Convention collective en Finlande

Traducteurs de l’audiovisuel et agences de traduction adoptent une convention collective en Finlande. Une entreprise refuse de signer.

Après des négociations ayant traîné pendant plus de cinq ans, l’industrie finlandaise de la traduction audiovisuelle a désormais sa convention collective. Cet accord est conforme aux principales revendications des traducteurs. Une seule agence, SDI Media, ne l’a pas signé.

La convention collective de la traduction audiovisuelle a été adoptée par l’association professionnelle des traducteurs, l’Union finlandaise des Journalistes et le syndicat Akavan Erityisalat ainsi que par les agences de traduction BTI Studios, Pre-Text, Rosmer International, Stellar Text et Saga Vera. L’agence SDI Media, quant à elle, n’a pas signé. Ses employés n’ont donc aucune obligation de respecter la paix sociale.

« Nous avons réalisé l’impossible ! Cette convention collective est une belle réussite, au terme de négociations ayant duré plus de cinq ans, pendant lesquels la composition des parties présentes à la table n’a cessé d’évoluer », a déclaré Petri Savolainen, directeur de l’Union des Journalistes de Finlande.

« Cette convention collective met fin à l’effondrement généralisé et sonne le renouveau de la branche. Elle montre qu’employés et employeurs, s’ils respectent la qualité de leur travail, peuvent faire alliance pour faire avancer leur branche dans l’intérêt de toutes les parties », a déclaré Helena Lamponen, responsable du syndicat Akavan Erityisalat.

« Ce texte répond aux principales revendications des traducteurs », ont poursuivi Helena Lamponen et Petri Savolainen.

La convention est assortie d’un calendrier visant à augmenter graduellement les salaires et honoraires au cours de sa période de validité. Elle stipule également que le sous-titrage doit être rémunéré au sous-titre, revendication fondamentale pour les traducteurs, et non plus à la minute, mode de facturation souvent appliqué par le passé et qui ne tient pas compte de la charge de travail réelle. Elle prévoit enfin que les traducteurs indépendants seront dédommagés par les agences en cas de cession de leurs droits d’auteur.

Toutes les parties ont désormais pour objectif de s’entendre sur un niveau de rémunération harmonisé à l’occasion du prochain round de négociations, a déclaré Petri Savolainen.

Il est en outre extrêmement important pour l’Union des Journalistes que les traductions réalisées pour la radio-télévision publique nationale YLE soient systématiquement couvertes par la convention collective Yhtyneet et ce, indépendamment du statut du traducteur (salarié, indépendant ou sous-traitant).

La convention collective est entrée en vigueur le 11 mai 2015, jour de la fête du Travail en Finlande, et le restera jusqu’au 31 décembre 2017.

(Traduction de l’anglais : François-Xavier Durandy pour l’ATAA, un grand merci à lui !)

Article d’origine ici.

un souffle nouveau en Finlande ?

La Commission européenne s’intéresse aux traducteurs de l’audiovisuel (et aux autres) !

Vous trouverez ici le lien vers le questionnaire lancé à l’initiative de la « DG Connect » à destination des traducteurs. Il fait partie d’une étude plus vaste sur la rémunération des auteurs en Europe. Malgré l’intense lobbying de l’AVTE (AudioVisual Translators Europe) pour que ce questionnaire corresponde à nos profils, vous verrez que les questions sont parfois mal formulées et ne permettent pas de répondre exactement comme nous le souhaiterions. Nous vous invitons tout de même à répondre au mieux. Si vous disposez de peu de temps, concentrez-vous sur les questions obligatoires, cela ne prend que quelques minutes. Et si vous butez sur une question, n’hésitez pas à contacter Estelle Renard par mail (estelle@ataa.fr), qui est secrétaire de l’AVTE et a suivi le dossier.

