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2014 01
juin

Couverture n° 3 pour tw fb

Le troisième numéro de L’Écran traduit, la revue de l’ATAA consacrée à la traduction et l’adaptation audiovisuelles, vient de paraître ! Il est consultable à l’adresse suivante : http://ataa.fr/revue/


Au sommaire de ce numéro :

- Un dossier sur les débuts dans le métier
- Pour une critique grand public des traductions audiovisuelles
- Le doublage et le sous-titrage vus par Georges Sadoul
- Le générique parlé de l’Othello d’Orson Welles
- De nouvelles formes de doublage à la télévision italienne
- Poto, Cabengo et les sous-titres

Sont toujours consultables dans la rubrique Archives les deux premiers numéros, ainsi que la republication du livre de Simon Laks Le Sous-titrage de films, dans le hors-série n° 1.


Bonne lecture !


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2013 07
juil

Afin de leur assurer une meilleure visibilité, l’ATAA lance aujourd’hui un site consacré aux Prix du sous-titrage et du doublage : www.prix-ataa.fr.



Site des prix

Destiné à faire vivre les Prix toute l’année, il s’enrichira au fil du temps d’entretiens et d’articles autour de ces récompenses créées en 2012 par l’association et des métiers qu’elles mettent à l’honneur. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà y retrouver les photos de la soirée du 29 mars dernier, l’intervention d’une des lauréates des Prix du sous-titrage 2011-2012 ou encore des informations sur les autres prix similaires remis à l’étranger.

À suivre !


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2013 27
mai

revue-de-presse


Pour retrouver toutes les revues de presse de l’Ataa, cliquez ici.








Dans les médias généralistes

  • Wall Street Journal

    « Lost in Translation, Found in Subtitles » : commençons par regretter le manque d’inspiration de certains journalistes pour le choix de leurs titres (on trouvera plus bas « Movie Industry Gets Lost in Translation »). Après avoir observé que le crowdsourcing, ou « travail collaboratif » sur Internet, s’étend au sous-titrage dans le cas du site amara.org, l’article du WSJ remarque avec sagesse que « cela risque de faire passer à la trappe la distinction essentielle, mais déjà rarement appréciée à sa juste valeur, entre le sous-titrage d’un film et la traduction de son dialogue ».

  • Oscars 2013

    La nomination d’Amour aux Oscars dans des catégories autres que « film en langue étrangère » a attiré l’attention de l’Observer. Pour l’équivalent dominical du Guardian, rien d’étonnant à cela : d’ailleurs, l’accès grandissant aux films étrangers (comprendre « non anglophone ») a « ouvert de nouveaux horizons aux amateurs de cinéma britanniques ». C’est d’Amour qu’il a aussi été question au Québec : deux articles, l’un en anglais, l’autre en français, ont braqué les projecteurs sur Robert Gray, qui a accompagné Michael Haneke sur le tapis rouge. En quel honneur ? Depuis trente ans, cet interprète et auteur de sous-titrage a traduit de nombreux films nommés pour les précieuses statuettes.

  • France

    « Le blues des pros du sous-titre » : tel est le titre d’un article du site des Inrockuptibles, donnant le point de vue de deux traductrices professionnelles (dont la présidente de l’ATAA) face à la montée du fansubbing.

    Il est aussi question de fansubbing dans une étude fouillée publiée sur le site du Monde, « Le piratage a forcé l’animation japonaise à se réinventer en France », qui fournit des informations détaillées venant des éditeurs, particulièrement confrontés au phénomène du sous-titrage amateur et à l’impatience des spectateurs d’anime.



Les traducteurs parlent de traduction

  • Sur le site des Cinémas Indépendants Parisiens, on trouve sous forme d’archives sonores et de retranscriptions (en documents .pdf) cinq interventions réalisées par Jean-François Cornu et Bernard Eisenschitz en mars 2011, sur le thème « VO-VF : sous-titrage et doublage ».

  • Sur son blog, le scénariste américain John August donne la parole à un auteur français de sous-titres, Emmanuel Denizot, « puisque les sous-titreurs sont souvent les derniers scénaristes de nos films ».



