Retraites, une subtilité

Les cotisations à la retraite complémentaire évoluent à partir de 2017.
L’IRCEC, nos sociétés d’auteurs et nos organisations représentatives en ont assez parlé, vous connaissez sûrement les fondamentaux de cette réforme. Mais il nous a semblé important de souligner une subtilité qui a peut-être échappé à certains d’entre vous et qui concerne la possibilité, sous condition, d’un maintien de la cotisation forfaitaire (par classe).

Comme l’explique l’IRCEC dans son document récapitulatif de la réforme :


« Le régime par classes de cotisations ne sera pas supprimé dès la mise en place de la réforme du RAAP.
En effet, l’adhérent ayant opté jusqu’au 31 décembre 2016 pour une des cinq classes de cotisations (Classe spéciale, classe A, B, C et D) a la possibilité de conserver cette option et les droits qui y sont attachés pendant une période transitoire de dix années si l’application d’un taux entier ou d’un taux réduit a pour conséquence une baisse de son niveau de cotisations et, par conséquent, une perte de droits à retraite au RAAP.
(…)
A noter que pendant la période transitoire, l’adhérent ne peut pas changer de classe de cotisations. Il ne peut que rester dans la classe de cotisations pour laquelle il a opté avant la réforme du RAAP ou bénéficier des dispositions telles qu’issues de cette dernière.
A l’issue de cette période transitoire, soit en 2027 pour les revenus de l’année 2026, le système de classes de cotisations sera totalement supprimé.  »

Il y a urgence ?
Oui, pour ceux qui voudraient passer en classe D, afin de s’assurer que sur leurs revenus 2016, le passage au pourcentage ne représentera pas une baisse de cotisations et donc de droits à la retraite complémentaire.

A noter qu’il faudra alors s’acquitter avant février 2017 du surplus de cotisations que cela entraîne a posteriori pour l’année 2016 sur les revenus 2015. (Par exemple, si on est en classe B, il faudra payer 898 euros de « rattrapage ».)

À vos calculettes !

Ceux qui souhaitent changer de classe ont jusqu’au 31 décembre 2016 pour en faire la demande. Cette demande peut être effectuée quelle que soit la classe où l’on a cotisé jusqu’à présent, et peut être réalisée par mail auprès de l’IRCEC.

Document de référence (à consulter !)

Par téléphone
Du lundi au vendredi,
de 10 h 00 à 16 h 30.

Service cotisations
01 44 95 68 30

Service retraite
01 44 95 68 31

Par mail
contact[at]ircec.fr

We ATAA you!

Le conseil d’administration de l’ATAA est élu tous les ans au mois d’avril, lors de l’assemblée générale. Il se réunit une fois par mois tout au long de l’année. Tous les membres sont invités à venir y assister pour mieux comprendre les rouages de leur association préférée, et peut-être se présenter à leur tour !

Tu fais ton possible pour réduire tes déchets, tu lis les étiquettes des emballages avant d’acheter, tu signes des pétitions pour soutenir de justes causes, tu t’informes sur l’état du monde et quand tu as un surplus providentiel de droits d’auteur, tu donnes à ton prochain.

Je suis un chaton trop mignon, pose ta candidature au CA de l'ATAA, je le veux !
« Une véritable leçon d’humanité. »

Oui, tu es un être éclairé. Parce que chaque jour est pour toi une aventure en terre inconnue, et que tu as l’humilité du défricheur. Parce que tu sondes au quotidien le mystère ultime de l’humanité, celui de la langue, et de la parole. Ainsi, tu éprouves dans ton esprit tourmenté [surtout-par-cette-phrase-mais-merde-comment-je-vais-traduire-ça] la complexité de la communication humaine, mais tu as la possibilité de faire avancer les choses. Car, modeste démiurge, tu œuvres chaque jour, à ta manière, au rapprochement entre les peuples.

Mais il existe encore une autre façon de changer le monde. C’est la prochaine étape de ton parcours riche de cet amour inconditionnel que tu portes à ton métier.

