16 juin : AG de la SACEM

L’assemblée générale de la SACEM aura lieu le 16 juin à 14h30. On y élira le Conseil d’administration et les commissions statutaires. Cette année, pour la première fois, un auteur de doublage, Pierre Calamel, se présente au CA de la SACEM. Soutenir sa candidature servirait notre profession et augmenterait notre visibilité au sein de la Sacem.

Attention : il est probable que vous n’ayez pas reçu de matériel de vote, mais tous les membres de la SACEM ont le droit de voter s’ils se déplacent.

Voici un petit portrait de notre candidat, tiré de l’Écran Total spécial Cannes de 2005.

Après un passage par la musique, comme studio manager au mythique château d’Hérouville de Michel Magne (1973 – 1978), Pierre Calamel fait ses débuts au cinéma comme attaché de presse. Il est chargé pour Cinema International Corporation (MGM, United Artists, Paramount, Universal) de traduire et adapter les brochures de presse. « Je voyais les films en même temps qu’Anne et Georges Dutter et je rêvais. » A force de « tanner » le directeur technique, il obtient de faire un essai, puis adapte son premier film en 1986, Week-end de terreur. Depuis, il a signé la version française d’une quarantaine de longs métrages (le plus souvent doublage et sous-titrage), dont A la recherche de Bobby Fischer, In & Out, Fast and Furious, Flesh and Bone, Mo’Better Blues, American Me, Star Trek, Le grand bleu, d’une dizaine de téléfilms HBO ainsi que plusieurs épisodes de séries (Olive et Tom, Fallen Angels, Profiler, Boomtown).

Pierre Calamel est très engagé dans la défense de son métier. Il est membre de la commission de l’Audiovisuel de la Sacem depuis 2003 et membre du conseil syndical et du comité directeur du groupement Doublage et Sous-titrage du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC).

Woods TV et Discovery Channel

Communiqué officiel

L’Association des Traducteurs-Adaptateurs de l’Audiovisuel se joint aux auteurs des traductions de documentaires destinés aux chaînes Discovery Channel et Discovery Real Time, diffusées en France par le biais du bouquet CanalSat, pour tirer la sonnette d’alarme suite à la dégradation de leurs conditions de travail. La rémunération des traducteurs a en effet baissé de 10% suite à la renégociation du contrat de Discovery avec son sous-traitant, la société Woods TV.

Malgré les sollicitations répétées des traducteurs, Discovery et Woods TV n’ont pas souhaité organiser une réunion tripartite qui aurait permis de renouer le dialogue et d’aborder le fond du problème. Cette baisse imposée sans concertation rend impossible l’obtention d’un travail de qualité, qui est pourtant le credo d’un groupe qui affiche sa volonté de présenter au public des documentaires de prestige. À cette occasion, les auteurs tiennent à rappeler l’importance capitale d’une adaptation de qualité (recherche de vocabulaire technique, niveaux et registres de langue, qualité du français, ton, fluidité) afin de rendre les programmes accessibles aux publics francophones.

Pour en savoir plus, suivez les discussions sur le forum (réservé aux adhérents de l’ATAA)

Objectif SCAM pour Christophe Ramage

Pour la première fois de son histoire, un traducteur de l’audiovisuel se présente au conseil d’administration de la SCAM. Son nom : Christophe Ramage. Comme tous les super-héros, il s’entoure d’une aura de mystère et rechigne à parler de lui, mais les enquêteurs de l’ATAA ont tout de même réussi à glaner quelques informations sur le personnage…

Le héros du jour dans ses habits de lumière

Né sous un pied de vigne bourguignon, le jeune homme débarque à Paris dans les années 90, sa cape et son collant dans sa valise. Il intègre l’Institut Supérieur d’Interprétation de Traduction (ISIT) et adopte dès lors la combinaison, linguistique cette fois, qui ne le quittera plus : anglais et allemand -> français. Il se lance ensuite dans la traduction audiovisuelle en apprenant le métier sur le tas, au contact des professionnels. Dès 1996, le destin lui sourit et il s’installe à son compte. Depuis, il vole de toits en toits la nuit pour aérer son costume et adapte des documentaires le jour pour divers laboratoires de doublage/sous-titrage et sociétés de production.