Recherche et traduction audiovisuelle



Petit tour du monde

  • Allemagne

    La revue en ligne ReLü, ordinairement consacrée à la traduction littéraire, consacre un ensemble au sous-titrage (en allemand). On y trouve un texte sur la situation de la traduction audiovisuelle outre-Rhin, ainsi que des « journaux de bord » de traduction de films (dont Couscous mit Fisch, c’est-à-dire La graine et le mulet). Notons la participation à ce dossier de membres du groupement Untertitelforum, dont nous avions parlé ici même.

  • Chine

    Deux articles en anglais permettent d’avoir un aperçu de la situation de la traduction audiovisuelle en Chine, à partir d’enquêtes menées sur place. L’un se concentre sur le doublage, depuis son âge d’or jusqu’à son déclin, plutôt du point de vue de l’industrie (China Daily), tandis que le deuxième aborde davantage le sous-titrage que le doublage, en donnant la parole à des traducteurs (Global Times). Enfin, un troisième article évoque le fansubbing dans ce pays.

  • Suisse

    « Le déclin du sous-titrage », titre le magazine Migros (article en allemand). Le doublage gagne du terrain en Suisse, au grand dam des (deux) sociétés de sous-titrage du pays. Le reportage donne également la parole à des spectateurs (doublage vs. sous-titrage, le débat continue) et à des propriétaires de salles indépendantes.

    Signalons également, sur papier, un dossier de la revue Décadrages consacré au doublage, s’ouvrant sur une longue interview avec deux membres de l’ATAA. Nous y reviendrons ultérieurement.

  • Italie

    Un article de La Repubblica constate, au contraire, une légère augmentation de la présence de la VO en Italie, à partir notamment des exemples de Django Unchained et des Misérables (ce dernier, non sorti en version doublée). On trouve des témoignages de réalisateurs, de distributeurs et de directeurs artistiques.

  • Inde

    L’Inde est un pays multilingue, ce qui veut dire que les films qui y sont produits ne peuvent être compris par toute la population. C’est ce qu’explique Rekhs, une traductrice qui veut justement faire circuler les films à l’intérieur du pays au moyen du sous-titrage (article en anglais).

    On la retrouve dans un article de Variety publié à l’occasion du festival de Cannes, et se penchant également sur le sous-titrage des films indiens vers l’anglais et le français. Donnons le mot de la fin à une autre traductrice citée dans ce reportage, Nasreen Munni Kabir : « Des bons sous-titres ne peuvent pas sauver un mauvais film, mais de mauvais sous-titres peuvent en gâcher un bon. »


Revue de presse préparée par Samuel Bréan

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2013 21
mai

Il sera question de traduction audiovisuelle samedi prochain, le 25 mai, au cours de la journée Barcelone à Paris, de 10 h à 17h45, dans le cadre du séminaire « Le film pluriel ».

À 14 heures, Jean-François Cornu, au nom de l’ATAA, y présentera une communication intitulée « Les versions sous-titrées et doublées : des versions “originales” à conserver et étudier comme les autres ? » et dont voici le résumé :

Conserver et montrer toutes les versions d’un film sous-titrées et doublées dans une même langue est une manière de contribuer à une histoire vivante du cinéma. Mais comment évaluer et répertorier ces versions ? Sur le plan historique d’abord, chaque époque a ses propres conventions : un sous-titrage en français antérieur aux années 60 n’a rien à voir avec un autre établi après 1990, de même qu’une oreille exercée peut reconnaître la période de réalisation d’une version doublée. Sur le plan technique ensuite, une version sous-titrée peut être identifiée selon le système d’impression ou de gravure des copies, ou selon les modes d’incrustation électronique ou numérique, de même qu’une version doublée s’identifie grâce au mode d’enregistrement ou à la voix et au ton des comédiens. Sur le plan esthétique enfin, le niveau de qualité technique et de traduction d’un sous-titrage ou d’un doublage est riche en conséquences sur la fidélité à l’œuvre originale et sur la réception du film par le public. Les deux, trois ou quinze versions d’un même film que dénombrent les spécialistes de certains réalisateurs se multiplient alors de façon vertigineuse…


Mais reprenons au début :

- « Barcelone à Paris » ?

multiversions petit

Cette journée présentera trois communications préparées pour le colloque « Multiversions » qui s’est tenu en avril dernier, à la Filmoteca de Barcelone, ainsi qu’une table ronde réunissant plusieurs de ses participants. (Un compte rendu de ce colloque paraîtra dans le prochain numéro de L’Écran traduit.)