« J’ai rencontré des gens formidables ! »

Que tu sois jeune diplômé frais émoulu d’un Master II des étoiles pleins les yeux, vieux briscard, soldat couturé de l’Azerty, ou quelque part entre les deux, tu as des choses à dire ! Et tu disposes de l’outil idéal pour donner vie à tes idées. L’ATAA, c’est ta maison, c’est là que brûle le poêle de la solidarité professionnelle (en même temps que sèche le torchon de la discorde). Et pour que tous puissent se réchauffer, il faut alimenter le foyer en permanence, assurer le suivi des projets lancés et en imaginer d’autres. Tout cela, c’est l’affaire de chacun, mais c’est plus précisément celle du Conseil d’Administration. On ne va pas se raconter de carabistouilles, c’est un boulot exigeant, mais toujours intéressant, et très souvent gratifiant. Bref, c’est une mission pour toi qui as soif d’action, et faim d’échanges.

« Les années passées au Conseil d’administration de l’Ataa ont été les plus belles de ma vie. »

Oui, le Conseil d’Administration te tend les bras. Ici, tout le monde est le bienvenu, toutes les idées sont écoutées, et en plus, il y a toujours du bon café/thé/jus. Nous t’attendons donc au prochain CA pour découvrir de tes yeux les dessous affriolants de cette belle aventure humaine et collective ! Il aura lieu le 15 décembre à 9h30 à Paris, alors prends vite ta plus belle plume pour nous écrire à info[at]ataa.fr.
Promis, tu pourras repartir libre. Enfin, on verra.

« Il y a quelqu’un qui apporte toujours des macarons *censuré* en CA, c’est trop bon. »

Portraits de traducteurs : Maï Boiron

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.
La parole est à Maï Boiron !

Nom : Boiron

Prénom : Maï
En exercice depuis : 1994 chez Titra – 2001 en adaptation freelance

Ton parcours

1988-1992 : licence de LEA à Nanterre

1992-1993 : une année à l’Université de San Francisco, département cinéma.
1994 : engagée en CDI chez Titra Film grâce à George Dutter.
2001 : temps partiel chez Titra – début de mon activité d’adaptatrice de sous-titres
Fin 2013 : démission de Titra
2014 : début de mon activité d’adaptatrice de doublage

Uber-Arte

Uber est le symbole d’une nouvelle façon de travailler, si controversée qu’elle a donné naissance à un mot, la fameuse uberisation. Maintenant, imaginez qu’Uber se dise : « Quel dommage, il y a tant de gens là-bas, en région, qui ne peuvent pas bénéficier de la merveilleuse facilité de transport qu’offre Uber…» Alors, il décide de lancer une expérience : « Tu habites en rase campagne ; conduire, tu en rêves depuis toujours. Alors, tiens-toi bien, je vais te prêter une voiture. Comme ça, tu pourras être au volant toute la journée. Et même la nuit. Tu emmèneras des clients d’un point A à un point B. Mais comme tu adores ça, tu vas le faire gratuitement, parce que bon, c’est une passion, on ne va pas en plus te payer. Nous, par contre, on récupérera des sous sur tes courses. Enfin, ça nous fera de la pub et puis on aura des subventions. C’est normal, on est là pour faire le Bien, aider les gens à se déplacer, tout ça, mais on ne peut pas se permettre de le faire gratuitement, on a des frais. Alors, tu signes ? Tu ne sais pas conduire ? T’inquiète, tu as la passion. Le reste, ça viendra tout seul. Ah, j’oubliais, si jamais tu as un accident, ce sera de ta poche. C’est quand même toi qui es au volant. »

Journée mondiale de la traduction

La Journée mondiale de la traduction (JMT) est célébrée chaque 30 septembre, date retenue par la Fédération internationale des traducteurs (FIT) lors de sa fondation en 1953 pour promouvoir les métiers de la traduction à l’échelle mondiale.

La Direction générale de la traduction de la Commission européenne et la SFT ont imaginé cet événement, dans le cœur de Paris. Un parcours de découverte à travers les passages couverts du 2e arrondissement de Paris, à la rencontre de traducteurs et interprètes qui présenteront la diversité de leur métier au public qui viendra à leur rencontre. Plusieurs associations professionnelles seront présentes dans les boutiques et les commerces participant à l’évènement.

L’ATAA sera installée dans la galerie Vivienne et nous serions heureux de vous y voir nombreux. Ce sera l’occasion :

-> de nous poser toutes vos questions

-> de découvrir les autres métiers de la traduction

-> de rencontrer des collègues et d’échanger sur nos pratiques

-> de passer un moment convivial, clôturé par un cocktail à la mairie du II e arrondissement à 19h (inscription obligatoire via ce lien).

