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2013 11
sept

On vous attend !

On vous attend !

La prochaine réunion publique de l’ATAA aura lieu le vendredi 11 octobre à la Scam (5 avenue Vélasquez, 75008 Paris). Elle s’adresse bien sûr à ses adhérents, mais aussi à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’association, suivre son action et rencontrer ses membres. Nous vous accueillerons à partir de 18h et les réjouissances commenceront à 18h30 précises.


Au menu de cette soirée : nous ferons le point sur les nouveautés concernant les traducteurs/adaptateurs à la Scam et sur la formation professionnelle continue des auteurs, un an après sa mise en place.


Comme à l’accoutumée, la soirée se poursuivra autour de nourritures plus terrestres. N’hésitez pas : inscrivez-vous à l’adresse info@ataa.fr et venez nombreux !


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2013 16
juil

La Scam est, rappelons-le, chargée de la gestion collective des droits liés à l’exploitation et à la diffusion télévisée des traductions/adaptations de documentaires. Les auteurs confient la gestion de leur répertoire à cette société civile, qui perçoit pour eux et leur reverse les droits relatifs à leurs œuvres. Pour déclarer leur traduction auprès de la Scam, les adaptateurs doivent fournir une attestation de traduction signée par leur client (voir le « Kit du traducteur » pour télécharger un modèle d’attestation) et remplir un bulletin de déclaration.

À l’occasion de la dernière répartition en date, la Scam nous communique l’information suivante :

Dans la répartition versée par la Scam fin juin 2013 figurent des arriérés de versement de droits d’auteur portant sur des œuvres déclarées en coautorat avec Alain Nadaud, dirigeant de la société Vidéo-Adapt. Les traducteurs qui avaient cosigné des œuvres avec lui avaient touché une partie des droits afférents (généralement 50 %). À la suite d’une procédure judiciaire qui a vu l’intéressé être débouté de sa demande, les traducteurs coauteurs percevront le reliquat (les 50 % que monsieur Nadaud estimait devoir lui revenir) que la Scam avait conservé en attendant de savoir à qui le verser.

Pour toutes questions sur ce sujet, vous pouvez contacter Nicolas Mazars ou Philippe Drouin à la Scam.

Pour rappel, le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac) avait déjà obtenu il y a plusieurs années la nullité des contrats proposés par la société Vidéo-Adapt, imposant un statut de coauteurs aux adaptateurs travaillant pour elle. Le tribunal de grande instance de Paris avait estimé que « la contribution d’un prétendu coauteur pouvant aller, suivant les cas de la simple correction formelle à la réécriture, ne [pouvait] a priori être considérée de façon systématique comme un acte de création intellectuelle » (TGI de Paris 05/05/1999, Snac c/ Sté Vidéo adapt).




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2013 25
juin

Les heureux élus !

Les heureux élus !

Les élections au Conseil d’administration de la Scam ont eu lieu le 19 juin. Les 11 % d’adhérents qui ont voté, un pourcentage plus élevé que lors des scrutins antérieurs, ont désigné Christophe Ramage pour occuper le siège « Traducteurs » rattaché au Collège audiovisuel. S’il a fait le plein de voix (voir les résultats ici), c’est grâce à la mobilisation de l’ensemble de la profession. Merci à tous !

Lors de sa première réunion, le vendredi 21 juin, le nouveau Conseil a élu Julie Bertuccelli à la présidence de la Scam. Là encore, c’est une première : Julie Bertuccelli sera la première femme à prendre la direction de notre société d’auteurs. Elle en connaît bien les coulisses puisqu’elle siégeait déjà au Conseil d’administration. Nous lui souhaitons bonne chance dans sa mission.

Historique, cette élection l’est enfin, car le nouveau Conseil d’administration sera le premier à ne voir siéger aucun des membres fondateurs de la Scam.



RÉFÉRENDUM « RETRAITE »

Ce printemps, avare en soleil, a été riche en scrutins ! Celui du référendum consacré à la cotisation retraite a vu le « oui » l’emporter largement (les résultats sont disponibles dans l’espace auteur). Le principe de la cotisation est donc accepté. Les modalités précises et la date de mise en place du précompte sur les droits d’auteur versés par la Scam restent à définir. Affaire à suivre.