- « Le Film pluriel » ?

C’est un groupe de recherche fondé en 2006, animé par Marie Frappat et François Thomas, dont on peut lire la présentation détaillée et les programmes précédents.


Les activités du Film pluriel ont donné à ce jour naissance à deux publications :


Détails pratiques

Entrée : libre et gratuite.

Lieu : Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Centre Censier, salle 49
13, rue de Santeuil — 75005 Paris

Les séances suivantes du « Film pluriel » auront lieu le 15 juin et le 19 octobre ; cette dernière permettra d’entendre François Minaudier expliquer pourquoi, selon lui, « Tous les sous-titres sont mortels ».


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2013 16
avr

couv traduire

Pour son numéro de décembre 2012, la revue Traduire de la Société française des traducteurs (SFT) se penche, le temps d’un copieux cahier spécial, sur la traduction dans le domaine des sciences sociales (ou des sciences humaines, les deux appellations sont employées assez indifféremment dans le dossier). Parler de traducteurs « spécialisés » dans les sciences sociales serait manifestement un non-sens, tant sont vastes les domaines abordés dans ce cahier : philosophie, économie écologique, finance, architecture, administration publique, etc.

Les différentes contributions de ce numéro placent leur focale à une distance plus ou moins grande de l’acte de traduction, ce qui permet de multiplier les angles d’approche.

Ainsi, l’article de Gisèle Sapiro qui ouvre le dossier commence par décrire un phénomène dans sa globalité, celui de la circulation des ouvrages traduits dans le domaine des sciences humaines, et balaye en quelques pages l’édition de traductions d’ouvrages de sciences sociales ainsi que ses enjeux et les obstacles qu’elle rencontre à l’heure de la mondialisation[1].

L’article d’Alice Berrichi « La traduction en sciences sociales », complémentaire de celui de Gisèle Sapiro, s’attache lui aussi à dépeindre la circulation des traductions d’ouvrages de sciences sociales, en présentant les problèmes qui se posent en la matière ainsi que les difficultés propres au transfert d’une langue à une autre des concepts et des termes appartenant à ce vaste ensemble de disciplines.

Un cran plus près des praticiens proprement dits, signalons, sous la plume de Verónica Román, un aperçu très complet de la place du traducteur dans le marché de la traduction économique et financière (tributaire de phénomènes de grande ampleur tels que la mondialisation ou la crise actuelle), ainsi qu’un regard sur le rôle de la traduction et de l’interprétation au sein des services publics espagnols (Carmen Valero Garcés). Où l’on apprend qu’ont lieu au niveau international des rencontres entre services de traduction et d’interprétation de la fonction publique de différents pays, et qu’il existe, à l’échelon espagnol, un réseau de chercheurs et de formateurs en traduction et interprétation qui joue un rôle d’observatoire permanent de la communication entre les langues et entre les cultures.

« De la traduction en philosophie » (par Tiina Arppe, chercheuse et traductrice) nous laisse entrapercevoir les défis de la traduction de la philosophie en finnois (« Lorsqu’une de mes amies finlandaises, qui habite en France, avait un jour mentionné à l’une de ses connaissances locales, professeur de philosophie, que j’étais en train de traduire un texte de Jacques Derrida vers le finnois, cette connaissance avait constaté laconiquement que c’était certainement un bon moyen de se suicider »). Problèmes étymologiques et de champs lexicaux sont abordés au moyen d’exemples très parlants (malgré notre absence de familiarité avec le finnois) et aboutissent à une conclusion éclairante : « Il ne s’agit pas en philosophie de traduire un « savoir » objectif unique, un ensemble de faits réels, auxquels le traducteur pourrait faire référence pour réussir son travail. Ses choix reposent toujours sur sa propre interprétation du texte philosophique – autrement dit, traduire un texte philosophique, c’est aussi toujours en quelque sorte philosopher, raisonner sur des questions de philosophie. »

