures geek diffusé sur le site d'Arte

« Comment adapter les termes d’un univers imaginaire étendu lorsqu’on ne connaît pas toutes les intentions de son auteur ? Traduisons et recollons les morceaux. »

Le nouvel épisode du magazine BiTS s’intéresse entre autres à la traduction audiovisuelle !

L’émission :
http://bits.arte.tv/fr/episode...

Le bonus, avec Anaïs Duchet :

Après « Dorothée, passion sous-titres », « Rémy, passion chirurgie »

Un millier d’opérations, près de trois cents paires de seins rembourrées et près de quatre cents fessiers et paires de cuisses remodelés, des milliers d’heures passées devant la table d’opération… Et pourtant, Rémy n’est « même pas vraiment fan de belles femmes ». Il n’est pas du genre à être attiré par les bonnets C et tailles de guêpe et préfère une bonne paire de fesses rebondies chez une bonne mangeuse qu’un corps parfait et aseptisé, contrairement à beaucoup d’hommes.

Ces chiffres ne sont donc pas les symptômes d’un obsédé des femmes. Ils recensent ses faits d’armes sous le pseudonyme « Scalpel free », sous lequel il opère dans le plus grand secret depuis 10 ans.

Des sous-titres au rabais sur TV5 Monde et au Festival de Cannes ?

Le paysage audiovisuel français a reçu dernièrement deux coups de semonce. Comment, vous n’êtes pas au courant ? Ce cher monsieur PAF serait souffrant, fiévreux, à l’agonie, peut-être, et on ne vous aurait rien dit ? C’est que pour l’instant, ça ne se voit pas. D’ailleurs, le malade n’a rien senti. Il marche et fait le beau comme si de rien n’était. Ça, c’est moins rassurant.

C’est que le mal vient par les extrémités, il touche pour l’instant le bout de la chaîne, la post-production. Et en premier, ceux qui sont tout au bout du bout de la chaîne. Les traducteurs, par exemple.

Statut des sous-titreurs S&M

La commission des auteurs d’œuvres audiovisuelles de l’AGESSA s’est prononcée sur le statut des sous-titreurs S&M. Voici la teneur de la lettre qu’elle leur adresse :

« Saisie par des sous-titreurs pour sourds et malentendants et soucieuse de leur inquiétude concernant leur statut social, la commission professionnelle des auteurs d’œuvres audiovisuelles de l’Agessa s’est réunie les 16 et 20 décembre 2013 afin d’arrêter une position claire sur la nature de cette activité susceptible d’entraîner ou non leur affiliation au régime de sécurité social des auteurs tel qu’il a été défini et adopté en 1975.

Après examen attentif des éléments contradictoires, adressés par les professionnels du secteur et leurs représentants, la commission a considéré que le travail de sous-titrage pour les sourds et malentendants, quels que soient le type de programme et la langue originale, ne relève pas de la branche des auteurs d’œuvres audiovisuelles (article R382-2 du code de la sécurité sociale).

La commission composée de représentants d’organisations syndicales et professionnelles, d’artistes auteurs et de diffuseurs* a en effet estimé que le travail de sous-titrage pour sourds et malentendants est un travail de contraction, de réduction et de codifications techniques de la bande son de la version française (dialogues ou commentaires), lequel ne présente pas un apport créatif systématique et suffisant permettant de rattacher cette activité à la branche des auteurs d’œuvres audiovisuelles et justifiant l’affiliation, à ce titre, des personnes concernées au régime de sécurité sociale des artistes auteurs.

La commission est soucieuse de ne pas créer d’effet rétroactif et d’assurer aux personnes concernées une égalité de traitement. Les demandes d’affiliation et de maintien sont en effet examinées après l’exécution et le paiement des travaux. La commission souhaite par ailleurs laisser le temps aux sous-titreurs et aux entreprises qui ont recours à leur travail pour revoir leurs relations contractuelles.

En conséquence, la commission rend l’avis suivant :

- Accepter l’affiliation (première affiliation, maintien, voire à leur demande leur réaffiliation suite à radiation) pour les sous-titreurs pour sourds et malentendants concernant les travaux effectués et rémunérés jusqu’au 30 juin 2014,

- Refuser tout travail de sous-titrage pour sourds et malentendants déclaré en droits d’auteur pour les travaux effectués et rémunérés à partir du 1er juillet 2014.