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2013 10
juin

Scam2013

Le vote pour désigner le représentant des traducteurs au Conseil d’administration de la Scam, c’est le 19 juin. Autant dire, demain… Alors si vous n’avez pas encore voté, il est plus que temps de le faire ! Munis de votre code d’accès (qui était dans la grosse enveloppe que vous avez reçue début mai), connectez-vous au site prévu à cet effet et faites entendre votre « voix » ! C’est la première fois que vous pouvez désigner la personne qui va vous représenter au Conseil d’administration, ce n’est pas rien. Accomplir votre « devoir civique » ne vous prendra que quelques minutes. Vous le voyez, vous n’avez plus d’excuse !

Christophe Ramage, suppléant puis successeur de Jean Bertrand à la Commission audiovisuelle, a besoin de votre bulletin !

Les adhérents de la Scam pourront voter à l’assemblée du 19 juin, en ligne (jusqu’au lundi 17 juin 2013, 17 heures) ou par correspondance (les enveloppes parvenues après le lundi 17 juin 2013 à 17 h ne seront pas prises en compte).

Tous les renseignements sont disponibles sur le site www.scam.fr dans votre Espace Auteur.

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2013 06
juin

Scam retraite

La Scam sollicite l’avis de ses adhérents sur l’instauration d’une nouvelle cotisation de retraite complémentaire obligatoire. Le cas des traducteurs/ adaptateurs de documentaires n’est pas abordé explicitement dans la brochure explicative fournie par la société de répartition et certaines informations les concernant n’y figurent pas. L’ATAA fait donc le point sur la situation actuelle et vous communique les précisions qu’elle a pu recueillir à ce sujet. Disposant de peu de temps compte tenu du délai imparti pour voter, nous n’avons pu obtenir tous les éclaircissements que nous aurions souhaité vous donner. Ces informations complémentaires (mode de cotisation des traducteurs, déclaration a posteriori, etc.) n’ont donc aucun caractère officiel et doivent être considérées avec la prudence qui s’impose. N’hésitez pas à consulter ce fil de discussion sur le forum de l’ATAA pour vous tenir au courant des derniers rebondissements.



Le contexte :

Pour les traducteurs ayant le statut d’auteur, le système de retraite actuel comporte deux étages :

1. la retraite de base de la Sécurité sociale (cotisations vieillesse du régime général, appelées par l’Agessa et payées de façon mensuelle ou trimestrielle)

2. la retraite complémentaire obligatoire RAAP (Retraite complémentaire des artistes et auteurs professionnels ; cotisations appelées par l’Ircec).

Quand nous partirons à la retraite, nous toucherons donc une pension à deux étages : pension de base Sécurité sociale + pension complémentaire RAAP.


L’actualité :

La Scam nous propose d’ajouter un troisième étage à notre retraite pour toucher une somme plus élevée :

3. une nouvelle retraite complémentaire obligatoire, le RACD (Retraite des auteurs et compositeurs dramatiques).



Combien ça coûte ?

La nouvelle cotisation, si elle est adoptée, concernera les droits répartis par la Scam (avec un prélèvement à la source) mais aussi les sommes perçues au titre des notes de droits d’auteur, dans la mesure où elles relèvent du répertoire de la Scam (primes de commande pour la traduction d’œuvres documentaires). Pour cette dernière catégorie, les auteurs déclareront a posteriori les sommes concernées auprès du RACD sur un formulaire spécial et acquitteront les cotisations après coup. Il est toutefois question que la Scam négocie ultérieurement l’instauration d’un système de prélèvement à la source avec les prestataires de postproduction.

Ce prélèvement RACD représentera 8 % des droits d’auteur bruts perçus, soit, par exemple, 266 EUR mensuels pour un revenu de 40 000 EUR brut par an de droits d’auteur relevant du répertoire Scam. À noter : un auteur qui n’atteindra pas le seuil minimal ouvrant des droits au versement d’une retraite pourra demander le remboursement des cotisations versées.

En somme, tous les revenus issus de la traduction de documentaires, qu’il s’agisse de droits de diffusion ou de primes de commande, seront concernés par ce nouveau prélèvement.

Notons qu’avec ce nouveau prélèvement envisagé, le niveau de cotisations sociales des traducteurs/auteurs restera cependant inférieur à celui des salariés cadres.



Combien ça rapporte ?

Selon la brochure de la Scam, on est remboursé de ses années de cotisation en neuf ans de retraite. Au-delà, on continue de toucher sa pension pour ainsi dire « gratuitement ». Chacun peut se faire sa propre idée en s’aidant de la formule de calcul indiquée en quatrième de couverture de la brochure, ou en consultant le simulateur de l’Ircec. Attention à bien saisir tous les paramètres qui vous concernent.