Avec l’article de Tiina Arppe, nous nous sommes rapprochés de la pratique proprement dite de la traduction en sciences sociales et sciences humaines. Une série de textes creuse ce sillon : celui de Sabri-Fabrice Sayhi (« Traduire dans le domaine de l’économie écologique ») détaille les problèmes terminologiques propres à la traduction dans le domaine complexe (car transdisciplinaire, puisque touchant à la fois au développement économique et à l’environnement) de l’économie écologique. Plusieurs exemples concrets (notion de soutenabilité, recours aux métaphores, emploi des adjectifs « écologique » et « environnemental ») débouchent sur une réflexion intéressante quant au caractère idéologique de cette terminologie et aux glissements de sens que l’on y constate. L’article s’accompagne d’un petit glossaire anglais-français-espagnol. Dans une autre discipline, l’architecture, un article de Kim Sanderson (« À la poursuite de l’intangible ») évoque certaines difficultés de traduction très concrètes rencontrées par l’auteur (anglophone) face à un ouvrage de Le Corbusier présentant la particularité de mêler l’allemand et le français.

Trois articles élargissent la thématique du dossier principal : « Parlons du traducteur : rôle et profil » (Marie-Hélène Catherine Torres), « La face cachée de la révision » (Charles Martin) et une contribution qui nous intéresse plus directement, sur la version doublée en français d’un film italien sorti en 2002 (« Traduction multimédia et voix régionales : la version française du film Respiro d’Emanuele Crialese », par Antonino Velez). Si son lien avec la traduction en sciences humaines semble ténu, ce dernier article est néanmoins fouillé et analyse en détail les stratégies de restitution (plus ou moins fructueuses) des particularités sociolinguistiques du film dans son doublage, notamment le recours fréquent au dialecte sicilien (et le décalage entre dialecte et italien « standard »), la traduction des toponymes ou encore le rendu de certaines expressions argotiques. Une gageure dans une œuvre qui semblait prédestinée à être exclusivement sous-titrée pour sa distribution en France (film d’art et essai, en italien, mêlant italien et dialecte sicilien). On notera cependant que l’auteur évoque peu, dans son explication des choix d’adaptation, certaines contraintes propres au doublage (telles que le synchronisme des répliques avec le mouvement des lèvres des acteurs de la version originale) et surtout qu’il ne mentionne nulle part le nom de l’auteur des dialogues doublés qu’il analyse…

Un numéro éclectique, en résumé, qui permet de se faire une idée de la richesse des thématiques que l’on peut être amené à aborder en traduisant dans le domaine des sciences humaines et des sciences sociales. Un certain nombre d’articles sont du reste eux-mêmes traduits d’une autre langue (espagnol, anglais, finnois), ce qui permet aussi de constater que les traducteurs talentueux ne manquent pas dans les sciences humaines et sociales.


Traduire n°227, décembre 2012, « Éco, socio, philo… & co », 136 pages

Pour commander un numéro de Traduire ou vous abonner (deux numéros par an), contactez la Société française des traducteurs à l’adresse traduire@sft.fr ou rendez-vous sur cette page.

À noter : les adhérents de l’ATAA souhaitant s’abonner à Traduire bénéficient d’un tarif préférentiel (30 euros par an au lieu de 40).



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couv TL

Contrairement à ce numéro de Traduire, la dernière livraison de TransLittérature, la revue de l’Association des traducteurs littéraires de France, n’est pas axée sur une thématique unique et centrale.

Le numéro 44 (hiver 2013) s’ouvre sur un nouvel article de la série « Côte à côte », qui compare les différentes traductions publiées d’œuvres littéraires. Cette fois, ce sont les premières lignes de La Métamorphose de Kafka que Corinna Gepner passe au crible, au moyen de cinq traductions françaises récentes. Si l’exercice peut laisser le lecteur sur sa faim (« La suite ! », est-on tenté de réclamer), il est mené de façon intéressante par l’auteur de l’article, qui décortique les difficultés propres au texte allemand et les spécificités de chaque traduction.

