L’ATAA, 10 ans déjà !

Le 11 juin dernier, nous avons fêté les 10 ans de l’ATAA à la Fondation Biermans-Lapôtre. Une très belle soirée, précédée par la toute première remise des Prix Séries en sous-titrage et en doublage. Merci à tous les adhérents pour leur présence ou leur soutien à distance ! Et un énorme merci à Jean Bertrand pour cette rétrospective parue dans le No49 de la revue TransLittérature de l’ATLF !

L’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA) fête cette année son dixième anniversaire. Une excellente occasion de faire un bilan sur son action.

L’association a vu le jour en juin 2006 autour d’un petit noyau de jeunes traducteurs qui pensaient que, pour aller de l’avant, il valait mieux miser sur l’action collective. Ils venaient de démissionner tous en chœur d’un laboratoire de sous-titrage – une filiale d’un groupe américain – qui pratiquait les tarifs les plus bas du moment. Forts de cette première action – qui entraînera quand même la fermeture du laboratoire –, ils décident de rassembler et de fédérer les traducteurs de l’audiovisuel. Au départ, dans la profession, beaucoup affichent un certain scepticisme : les traducteurs sont des électrons libres, ils sont beaucoup trop individualistes, ça ne marchera jamais !

Il faut dire que la profession est alors en pleine mutation. Jusqu’à la fin des années 1980, le doublage et le sous-titrage étaient réservés à un très petit nombre d’auteurs. Ce milieu fonctionnait un peu comme une corporation, les praticiens initiaient eux-mêmes leurs poulains à des techniques très spécifiques. Les dialogues de doublage s’écrivaient encore à la main au crayon sur une « bande rythmo », une bande en papier glacé de 35 mm de largeur qui était ensuite projetée en même temps que le film pour que les comédiens puissent dire leur texte au bon moment. Quant aux sous-titres, il fallait souvent les rédiger après un seul et unique visionnage du film.

L’Œil d’or – Le Prix du Documentaire

Communiqué officiel de la Scam

Gianfranco Rosi, président du jury de L’Oeil d’or – Le Prix du documentaire à Cannes

De plus en plus présent sur le grand écran, de plus en plus reconnu par la critique, de plus en plus aimé du public, de plus en plus visible dans les festivals, le regard singulier du documentaire sur le monde mérite une reconnaissance au sein même du Festival de Cannes.

L’Œil d’or, Le Prix du Documentaire, a été créé en 2015 à l’initiative de la Scam et de Julie Bertuccelli, avec la complicité active du Festival de Cannes et de son délégué général Thierry Frémaux, et en partenariat avec l’Ina; il récompense un documentaire présenté dans les sélections cannoises (Sélection officielle, Un Certain Regard, Cannes Classics, Séances spéciales et hors compétition, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique).

Le jury international de cette deuxième édition est présidé par Gianfranco Rosi, auteur réalisateur italien, Ours d’or à la Berlinale 2016. Il est entouré d’Anne Aghion, auteure réalisatrice franco‐américaine, Natacha Régnier, comédienne belge, Thierry Garrel, conseiller artistique français, et Amir Labaki, critique et directeur de festival brésilien.

Le jury remettra L’Œil d’or à l’auteur du film primé, le samedi 21 mai à 12 heures au Palais des festivals. Ce prix est doté de 5.000 €.

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Portraits de traducteurs : Virginie Bagot-Day

Pour mettre en lumière nos métiers de l’ombre, nous inaugurons aujourd’hui un nouveau rendez-vous sur le blog : les portraits de traducteurs, membres de l’Ataa. La première à s’être prêtée à l’exercice est Virginie Bagot-Day, qu’elle en soit remerciée !

Nom : Bagot-Day
Prénom : Virginie
En exercice depuis : 1994

Ton parcours

J’ai débuté dans le sous-titrage en passant par la case repérage-simulation dans un gros labo. J’y suis restée 3 ans pour ensuite me lancer.

Rencontre avec ARTE, une première !

Grâce à la bienveillance de Mme Durupty, vice-présidente du conseil de gérance d’Arte, l’Ataa a pu récemment rencontrer la directrice déléguée à la direction des programmes et de la production ainsi que le directeur de la gestion et de la coordination d’Arte France.