Il s’agit donc d’un changement important. Pour vous prononcer sur le rattachement au RACD via la Scam, renvoyez le coupon-réponse de la Scam avant le 12 juin dans l’enveloppe pré-affranchie qui vous a été adressée.




Pour plus d’informations :



Et pour aller plus loin :

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2013 02
mai

christophescamthumb2

Pour la première fois depuis la création de la Société Civile des Auteurs Multimédia et grâce au travail de Jean Bertrand – qui, pendant plusieurs années, a été le seul traducteur à faire partie de la Commission audiovisuelle – un représentant de notre profession va siéger au Conseil d’administration, l’organe décisionnaire de la Scam. La mobilisation des traducteurs se doit d’être à la hauteur de l’événement : au-delà du choix d’un candidat, il s’agit de saluer, par un vote massif, la décision de la Scam de créer un siège qui nous soit réservé, et de montrer le rôle que nous entendons jouer. La présence de l’un d’entre nous renforcera notamment notre visibilité, aussi bien auprès des adhérents de la Scam exerçant un autre métier (réalisateur, journaliste, photographe, auteur d’œuvres radiophoniques) qu’auprès de l’ensemble des professionnels de l’audiovisuel et du grand public.

Christophe Ramage, suppléant puis successeur de Jean Bertrand à la Commission au cours des quatre dernières années, se présente à cette élection. Il compte sur votre participation, car un élu ne peut exprimer les avis de toute une profession si celles et ceux qui la composent ne se font pas entendre quand occasion leur est donnée de le faire.

Les adhérents de la Scam recevront la convocation à l’assemblée du 19 juin à compter du 30 avril et pourront voter en ligne (https://vote.election-europe.com/scam/) ou par correspondance à compter de cette date et ce, jusqu’au lundi 17 juin 2013, 17 heures.

Tous les renseignements sont disponibles sur le site www.scam.fr dans votre Espace Auteur.


À (re)lire également : ce portrait de Christophe Ramage publié sur le blog de l’ATAA en 2009.

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2012 13
nov

Du nouveau sur le site de la Scam

Du nouveau sur le site de la Scam

Il y a un an, la Scam (Société civile des auteurs multimédia) offrait aux auteurs d’œuvres audiovisuelles la possibilité de déclarer leurs œuvres en ligne. Désormais, ce service est également accessible aux traducteurs de l’audiovisuel pour les traductions de documentaires.

Le formulaire de déclaration est accessible après connexion à l’Espace Auteur sur le site de la Scam (bouton « Connexion membre » dans la barre de menu en haut à droite).

Sur le fond, la procédure n’a pas changé : l’auteur remplit le formulaire en ligne et fournit une attestation de traduction ou une copie de son contrat. La nouveauté est qu’il n’est pas nécessaire d’imprimer le bulletin de déclaration et qu’il est possible d’envoyer une version numérisée de l’attestation.

Attention : si la déclaration doit être cosignée par plusieurs auteurs ou si l’adaptateur ne peut pas envoyer les documents complémentaires par voie électronique, l’impression du bulletin et l’envoi par voie postale restent impératifs.

Enfin, en cas d’erreur, le menu « Mes œuvres déclarées via Internet » permet d’annuler une déclaration.

Quant aux adaptateurs qui préfèrent en rester aux bulletins papier et aux attestations photocopiées, ils peuvent bien sûr continuer à déclarer leurs adaptations sous cette forme.



déclaration Scam

Aperçu du nouveau formulaire de déclaration en ligne (capture d’écran au 13/11/2012).


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2012 24
sept

On vous attend !

On vous attend !

La prochaine soirée de l’ATAA aura lieu le mardi 23 octobre à la Scam (5 avenue Vélasquez, 75008 Paris). Comme à l’accoutumée, nous vous accueillerons à partir de 18h et les réjouissances commenceront à 18h30 précises.

Pour cette dixième réunion publique (eh oui, déjà dix depuis la création de l’association !), voici les thèmes que nous aborderons :

  • la formation professionnelle continue (avec les résultats du sondage lancé récemment par l’ATAA, auquel vous pouvez répondre si ce n’est déjà fait) ;

  • la communication de l’association sur nos métiers (un point sur notre présence dans les médias et sur le Prix du doublage, dont ce sera le lancement) ;

  • un projet de revue en ligne sur la traduction audiovisuelle, éditée par l’ATAA.