Ce premier article nous place d’emblée « à hauteur de traducteur », aux prises avec les mots eux-mêmes, leurs pièges et leurs insuffisances. Plusieurs autres contributions adoptent cette même perspective, à commencer par le journal de bord tenu par Patricia Barbe-Girault qui relate la traduction épineuse de The Life (de Malcolm Knox, paru en France sous le titre Shangrila aux éditions Asphalte en 2012). Un défi à tous points de vue : pavé de plus de 500 feuillets, anglais d’Australie, écriture déconcertante à nulle autre pareille et plongée dans le milieu du surf des années 1970, un domaine que la traductrice ne connaissait guère. Le récit de cette traduction épique est tout à fait passionnant, Patricia Barbe-Girault partageant ses doutes et ses échecs avec autant de franchise que ses satisfactions et ses victoires.

Un long entretien avec Diane Meur, traductrice et romancière, nous entraîne vers d’autres horizons, ceux de son quatrième roman, Les villes de la plaine, qui mêle fiction, antiquité et réflexion sur la nature de la traduction. Dans cette entrevue surprenante, l’auteur évoque son rapport aux mots et à l’écriture, différent selon qu’elle endosse sa casquette de traductrice ou de romancière.

Toujours au plus près des mots, mentionnons un article signé Jacques Legrand (« traducteur de Rilke, Trakl et Fontane entre beaucoup d’autres ») et intitulé « La mesure et le nombre – Autres réflexions sur la traduction poétique ». Avec beaucoup de justesse, il met le doigt sur les concessions que doit faire le traducteur de langue française aux structures syntaxiques, aux sonorités, au rythme, etc. de la langue source qu’il traduit. Trahir légèrement le sens pour parvenir à un style plus élégant, conserver l’ordre des mots mais se voir obligé d’en ajouter de nouveaux (« Adieu la percutante brièveté, le cri désespéré de l’original. Est-ce la quadrature du cercle ? »), trouver une équivalence « la moins approximative possible », autant de dilemmes quotidiens auxquels est confronté le traducteur littéraire…

Mais les traducteurs ne se contentent pas d’écrire, ils partagent aussi leur savoir-faire et leur passion de vive voix. Dominique Nédellec relate ainsi l’animation d’un atelier de traduction  dans un lycée : « Comment expliquer à des lycéens en quoi consiste mon métier ? Comment capter immédiatement leur attention ? Passeur, faussaire, imposteur, caméléon, anguille, pigeon à l’occasion… Oui, bien sûr. Mais encore ? » Elle optera finalement pour l’image du funambule en équilibre entre deux mondes distants…

De nombreux autres ateliers et interventions sont évoqués dans les articles de la revue consacrés à la « Journée de printemps » organisée le 16 juin 2012 par l’association ATLAS, qui organise par ailleurs les assises annuelles de la traduction littéraire (Arles). Au menu : « Le traducteur à ses fourneaux ». Les Assises 2012 (autour du thème « Traduire le politique ») et le festival littéraire « Mixed Zone » de Liège ont également les honneurs de la rubrique « Colloques ».

Mentionnons encore la rubrique « Lectures » qui rend compte de l’ouvrage Traduction : histoire, théories, pratiques (Delphine Chartier, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2012) et des recommandations en faveur de la traduction littéraire publiées à l’automne dernier par la Commission européenne. Sont en outre évoquées l’œuvre d’Isaac Bashevis Singer (dans le prolongement du dossier sur le yiddish publié dans un précédent numéro de TransLittérature) et celle d’Aharon Appelfeld (écrivain israélien qui relate notamment dans ses écrits comment il fut privé de langue pendant la guerre et connut par la suite une « mutation linguistique »).

Rappelons que c’est aussi dans ce numéro – décidément très riche – de TransLittérature que l’on peut retrouver l’entretien croisé « Les traducteurs tissent leur toile » entre Valérie Julia (qui a coordonné la mise en ligne des archives de TransLittérature) et Samuel Bréan (membre du comité de rédaction de la toute nouvelle revue en ligne de l’Ataa), publié simultanément dans le premier numéro de L’Écran traduit.