La commission demande que cet avis soit communiqué le plus largement possible à toutes personnes, organisations, entreprises et administrations concernées.

*La commission est composée de représentants des organisations professionnelles suivantes : SACD, SACEM, SCAM, SNAC, SRF, SPI, USPA et France Télévisions. »

Le CSA (et l’ATAA !) au Collège de France

L’excellent blog des correcteurs du Monde.fr, Langue sauce piquante, relate le déroulement du colloque organisé par le CSA, intitulée « Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ? », qui s’est tenu le lundi 9 décembre au Collège de France.

Les auteurs de doublage et de sous-titrage n’avaient pas été conviés officiellement, malgré le rôle évident qu’ils jouent dans la promotion d’un français de qualité dans les médias audiovisuels. Mais dans le public, trois représentants de l’ATAA ont fait entendre leur voix en parlant des blogueurs du Monde.fr créés par l’association. Une intervention que n’ont pas manqué de relever les blogueurs du Monde.fr, et nous les en remercions !

Entretien avec Claire Impens

Lauréate du Prix du doublage 2012-2013

À moins de 2 mois de la prochaine remise des Prix du sous-titrage et du doublage, retour sur une première édition du Prix du doublage pleine d’émotion. En mars 2013, pour la toute première fois en France, des auteurs de doublage ont vu leur travail reconnu et récompensé, par un jury composé de confrères, de directeurs artistiques, de distributeurs…

La lauréate du Prix du doublage, catégorie « Film en prises de vue réelles », Claire Impens, qui nous avait émus avec un discours tant modeste que touchant, nous parle de son adaptation de Sur la route, pour laquelle elle a été récompensée.

Entretien avec Philippe Sarrazin

Auteur de doublage, membre du jury de la première édition du Prix Cinéma (doublage), 2013

À moins de 2 mois de la prochaine remise des Prix du sous-titrage et du doublage, retour sur une première édition du Prix du doublage pleine d’émotion. Le 29 mars 2013, pour la toute première fois en France, des auteurs de doublage ont vu leur travail reconnu et récompensé, par un jury composé de confrères, de directeurs artistiques, de distributeurs…

Parmi ces jurés, un adaptateur de renom, Philippe Sarrazin, qui travaille régulièrement pour le cinéma (The Place Beyond the Pines, Dos au mur…) et a adapté des séries bien connues du grand public (The Shield, Lost…), a accepté de revenir sur cette expérience nouvelle et particulière et nous livre ses impressions.

Blocage de sites de streaming

L’ATAA se félicite du fait que les tribunaux français reconnaissent la légitimité des plaintes déposées par les représentants des ayants droit, et que la justice contraigne enfin les fournisseurs d’accès à commencer à respecter le droit d’auteur.

Plus de détails dans cet article du site lemonde.fr

Listes types de repérage : rêve ou cauchemar ?

Claus Stenhøj, traducteur danois, est auteur de sous-titres indépendant depuis dix-sept ans et membre du syndicat danois des sous-titreurs. Lors de l’édition 2012 du colloque Languages and the Media, fin novembre 2012, il a présenté une contribution en anglais intitulée « English Master Templates – Help or Hell? ». Il nous a semblé intéressant d’en publier ici une version abrégée avec l’accord de l’auteur, car elle pointe du doigt une pratique problématique pour de nombreux auteurs de sous-titres dans le monde.

Claus Stenhøj

Depuis l’avènement du DVD il y a maintenant plus de dix ans, les auteurs de sous-titrage sont souvent amenés à travailler avec des listes types de repérage (English Master Templates, EMT), c’est-à-dire un prédécoupage de la totalité des dialogues en anglais. Les EMT apportent-ils un progrès ? Les sous-titreurs rêvaient-ils vraiment de ce nouvel outil ? Mon expérience du sous-titrage au Danemark et en Scandinavie, ainsi que les témoignages de collègues travaillant par exemple en Inde, au Portugal, en Slovénie et en Finlande, m’ont inspiré les réflexions suivantes.