La suite de la soirée sera bien sûr l’occasion d’échanger autour d’un verre et d’un buffet. Rappelons que ces réunions sont ouvertes à tous, adhérents ou non, alors n’hésitez pas : inscrivez-vous à l’adresse info@ataa.fr et venez nombreux pour que cette dixième édition soit mémorable !


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2012 25
juin

formation professionnelle 2

Le point de vue développé dans ces lignes n’engage que son auteur…




Généralement, quand j’indique à mon interlocuteur ce que je fais dans la vie (« auteur de doublage » ou ces autres variantes), il me demande : « Mais c’est quoi, ton statut ? » C’est là que les choses se compliquent, tellement il semble difficile d’expliquer à quelqu’un ce statut si particulier (si précaire mais si beau !). D’autant que pour moi, au départ, les choses n’étaient pas simples non plus.

À la fac, on nous apprend le B.A.BA de notre métier et on nous donne des informations plus ou moins précises sur le statut d’auteur, les déclarations d’impôts et tout le tralala. On prend des notes, on essaie de comprendre cette nuée de sigles qu’on nous envoie à la figure (AGESSA, IRCEC, T&S, BNC, etc.) et de s’y retrouver dans ces contrées encore inconnues. On ressort la tête un peu pleine sans avoir vraiment tout assimilé. Un peu plus tard, on réussit à décrocher des contrats et à gagner sa croûte et petit à petit, on est confronté à des documents et des notions qui nous rappellent vaguement quelques souvenirs. On ressort les notes prises quelque temps plus tôt, on pose des questions désespérées aux collègues plus anciens que l’on connaît, on en harcèle d’autres sur le forum de l’ATAA, on cherche à comprendre auprès des instances compétentes… Bref, on essaie de se débrouiller tant bien que mal avec les ressources à notre disposition. Au bout du compte, on finit par comprendre certaines choses, tandis que d’autres restent un peu obscures parce qu’il faut l’avouer, les sons de cloche peuvent être parfois bigrement différents d’une personne/instance à l’autre… Ah, le flou artistique !

Et puis un beau jour, on tombe sur des formations proposées par des organismes spécialisés. Et là, animé par cette insatiable volonté de comprendre une bonne fois pour toutes, on se dit : « Banco, cette fois, j’y vais ! Adieu flou, bonjour clarté ! » Oui, je suis un adepte de la technique « Je n’y pige pas grand-chose mais je me soigne ! ». Autant affronter les problèmes rapidement pour ne plus avoir à connaître angoisse et sueurs froides face à une déclaration d’impôts ou autre document administratif.

agecif

C’est ainsi que j’ai pu bénéficier de deux formations destinées aux auteurs dispensées par l’AGECIF. La première s’intitulait « Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité ». Ils n’auraient pas pu trouver meilleur titre ! Les avantages : une intervenante de qualité spécialisée dans le droit d’auteur qui vous explique en long, en large et en travers tout ce qu’il faut savoir sur la notion d’auteur, le statut social, le statut fiscal, etc. Alors bon, le programme est copieux, l’atmosphère est lourde mais qu’est-ce que c’est bon de se voir offrir des explications claires et détaillées ! Et on a même droit à de petits fascicules qui récapitulent toutes les informations. Des alliés précieux pour l’avenir, au cas où des doutes nous assailliraient ! Autre avantage, c’est gratuit. Ça demande simplement un peu de temps, donc de lever le pied quelques jours niveau travail. Et ça en vaut la peine parce qu’en effet, en tant qu’auteur, on est certes des créateurs d’œuvres de l’esprit mais notre métier comprend également une partie fiscale, sociale et commerciale indéniable que l’on se doit de maîtriser pour pouvoir prospérer. Avec un peu plus de recul, je dirais également que connaître les tenants et les aboutissants de ce statut d’auteur me semble primordial car il nous montre notre place dans la société. Dernier avantage : on rencontre des gens ! D’autres auteurs, des espèces quelque peu semblables à nous mais un peu différentes aussi. L’expérience humaine est enrichissante, on peut nouer quelques contacts pro et/ou amicaux et parfois même, on se rassure en se disant que pour d’autres catégories d’auteurs, les choses semblent bien plus compliquées !