Membre de la première heure de l’ATAA, il est aussi sociétaire de la SCAM. A l’arrivée du printemps, mû par son sens du devoir, il a chaussé ses célèbres bottines rouges, bouclé son ceinturon et le voici candidat au conseil d’administration de la SCAM, pour la plus grande fierté des traducteurs de l’audiovisuel.

VOTEZ POUR CHRISTOPHE ! Membres de la SCAM, vous le trouverez sur la liste A « auteurs d’œuvres audiovisuelles ». Si ce n’est déjà fait, vous pouvez voter dès maintenant en ligne, ou encore le 3 juin 2009, lors de l’assemblée générale de la SCAM.

Des mots pour voir

audiodescription

Le mois dernier, nous avons rencontré Laurent Mantel et Gérard Chevalier Appert, membres de l’équipe d’Audiodescription. Ce rendez-vous informel nous a permis de découvrir un métier passionnant, difficile, exigeant et capital… bref, un vrai métier d’auteur.

Et si tout s'éteignait ?

L’audiodescription, ça vous parle ?

Vous allumez la télé. Un film est en cours. Une voix off commente tout ce qui se passe à l’image, décor, lumière, ambiance, mouvements des personnages… Étrange parti pris du réalisateur ? Non, audiodescription. Grâce à elle, les aveugles et malvoyants peuvent suivre un film (ou une autre forme de spectacle) à l’aide d’un descriptif complétant les dialogues et les sons.

Sous-titrage : du travail d’amateur ?

fansubbing
If you pay peanuts... hire a monkey!

Dans son numéro de mars dernier, l’excellent magazine Générique(s) a consacré un article au sous-titrage. Sa rédaction nous a aimablement autorisés à le diffuser en intégralité. Le voici donc.

Le sous-titre est l’ami du sériphile friand de VO. Mais qui sait vraiment comment il est fabriqué ? Éléments de réponse.

Sylvain Gourgeon et Guillaume Regourd

Les sous-titres, on a fini par ne plus les remarquer. Ce qui est exactement le but. Cet outil formidable pour apprécier une œuvre en langue étrangère à sa juste valeur sans être forcément bilingue, est de plus en plus populaire, notamment auprès des sériphiles. Pourtant la méconnaissance autour de sa fabrication reste immense, alors même que l’essor du sous-titrage amateur est venu souligner l’importance de sa qualité. Voici une panoplie de questions parfois pointues, parfois élémentaires, que nous avons posées à des acteurs privilégiés de la scène sous-titrage, qu’ils soient pros (Estelle Renard, adaptatrice entre autres sur les séries Reno 911 et Battlestar Galactica, et présidente de l’ATAA, l’Association des Traducteurs/Adaptateurs de l’Audiovisuel) ou amateurs (Guillaume, François et Marie du site Sub-way.fr) pour tenter d’y voir un peu plus clair.

"Le casse-tête du doublage" (1939)

Histoire de la traduction/adaptation audiovisuelle

Avertissement

L’article qui suit est un témoignage d’un auteur de doublage sur son travail tel qu’il se pratiquait à la fin des années 1930. Cependant, il constitue aussi un témoignage sur l’atmosphère qui régnait dans l’industrie du cinéma français depuis le début de cette décennie. Avant de parler concrètement de son travail, Paul Reboux se livre, en effet, à une caricature xénophobe, et implicitement antisémite, des conditions dans lesquelles se serait pratiqué le doublage à ses origines. Historiquement et techniquement, ces propos sont dépourvus de réalité. La presse spécialisée de l’époque en témoigne, y compris l’hebdomadaire Pour Vous dont est issu ce texte.

Opposant ceux qu’il appelle les « polyglottes d’Europe centrale » aux « gens de goût et de bon sens », il était loin d’être le seul à tenir de tels propos. Au début des années 1930 déjà, Marcel Vandal, alors président de la Chambre syndicale de l’industrie du cinéma français, défendait la réalisation du doublage des films étrangers sur le territoire français afin d’éviter, selon lui, qu’il fût effectué par « les chômeurs d’Hollywood ou les déserteurs de Berlin ». (« Lettre de réponse de M. Marcel Vandal », La Cinématographie française, n° 818, 7 juillet 1934, p. 6. Il s’agit d’une réponse à Harry-James, président de l’Association des acteurs de synchronisation, qui avait préalablement dénoncé le manque de respect de M. Vandal pour les comédiens de doublage.)