L’ATAA au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand

L’ATAA et l’ASIF étaient présentes au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, et plus particulièrement au déjeuner du Syndicat des Producteurs Indépendants (vidéo, télévision, cinéma) qui réunissait producteurs, diffuseurs et représentants d’Unifrance. Après ces premières prises de contact, nous comptons rencontrer à Paris la direction du SPI ainsi qu’Unifrance, afin d’ouvrir des pistes de collaboration et de faire connaître l’importance de nos métiers et les bonnes pratiques permettant d’obtenir des adaptations de niveau professionnel.

L’ATAA a également collaboré avec la société Média Solution pour offrir au lauréat du Grand prix (Les Amours vertes, de Marine Atlan) un sous-titrage vers quatre langues européennes. L’objectif de cette dotation est de faire connaître le savoir-faire français sur le plan de la rigueur technique et de la qualité d’adaptation. De par son rayonnement international, le Festival de Clermont-Ferrand apparaît en effet comme le lieu idéal pour sensibiliser sur le long terme réalisateurs et producteurs à l’importance de la qualité du sous-titrage.

Compte rendu du colloque « Splendid Innovations »

Retrouvez dans la revue de cinéma « 1895 » un compte rendu du colloque londonien « Splendid Innovations » sur la traduction audiovisuelle, organisé par Jean-François Cornu et Carol O’Sullivan les 21 et 22 mai 2015. Cet article, rédigé par Anne-Lise Weidmann et Samuel Bréan, est disponible en accès gratuit.

Extrait :

« (…) on peut néanmoins saluer en « Splendid Innovations » un premier pas vers la mise au jour de spécificités nationales, temporelles et esthétiques liées à la traduction audiovisuelle. Ce colloque aura montré que la recherche sur ce champ, proche en cela davantage de la recherche en cinéma que de la traductologie, passe aussi par la recherche de copies, de sources non-film et de documents sur la production même des films traduits. Un problème peut-être insuffisamment évoqué est celui de l’identification (et de la citation) des auteurs des traductions de films, extrêmement variable selon les époques, les pays, les supports de projection. Il reste aussi à faire mieux connaître au grand public le résultat de ces travaux, qu’ils soient menés dans un cadre universitaire ou lors de restaurations : les éditions DVD ou Blu-ray gagneraient à s’enrichir de livrets ou de bonus sur l’histoire des versions linguistiques des œuvres. »

Le Pavé dans la Toile – Les écrivains de l’écran

Le 5 février dernier, l’ATAA a rencontré César Monteyrol, journaliste/reporter chez Séance Radio, une web radio dédiée exclusivement au cinéma. Le Pavé dans la Toile est une émission qui donne la parole à ceux qui œuvrent bien souvent dans l’ombre, et cette fois-ci, pour « Les écrivains de l’écran », le micro a été tendu à trois représentants de l’ATAA : Juliette De La Cruz, Anthony Panetto et Sylvestre Meininger.

Merci encore à lui d’avoir eu l’initiative de nous contacter spontanément !

Prix 2016 de l’adaptation en sous-titrage

Liste des films éliminés

Par souci de transparence, l’ATAA souhaite présenter la liste des films éliminés de la sélection du Prix de l’adaptation en sous-titrage pour non-conformité aux règles de présentation et de ponctuation françaises, ou pour non-respect du droit moral de l’auteur-e (absence de signature).

Il est à noter que si l’absence de signature était, dans la plupart des cas, synonyme de qualité non professionnelle, certains films non signés étaient traduits correctement et auraient pu concourir.

Le travail artistique et les moyens financiers investis dans la création, l’achat et la diffusion d’un film doivent passer par le filtre de l’adaptation française. Or un mauvais sous-titrage nuit directement à l’œuvre en la dénaturant.

Pour que les œuvres soient respectées et aient les meilleures chances de trouver leur public, l’ATAA encourage les distributeurs à choisir les auteurs et à travailler directement avec eux, en consacrant les ressources nécessaires à la réalisation de sous-titrages professionnels.