Les nombreux allers et retours (peu satisfaisants) avec l’institut Europe Economics qui a conçu ce questionnaire, ont pris énormément de temps. La date butoir a été repoussée spécialement pour nous au 21 juin.

Partout en Europe, le droit d’auteur est grignoté, souvent ignoré, parfois même contesté. Alors montrons que nous sommes là et répondons en masse à ce questionnaire !

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/QuestionnaireforTranslators

Note 1 : le questionnaire est disponible en français, cliquez en haut à droite de la page.
Note 2 : les deux questions portant sur les « droits principaux » et les « droits subsidiaires » sont un peu obscures. Par pourcentage, il faut comprendre le pourcentage de vos revenus annuels. Les « droits principaux », c’est la prime à la commande, soit le montant de votre NDA. Les « droits subsidiaires », ce sont globalement les droits versés par la SACEM et la SCAM.

Salon du Livre 2015 : Sous-titrer Anna Karénine

À voir ou à revoir : au Salon du Livre 2015, sur le stand Place des Auteurs, la traductrice-adaptatrice Isabelle Audinot évoquait le travail de sous-titrage du film Anna Karénine réalisé par Joe Wright et sorti en 2012. Une rencontre animée par Valérie Julia.

Tous les extraits sur la chaîne YouTube de l’ATAA :

Un prix prestigieux pour Lenny Borger

Grand nom du sous-titrage vers l’anglais

C’est à Lenny Borger qu’est attribué cette année le Mel Novikoff Award au Festival international de cinéma de San Francisco. Ce prix est décerné par la San Francisco Film Society à un individu ou une institution dont le travail a contribué à faire connaître le cinéma mondial.

L’ATAA et l’ASIF au Festival de Cannes 2015

Les traducteurs et adaptateurs de l’audiovisuel seront présents à Cannes du 13 au 24 mai pour la 68e édition du Festival international du film !

Conférence internationale sur l’histoire de la traduction des films

(Londres, 21 et 22 mai 2015)

Des historiens du cinéma et de la traduction cinématographique, ainsi que des responsables d’archives du film et de cinémathèques du monde entier seront réunis les 21 et 22 mai prochains à la British Academy à Londres, pour une conférence intitulée « “Splendid Innovations”: The Development, Reception and Preservation of Screen Translation », au cours de laquelle ils débattront de questions variées sur le thème du développement, de la réception et de la conservation de la traduction cinématographique.

Organisée par Carol O’Sullivan, chercheuse à l’Université de Bristol et auteur de Translating Popular Cinema, et Jean-François Cornu, traducteur et chercheur indépendant (Le doublage et le sous-titrage: Histoire et esthétique), cette conférence est généreusement soutenue par la British Academy for the Humanities and Social Sciences et se déroulera dans ses locaux londoniens de Carlton House Terrace.

C’est la première fois qu’un événement de ce genre réunira à la fois historiens du cinéma, traducteurs, chercheurs en traduction cinématographique et responsables de cinémathèques pour s’intéresser à toutes les formes de traduction des films, durant la période de transition du muet au parlant. C’est pourquoi il sera aussi bien question de l’adaptation des intertitres des films muets que des premières versions sous-titrées et doublées du cinéma parlant.

La liste des participants et le programme complet, ainsi que les modalités d’inscription, sont disponibles ici : http://www.britac.ac.uk/events...

En outre, la soirée du 21 mai (ouverte à tous et gratuite !) sera consacrée au phénomène des benshis, les bonimenteurs japonais du cinéma muet, à l’occasion d’une projection de films, animée par le grand benshi japonais Kataoka Ichiro (pour en savoir plus et s’inscrire : http://www.britac.ac.uk/events/2015/Screen_Translation.cfm).

Le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver au plus vite tant pour les deux jours de la conférence que pour la soirée du 21 mai (inscriptions séparées).