Le doublage n’était pas la seule activité cinématographique à être mise en cause de manière aussi odieuse. Tous les secteurs du cinéma français étaient concernés. L’un de ceux qui eurent le plus à en souffrir fut le producteur Bernard Natan, dirigeant de Pathé de 1929 à 1936. Il ne survécut pas aux calomnies, à un procès qui le condamna, à sa déportation à Auschwitz.

Il nous a semblé utile de reproduire cet article dans son intégralité, sans en tronquer le premier paragraphe malgré son contenu détestable.

Petit mais costaud !

Des futurs prix ?

Il est encore modeste, mais il a de l’avenir ! Le prix « Liliput » récompense chaque année le meilleur doublage et le meilleur sous-titrage parmi les sorties cinéma en Allemagne. C’est un prix purement honorifique (pas d’argent à la clé) qui a été remis en octobre 2008 lors du Salon du livre de Francfort. Il existe depuis 1997 et était auparavant remis dans le cadre de la Berlinale. Une belle initiative, surtout dans un pays où le sous-titrage est pratiquement inexistant. L’un des objectifs de ce prix est d’ailleurs de faire progresser la proportion de films sous-titrés en Allemagne. Pour les germanophones intéressés, liste des lauréats et avis du jury ici : http://www.vdfk.de/news/view/51-12-liliput-preis

Une idée que l’ATAA a bien envie de développer en France. A suivre sur le forum.

Carton orange !

Qualité du sous-titrage

« Piètres sous-titres sur Orange Cinéma Séries »

Dans le supplément télé du Monde, un article met le doigt sur l’aberration économique qui veut qu’on achète à prix d’or des séries dont on brade ensuite la traduction. La conclusion le résume de façon assez éloquente :

Dommage d’investir tant d’argent dans des droits de diffusion pour ensuite – par économie ou manque de temps – bâcler cette étape essentielle qu’est le sous-titrage.

- Par Macha Séry, p. 3 du supplément télévision du Monde, 19-20 avril 2009 -

L’article est détaillé sur le forum de l’ATAA, où il a suscité de nombreux commentaires.

"Doublage… or not doublage ?" (1936)

Histoire de la traduction/adaptation audiovisuelle

Dans cette rubrique, nous présenterons des articles, en français ou en anglais, portant sur le doublage et le sous-titrage, depuis leurs origines jusqu’à aujourd’hui, et cela, afin de donner un aperçu de la façon dont la traduction audiovisuelle est présentée dans les médias (spécialisés ou non) à diverses périodes et dans des pays différents.

Pour commencer, voici un article datant des débuts du parlant. Il montre que le débat VO/VF (ou sous-titrage/doublage) ne date pas d’hier… Les arguments employés par l’auteur sont parfois pour le moins farfelus.

Polémique autour du doublage de Dr House

L’excellent doublage de la série Dr House est enfin sous les projecteurs ! Mais peut-être pas sous son meilleur jour… Un article de Télérama.fr titré « Le Dr House antisémite ? » a très vite suscité une vive polémique. L’article a provoqué des réactions en cascade, d’abord des internautes, puis les excuses de TF1 et celles de la traductrice, interviewée dans Libération. Dans la foulée, d’autres médias se sont emparés de l’affaire, qui a fait le tour de la toile et de la blogosphère.

Au-delà de la polémique et à tête reposée, ce qui ressort de cette affaire, c’est que nos métiers sont méconnus. L’Ataa a donc saisi l’occasion pour écrire un petit mot aux journalistes de Télérama et de Libération, que voici :

Zoom sur nos métiers

Reportage pour L'Étudiant

Raphaëlle Antczak, jeune membre de l’ATAA, a récemment fait l’objet d’un reportage du webzine de l’Étudiant sur les métiers de la traduction audiovisuelle. Une vidéo de 3 min qui ne cache rien des difficultés que rencontrent à la fois les jeunes diplômés et leur aînés, à conseiller à tous ceux qui envisagent de se lancer dans le métier.

L’Étudiant : zoom sur le métier de traductrice d’oeuvres audiovisuelles

Quand les chaînes bradent le handicap

Communiqué sous-titrage VSM

A l’approche de l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, de graves menaces pèsent sur la qualité du sous-titrage télétexte à destination du public sourd et malentendant et le métier même d’adaptateur. Avec le soutien de l’Unisda, l’ATAA a lancé un communiqué de presse pour alerter les médias. Le voici :