Seconde formation dont j’ai pu profiter : « Promouvoir son activité d’auteur sur Internet ». Ça peut paraître un peu étrange mais à l’heure du Web 2.0 (vous vous dites « Kézaco ? », filez donc vous former !), maîtriser les outils informatiques, c’est toujours utile. On y parle un peu philosophie (identité numérique et tutti quanti), ce qui a le mérite d’être intéressant. Et on y apprend à se faire un blog ou un site. Alors, pour nous, à quoi bon ? Je dirais que là, chacun sa réponse. Il est peu probable qu’un employeur écume la toile mondiale à la recherche d’un adaptateur… quoique. Si moi, je me suis fait un site (avant la formation), c’était pour deux raisons principales : mettre en avant ce que je créais et faire un peu de pédagogie. Ce qui répond à un objectif de l’ATAA : rendre visible notre si beau métier. Je me souviens, dans ma folle jeunesse, alors au lycée, quand je souhaitais déjà m’orienter dans cette voie, j’avais bien du mal à trouver des infos sur des formations ou sur des gens qui exerçaient cette profession. Alors oui, vous allez me dire, Internet n’en était qu’à ses balbutiements et le Minitel avait encore la cote… Aujourd’hui, un site peut permettre de répondre à des gens qui s’intéressent de près ou de loin à des pratiques qu’ils voient tous les jours à la télé. Certes, les internautes ont désormais davantage de choix et peuvent se tourner vers les associations professionnelles comme l’ATAA, par exemple. Il reste qu’un site peut vous permettre de rencontrer des étudiants qui s’orientent dans cette voie, des personnes qui s’intéressent tout simplement à ce métier et qui souhaitent satisfaire leur curiosité, ou même des journalistes à la recherche de témoignages. Autre intérêt de mon point de vue : un site/blog peut permettre aux créateurs que nous sommes de prendre du recul sur leur travail et évoquer les joies et les difficultés éprouvées sur un programme. Ainsi, ce type d’espace participe à la valorisation du métier. Personnellement, j’ai toujours trouvé intéressant de pouvoir détailler certains points qui font la richesse de ce que l’on fait au quotidien. On ne le sait pas forcément mais il y a des geeks de la traduction, des gens qui viennent lire des textes dans lesquels on détaille comment on coupe les cheveux en quatre !

Par ailleurs, nos sociétés de gestion de droits mettent parfois en place des ateliers qui peuvent nous être utiles. Je pense notamment aux réunions sur la fiscalité proposées par la SCAM et la SACEM. Même s’il y a des redites, c’est toujours bien de se voir confirmer certaines informations.

afdas

Et désormais, vous le savez, à partir du 1er juillet 2012, nous allons payer une cotisation supplémentaire déductible s’élevant à 0,35% du brut hors taxe inscrit sur nos notes de droits d’auteur. Mais ne crions pas au scandale, c’est pour la bonne cause ! Jusqu’à présent, les auteurs étaient, avec les artistes, la seule catégorie professionnelle à ne pas avoir droit à la formation. C’est donc une injustice qui est réparée et qui participe à la professionnalisation de nos métiers. À nous d’aider le Syndicat national des auteurs et des compositeurs et de lui donner les informations utiles à faire remonter à l’AFDAS, qui dispensera bientôt les formations. À nous de dire de quoi on a besoin. Pourquoi ne pas prendre quelques heures pour se familiariser avec les logiciels de doublage, histoire de voir lequel nous paraît le plus adapté, quitte à l’acheter ensuite, ou pouvoir assurer la commande d’un client qui nous le prête ? Idem pour les logiciels de sous-titrage. Pourquoi ne pas aller améliorer ses performances linguistiques dans ses langues de travail, dont le français, ou en apprendre d’autres ? Pourquoi ne pas apprendre quelques notions de droit pour pouvoir se défendre face à un client qui essaie de nous arnaquer ? Pourquoi ne pas recevoir des conseils avisés sur l’art de la négociation d’un contrat ? Les possibilités sont légion.

Les formations de l’AGECIF que j’ai présentées de façon succincte seront renouvelées cet automne. Elles permettront aux auteurs qui feront cette démarche d’être plus à même de gérer leur activité professionnelle.

Vous l’aurez compris, se former est un droit et c’est bon pour la santé. Alors profitez-en !


Anthony Panetto

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2012 21
jan

Lors de la dernière réunion publique organisée par l’Ataa à la Scam, le 8 novembre 2011, Caroline Hartman a présenté les résultats d’une enquête menée auprès des traducteurs/adaptateurs travaillant vers une langue autre que le français. Voici une synthèse des réponses collectées.

Ce questionnaire a été adressé à la fin de l’été 2011 à 100 adaptateurs et a recueilli 66 réponses.