Prix ATAA 2015 de l’adaptation en sous-titrage

Liste des films éliminés

Par souci de transparence, l’ATAA souhaite présenter la liste des films éliminés de la sélection du Prix de l’adaptation en sous-titrage pour non-conformité aux règles de présentation et de ponctuation françaises, ou pour absence de signature de l’auteur(e) des sous-titres.

Il est à noter que si l’absence de signature était, dans la plupart des cas, synonyme de qualité non professionnelle, certains films non signés étaient traduits correctement et auraient pu concourir.

Le travail artistique et les moyens financiers investis dans la création, l’achat et la diffusion d’un film doivent passer par le filtre de l’adaptation française. Or un mauvais sous-titrage nuit directement à l’œuvre en la dénaturant.

Pour que les œuvres soient respectées et aient les meilleures chances de trouver leur public, l’ATAA encourage les distributeurs à choisir les auteurs et à travailler directement avec eux, en consacrant les ressources nécessaires à la réalisation de sous-titrages professionnels.

Prix ATAA 2015 de l’adaptation en sous-titrage

La sélection complète

Vous trouverez ci-dessous la liste des films ayant été considérés par le jury et répondant aux critères de qualification du Prix de l’adaptation en sous-titrage.

Traducteurs/adaptateurs et éditeurs de logiciels professionnels

Même combat ?

Dans un contexte d’évolution technologique rapide, sur laquelle les auteur(e)s ont très peu prise, l’ATAA estime utile d’inviter ses adhérents à réfléchir sur nos rapports avec les éditeurs de logiciels.

Tout comme les prestataires techniques auxquels nous avons affaire dans le cadre de notre activité, les éditeurs de logiciels destinés au sous-titrage ou au doublage poursuivent des objectifs commerciaux. Au-delà des différents discours visant à faire la promotion de leurs produits, il nous semble d’abord important de garder à l’esprit le fait que ces sociétés travaillent avec l’objectif exclusif de réaliser des profits.

L’ATAA dans le web-magazine BiTS

BiTS, le web-magazine des cultures geek diffusé sur le site d'Arte

« Comment adapter les termes d’un univers imaginaire étendu lorsqu’on ne connaît pas toutes les intentions de son auteur ? Traduisons et recollons les morceaux. »

Le nouvel épisode du magazine BiTS s’intéresse entre autres à la traduction audiovisuelle !

L’émission :
http://bits.arte.tv/fr/episode...

Le bonus, avec Anaïs Duchet :

Après « Dorothée, passion sous-titres », « Rémy, passion chirurgie »

Un millier d’opérations, près de trois cents paires de seins rembourrées et près de quatre cents fessiers et paires de cuisses remodelés, des milliers d’heures passées devant la table d’opération… Et pourtant, Rémy n’est « même pas vraiment fan de belles femmes ». Il n’est pas du genre à être attiré par les bonnets C et tailles de guêpe et préfère une bonne paire de fesses rebondies chez une bonne mangeuse qu’un corps parfait et aseptisé, contrairement à beaucoup d’hommes.

Ces chiffres ne sont donc pas les symptômes d’un obsédé des femmes. Ils recensent ses faits d’armes sous le pseudonyme « Scalpel free », sous lequel il opère dans le plus grand secret depuis 10 ans.

Des sous-titres au rabais sur TV5 Monde et au Festival de Cannes ?

Le paysage audiovisuel français a reçu dernièrement deux coups de semonce. Comment, vous n’êtes pas au courant ? Ce cher monsieur PAF serait souffrant, fiévreux, à l’agonie, peut-être, et on ne vous aurait rien dit ? C’est que pour l’instant, ça ne se voit pas. D’ailleurs, le malade n’a rien senti. Il marche et fait le beau comme si de rien n’était. Ça, c’est moins rassurant.

C’est que le mal vient par les extrémités, il touche pour l’instant le bout de la chaîne, la post-production. Et en premier, ceux qui sont tout au bout du bout de la chaîne. Les traducteurs, par exemple.