Un quiz, à faire seul ou à plusieurs le long du parcours, est également au programme.

Rendez-vous donc ce vendredi à partir de 16h, à la librairie-boutique de la Comédie française, 2 rue Richelieu, 75001, pour le départ du parcours.

Plus de détails et d’informations sur le site de la Commission européenne.

Portraits de traducteurs : Amandine Joyaux

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’ATAA.

La parole est à Amandine Joyaux !

Nom : Joyaux

Prénom : Amandine
En exercice depuis : 2009

Ton parcours

Après avoir fait la formation de Lille 3, je me suis retrouvée sur le marché du travail en 2008 avec le désir de travailler dans le doublage et j’ai commencé par faire un stage en production chez Dubbing Brothers. Cette expérience n’ayant pas été concluante, je me suis tournée vers la voice over en janvier 2009. En septembre 2009, j’ai été contactée par la société Audiophase pour laquelle j’ai doublé deux séries et quelques téléfilms, puis, en mars 2010, j’ai commencé à travailler chez Mediadub. Depuis, j’écris trois séries pour eux et je continue parallèlement à travailler chez Nice Fellow, de temps en temps pour Audiophase (mais leurs tarifs n’encouragent pas vraiment une collaboration régulière…) ainsi que Deluxe Productions depuis peu.

Joutes de traduction au festival America

Tempête de cerveaux de traducteurs lors du festival America, dédié aux littératures et cultures d’Amérique du Nord ! Samedi 10 et dimanche 11 septembre, le festival organise en partenariat avec nos amis de l’ATLF un événement ludique et passionnant : des joutes de traduction.

Le principe est simple : le tournoi oppose deux traducteurs. Chacun a reçu, peu avant le festival, un court texte inédit d’un auteur invité. Les traductions préparées, les concurrents peuvent entrer dans l’arène. Commence alors un véritable duel de traduction ­arbitré par un animateur. Cette lutte est l’occasion pour les spectateurs de savourer la complexité du passage d’une langue à l’autre et de comprendre les choix des traducteurs parmi la multitude des possibilités qui s’offrent à eux afin de rendre le texte traduit le plus fidèle possible à l’original.

Samedi 10 septembre, 13h-14h30
Pierre Demarty et Nicolas Richard, sur un texte de Molly Prentiss
Joute animée par Sophie Aslanidès

Dimanche 11 septembre, 14h30-16h
Nathalie Bru et Valérie Le Plouhinec,  sur un texte de Tom Cooper
Joute animée par Valérie Julia

Et pour plus d’informations sur cet événement, consultez le site de l’ATLF.

Pétition – Droit d’auteur

Nous relayons un appel à signature diffusé par la SACEM. N’hésitez pas à consulter les liens très instructifs mis à notre disposition dans le texte de la pétition.

Ce message pour vous alerter sur le calendrier et l’actualité autour du combat vital pour la rémunération sur Internet des créateurs, des éditeurs et de tous les acteurs de la Culture en France.

Le projet de réforme du droit d’auteur que la Commission européenne va publier fin septembre est le seul texte dans lequel les conditions de rémunération des ayants droit par les plateformes peuvent être améliorées. Notre action collective a permis d’inscrire le sujet du transfert de valeur dans les orientations de la Commission mais nos derniers échanges montrent une forte réticence de celle-ci à adopter des solutions concrètes.

Notre initiative est collective. En effet, la stratégie est mondiale et concerne tous les secteurs de la culture. Il est important de ne pas laisser passer cette occasion unique de se battre pour l’intérêt général.

Un courrier a été envoyé à la Commission européenne. Il est signé par une première liste d’artistes européens, tous secteurs culturels confondus. Son but est de lancer un vaste mouvement de mobilisation des artistes pour réunir le plus de signatures possible.

Ce n’est que le début du combat, le texte sera débattu durant l’hiver 2016/2017 par le Parlement européen et les États membres.

D’ici là, nous comptons sur votre engagement pour vous mobiliser d’urgence, ensemble, maintenant, en signant la pétition.

L’appel sera susceptible d’être publié dans la presse avec les noms des signataires.