Question 1 : Es-tu inscrit à la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, l’organisme collecteur chargé de reverser aux adaptateurs de l’audiovisuel les droits d’auteur relatifs au doublage et au sous-titrage des films de long métrage, des fictions ou des séries diffusées au cinéma, à la télévision ou sur DVD) ?

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Si « non », est-ce :
a) par manque de temps ?
b) parce que tu ignorais que tu pouvais t’inscrire à la Sacem ?
c) parce que la Sacem t’a fait savoir que tu n’y avais pas droit ?
d) autre

Pas inscrites à la Sacem

Si oui, est-ce pour :
a) des diffusions sur TV5
b) des DVD-multilingues
c) les deux
d) autre

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Conclusion : trop peu d’adaptateurs vers des langues étrangères sont inscrits à la Sacem, alors qu’ils en ont tout à fait le droit et peuvent percevoir des droits sur les diffusions TV5 et sur les DVD multilingues commercialisés en France et dans les pays étrangers dont les sociétés d’auteur ont signé un accord de réciprocité avec la Sacem. Ce questionnaire aura permis de sensibiliser les traducteurs à la question, de les aider à identifier les programmes sur lesquels ils peuvent toucher des droits, et de les encourager à adhérer à la Sacem.

La répartition des droits sur VOD (vidéo à la demande), souvent proposée avec un choix de sous-titres ou de doublages dans plusieurs langues, sera l’un des prochains combats à mener auprès de la Sacem.



*****


Question 2 : T’es-tu inscrit(e) à la Scam (Société civile des auteurs multimedia, la société d’auteurs qui répartit les droits sur les doublages et sous-titrages de documentaires) ?
a) oui
b) non

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Très peu d’adaptateurs vers une langue étrangère sont adhérents de la Scam, et aucun d’entre eux ne touche de droits d’auteur sur des adaptations vers une langue étrangère. Ceci est principalement dû au fait que cette société d’auteurs ne répartit pas ou peu les droits sur les documentaires édités en DVD, alors que ces adaptations relèvent bien de son répertoire. Les adaptateurs vers des langues autres que le français comptent se joindre à leurs confrères de langue française pour faire avancer ce dossier.



*****


Les deux questions suivantes avaient pour but de faire connaître l’Ataa et le Snac (Syndicat national des auteurs et des compositeurs).

Question 3 : Es-tu membre de l’Ataa ?
a) oui
b) non

Question 4 : As-tu adhéré au Snac ?
a) oui
b) non

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Seul un faible pourcentage d’adaptateurs est adhérent du Snac. Il faut dire que ce syndicat, qui défendait auparavant les intérêts des adaptateurs « vers le français », n’a que très récemment changé ses statuts pour prendre en compte plus largement les auteurs de « dialogues et commentaires d’œuvres audiovisuelles dans une langue différente de celle du tournage ».



*****


Question 5 : Vers quelle(s) langue(s) traduis-tu ?

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A partir de quelle(s) langue(s) ?

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L’éventail de langues représentées est vaste ! C’est l’occasion de rappeler que même dans le cas d’une adaptation vers le français, il est toujours préférable de faire appel à un spécialiste de la langue étrangère considérée, plutôt que de passer par ce que l’on appelle une « traduction relais » (faire adapter un film à partir d’une liste de sous-titres réalisés préalablement dans une autre langue, souvent l’anglais) pour des raisons de budget ou de temps. L’adaptateur de langue française peut au besoin travailler en binôme avec son confrère spécialiste de la langue « rare » en question si celui-ci ne manie pas parfaitement le français (à ce sujet, voir aussi la p. 21 de la brochure de l’Ataa « Faire traduire une oeuvre audiovisuelle« ), et les deux traducteurs peuvent alors signer l’adaptation ensemble. Sans oublier qu’il existe des adaptateurs parfaitement bilingues qui travaillent dans les deux sens, et d’autres qui prennent eux-mêmes l’initiative de se faire relire par un confrère de langue maternelle française.



*****


Question 6 : Tu fais :
a) doublage
b) sous-titrage
c) voice-over
d) traduction avant doublage français

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Ce questionnaire a permis à un certain nombre d’adaptateurs vers des langues autres que le français de se réunir et d’échanger sur ces questions : un plus pour renseigner d’autres confrères, faire circuler les informations et aller vers la résolution de certains problèmes communs à tous les adaptateurs, quelle que soit leur langue maternelle.

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