Prix ATAA 2016

Retour sur un discours fort

Lors de la remise du Prix de l’adaptation en doublage pour un film en prises de vue réelles, Christèle Wurmser (auteure de doublage, dialoguiste, comédienne et directrice artistique) a fait un discours qui a su toucher l’ensemble du public, par l’émotion qu’il reflétait, la musique de ses mots, la force et la justesse de ses propos. Nous vous proposons de le découvrir ci-dessous, avec l’aimable autorisation de Christèle.

Le « film le plus mal doublé de l’Histoire »

Communiqué officiel

LE « FILM LE PLUS MAL DOUBLÉ DE L’HISTOIRE » :

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES TRADUCTEURS ET
ADAPTATEURS DE L’AUDIOVISUEL

Paris,  le  14  janvier  2016  — L’Association  des  Traducteurs  et  Adaptateurs  de  l’Audiovisuel (ATAA), a découvert avec consternation « le film le plus mal doublé de l’Histoire », présenté aujourd’hui par Patrick Cohen dans la matinale de France Inter, en écho à un billet publié hier sur le site des Inrocks.

Le sous-titrage n’est pas un hobby

Communiqué face au sous-titrage non-professionnel lors du festival Casa Asia Film Week

Merci à Diane Bardinet pour la traduction de ce billet paru sur le site de l’ATRAE (Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España).

Au lendemain de la clôture du festival de cinéma Casa Asia Film Week, le 15 novembre 2015, l’ATRAE (Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España) a tenu à montrer sa totale désapprobation concernant le sous-titrage en langue catalane de plusieurs films projetés lors du festival, et qui répondait à l’appel à volontaires lancé par ses organisateurs, le centre Casa Asia et les salles Cinemes Girona par le biais de l’organisation Plataforma per la Llengua.

À travers ce billet, nous nous joignons à ceux déjà émis par l’APTIC (Associació Professional de Traductors i Intèrprets de Catalunya) et par l’AELC (Associació d’Escriptors en Llengua Catalana), et dénonçons une pratique qui tire avantage de ceux qui croient à la défense et à la promotion du catalan et qui a porté jusqu’aux salles de cinéma le produit de fansubs, sous-titrages amateurs de qualité douteuse, sous prétexte de vouloir offrir l’adaptation en catalan de productions audiovisuelles aux moyens de distribution limités sur le territoire espagnol.

À l’instar de l’Associació d’Escriptors en Llengua Catalana, nous croyons que les festivals sont une voie d’accès importante à la culture, secteur fondamental de notre civilisation, qui plus est dernièrement fort malmené. L’ATRAE défend l’altruisme et la coopération ; elle ne considère pas que les sous-titreurs et les professionnels de la traduction audiovisuelle se distinguent d’autres professions au moment d’offrir leurs services bénévolement pour la réalisation de projets non-lucratifs. Néanmoins, nous considérons qu’il est important de souligner l’existence d’excellents professionnels du sous-titrage traduisant vers le catalan, et qu’il est nécessaire que les festivals de cinéma tiennent compte dans leur budget d’une somme allouée au sous-titrage. La décision de ne pas rémunérer financièrement le sous-titrage laisse entendre que la traduction est un hobby à la portée de quiconque et non un service professionnel qui doit être rétribué convenablement. »

Rencontre avec Jean-François Cornu

A l'université Sorbonne Nouvelle

Dans le cadre des séminaires TRACT 2015-2016, organisés par l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Jean-François Cornu, traducteur/adaptateur de l’audiovisuel, sera invité à parler de son livre Le doublage et le sous-titrage, histoire et esthétique (P. U. de Rennes).

Cette rencontre aura lieu le jeudi 10 décembre, de 17h30 à 19h, sur le site Censier de l’Université, 13 rue Santeuil dans le 5e arrondissement (salle Las Vergnas, 3ème étage).

À signaler également au menu de ces séminaires : Samuel Bréan, traducteur audiovisuel, membre fondateur de l’ATAA, interviendra le jeudi 25 février 2016, de 17h30 à 19h, sur le thème : « Jean-Luc Godard traduit/traduisant : logiques et paradoxes d’un auteur ».