Bien cordialement,

Jean-Claude Petit
Président du Conseil d’administration de la SACEM

Jean-Noël Tronc
Directeur général de la SACEM

L’ATAA, 10 ans déjà !

Le 11 juin dernier, nous avons fêté les 10 ans de l’ATAA à la Fondation Biermans-Lapôtre. Une très belle soirée, précédée par la toute première remise des Prix Séries en sous-titrage et en doublage. Merci à tous les adhérents pour leur présence ou leur soutien à distance ! Et un énorme merci à Jean Bertrand pour cette rétrospective parue dans le No49 de la revue TransLittérature de l’ATLF !

L’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA) fête cette année son dixième anniversaire. Une excellente occasion de faire un bilan sur son action.

L’association a vu le jour en juin 2006 autour d’un petit noyau de jeunes traducteurs qui pensaient que, pour aller de l’avant, il valait mieux miser sur l’action collective. Ils venaient de démissionner tous en chœur d’un laboratoire de sous-titrage – une filiale d’un groupe américain – qui pratiquait les tarifs les plus bas du moment. Forts de cette première action – qui entraînera quand même la fermeture du laboratoire –, ils décident de rassembler et de fédérer les traducteurs de l’audiovisuel. Au départ, dans la profession, beaucoup affichent un certain scepticisme : les traducteurs sont des électrons libres, ils sont beaucoup trop individualistes, ça ne marchera jamais !

Il faut dire que la profession est alors en pleine mutation. Jusqu’à la fin des années 1980, le doublage et le sous-titrage étaient réservés à un très petit nombre d’auteurs. Ce milieu fonctionnait un peu comme une corporation, les praticiens initiaient eux-mêmes leurs poulains à des techniques très spécifiques. Les dialogues de doublage s’écrivaient encore à la main au crayon sur une « bande rythmo », une bande en papier glacé de 35 mm de largeur qui était ensuite projetée en même temps que le film pour que les comédiens puissent dire leur texte au bon moment. Quant aux sous-titres, il fallait souvent les rédiger après un seul et unique visionnage du film.

L’Œil d’or – Le Prix du Documentaire

Communiqué officiel de la Scam

Gianfranco Rosi, président du jury de L’Oeil d’or – Le Prix du documentaire à Cannes

De plus en plus présent sur le grand écran, de plus en plus reconnu par la critique, de plus en plus aimé du public, de plus en plus visible dans les festivals, le regard singulier du documentaire sur le monde mérite une reconnaissance au sein même du Festival de Cannes.

L’Œil d’or, Le Prix du Documentaire, a été créé en 2015 à l’initiative de la Scam et de Julie Bertuccelli, avec la complicité active du Festival de Cannes et de son délégué général Thierry Frémaux, et en partenariat avec l’Ina; il récompense un documentaire présenté dans les sélections cannoises (Sélection officielle, Un Certain Regard, Cannes Classics, Séances spéciales et hors compétition, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique).

Le jury international de cette deuxième édition est présidé par Gianfranco Rosi, auteur réalisateur italien, Ours d’or à la Berlinale 2016. Il est entouré d’Anne Aghion, auteure réalisatrice franco‐américaine, Natacha Régnier, comédienne belge, Thierry Garrel, conseiller artistique français, et Amir Labaki, critique et directeur de festival brésilien.

Le jury remettra L’Œil d’or à l’auteur du film primé, le samedi 21 mai à 12 heures au Palais des festivals. Ce prix est doté de 5.000 €.

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Portraits de traducteurs : Virginie Bagot-Day

Pour mettre en lumière nos métiers de l’ombre, nous inaugurons aujourd’hui un nouveau rendez-vous sur le blog : les portraits de traducteurs, membres de l’Ataa. La première à s’être prêtée à l’exercice est Virginie Bagot-Day, qu’elle en soit remerciée !

Nom : Bagot-Day
Prénom : Virginie
En exercice depuis : 1994

Ton parcours

J’ai débuté dans le sous-titrage en passant par la case repérage-simulation dans un gros labo. J’y suis restée 3 ans pour ensuite me lancer.

Rencontre avec ARTE, une première !

Grâce à la bienveillance de Mme Durupty, vice-présidente du conseil de gérance d’Arte, l’Ataa a pu récemment rencontrer la directrice déléguée à la direction des programmes et de la production ainsi que le directeur de la gestion et de la coordination d’Arte France.