Depuis le lancement du site de TransLittérature, chaque numéro de la revue est accessible en ligne dès la publication du numéro suivant.


TransLittérature n° 44, hiver 2013, 93 pages




Notes    (cliquer sur ↵ pour revenir au texte)
  1. Profitons-en pour recommander ici quelques-uns des ouvrages de Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la sociologie de la traduction : Translatio. Le marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation (CNRS Éditions, 2008), mais aussi l’étude récente qu’elle a dirigée et qui est chroniquée à la fin du même numéro de Traduire : Traduire la littérature et les sciences humaines : conditions et obstacles (Ministère de la Culture et de la Communication, 2012).

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2013 04
avr

Vendredi 29 mars, pour la remise du 2e Prix du sous-titrage et du 1er Prix du doublage organisés par l’Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA), la Fémis a fait salle comble ! En présence de quelque 150 invités issus du monde de la traduction, mais aussi de représentants des sociétés de distribution et des laboratoires, et de directeurs de plateau, les organisateurs de la manifestation ont commencé avec une question : « Un film, qu’est-ce que c’est ? » C’est un intense travail créatif, qui représente des années d’engagement et un investissement financier important. Pour franchir les frontières, il doit passer par une seule personne, l’adaptateur, qui a donc une lourde responsabilité. À lui de transmettre au public toute la richesse d’une œuvre en langue étrangère. Le principe paraît simple, mais sa mise en application relève de la gageure : respect du sens, aussi bien le plus évident que le plus subtil, du ton, des registres, de l’humour, des références culturelles, mais aussi fluidité de l’expression et naturel de la langue sont autant de difficultés que seuls des professionnels parviennent à surmonter. Une remarque d’un des jurés de cette année résume à merveille l’essence de ce travail : « Une bonne adaptation, c’est trouver sa liberté au milieu des contraintes. »

À n’en pas douter, les quatre lauréat(e)s y sont parvenu(e)s. Maï Boiron, distinguée pour son sous-titrage de Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, a rappelé qu’une adaptation était aussi un travail d’équipe effectué en collaboration avec des spécialistes du sujet abordé par un film. Autre point de vue du côté de Belinda Milosev, récompensée dans la catégorie Film non anglophone, pour La Parade, du réalisateur serbe de Srdjan Dragojevic. Visiblement émue, la lauréate a salué ses parents qui lui ont transmis l’amour de leur langue, ce qui lui a permis – conjointement avec le distributeur Sophie Dulac – de donner une deuxième vie à ce film militant tourné en 2010 et sorti en France début 2013.



blog la parade + zero

Changement de genre avec Sur la route. Qui mieux qu’une inconditionnelle de Jack Kerouac pour assurer l’adaptation en doublage du long métrage du même nom réalisé par Walter Salles ? Le hasard faisant parfois bien les choses, Claire Impens, lectrice assidue de l’œuvre de cet auteur majeur de la « Beat Generation », s’est en effet vu confier ce travail qu’elle a vécu comme un vrai coup de chance et un clin d’œil du destin. Enfin, dans la catégorie Film d’animation, le jury a souligné l’excellence du travail de Bob Yangasa dont l’adaptation du film Les Pirates ! Bons à riens, mauvais en tout de Peter Lord restitue à merveille l’humour so british et parvient à toucher aussi bien les enfants que les adultes.



blog les pirates + sur la route

À l’heure où certains prestataires techniques, parmi les plus prestigieux, souhaiteraient réduire l’auteur à une ligne anonyme dans les devis, la richesse et la diversité de ce palmarès mettent en avant des auteurs dont la passion reste intacte et dont la volonté de traduire dans les meilleures conditions fait d’eux les garants de l’investissement créatif et financier que représente une œuvre cinématographique. Que faut-il en conclure ? Lorsqu’un distributeur confie une telle responsabilité à une personne, il a tout intérêt à la choisir lui-même !

Venu nombreux pour soutenir les auteurs d’adaptations, le public ne s’y est pas trompé, tout comme les professionnels du secteur audiovisuel qui, par leur présence, ont témoigné de l’importance de ce métier encore méconnu. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine !




Palmarès

SOUS-TITRAGE

Film anglophone :
Maï Boiron pour Zero Dark Thirty (États-Unis) de Kathryn Bigelow (distribution : Universal)

Film non anglophone :
Belinda Milosev pour La Parade (Serbie) de Srdjan Dragojevic (distribution : Sophie Dulac)

DOUBLAGE

Film en prises de vue réelles :
Claire Impens pour Sur la route (France/États-Unis/Grande-Bretagne/Brésil) de Walter Salles (distribution : MK2, VF dirigée par Philippe Blanc)

Film d’animation :
Bob Yangasa pour Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout de Peter Lord (distribution : Sony Pictures, VF dirigée par Barbara Tissier)

Pour télécharger le dossier de presse, cliquez ici.

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2013 06
mar

Venez nombreux !

Venez nombreux !

En 2012, l’ATAA avait innové en créant le tout premier Prix du sous-titrage, afin de mieux faire connaître au grand public et aux médias les métiers qu’elle défend depuis 2006.

Forte du succès de cette première édition, l’ATAA a décidé de renouveler l’expérience. Renouveler ? Pas seulement ! Si, en 2013, un jury rassemblant des auteurs, des distributeurs et des producteurs distinguera à nouveau deux sous-titrages (Catégorie film anglophone et Catégorie film non anglophone), un second jury décernera en effet le premier Prix du doublage. Composé de trois auteurs, d’un distributeur et de deux directeurs artistiques, il statuera sur dix films choisis par le comité de sélection et sortis en salle entre janvier et novembre 2012. Comme pour le sous-titrage, deux catégories ont été définies : film d’animation et film en prise de vue réelle. Les lauréats seront désignés en fonction de quatre critères principaux : la fidélité au texte original, la qualité du français, la fluidité des dialogues et le naturel de la langue.

Les organisateurs auront le plaisir de vous accueillir le 29 mars 2013 à la Femis (6, rue Francœur, Paris 18e), à 18h30, pour la remise des Prix. Début des réjouissances à 19h précises. La cérémonie sera suivie d’un cocktail avec buffet.

Plus de renseignements à cette adresse :
http://www.ataa.fr/index.php/notre-action/prix-du-st-et-du-db.html

L’événement Facebook se trouve ici :
https://www.facebook.com/events/433403850072995/

Important : il est impératif de s’inscrire au préalable auprès de info@ataa.fr.

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2013 19
fév

L’ATAA a le plaisir d’annoncer la naissance de L’Écran traduit, revue sur la traduction et l’adaptation audiovisuelles, dont nous avions parlé ici même il y a quelques mois.

Le premier numéro de cette revue semestrielle est consultable à l’adresse suivante : http://ataa.fr/revue/.

ET numéro 1

Au sommaire :

- Un dossier sur le doublage en Allemagne (cinq articles)

- Un entretien avec Charles Vannier, directeur technique de Wild Bunch

- Un article sur l’inaudibilité et la traduction audiovisuelle

- « De l’écrit à l’écran », autour d’Anna Karénine… Et d’autres choses encore.

 

Bonne lecture et à bientôt !




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2012 27
nov

En étant un brin pessimiste, on pourrait presque avoir l’impression que cela devient une habitude. Quoi donc ? Les sorties techniques uniquement doublées.

« Sortie technique », c’est le terme que l’on utilise pour désigner les films distribués dans un nombre extrêmement limité de salles parisiennes (une poignée de copies pour quelques jours seulement à l’affiche), l’objectif étant que ces œuvres puissent tout de même être considérés comme des « films de cinéma » dans l’optique de leurs droits télévision et DVD.

Cette pratique n’a rien de nouveau et témoigne généralement d’un manque de confiance commerciale du distributeur du film dans son « produit ». Mais cet été, deux œuvres ont ainsi fait l’objet de sorties techniques exclusivement en version doublée, provoquant une certaine incompréhension.

trois corniauds

Dans le premier cas, il s’agit des Trois corniauds (The Three Stooges), le dernier-né des frères Farrelly. Les frères Farrelly ? Oui, ceux-là même qui avaient réalisé Bon à tirer, dont le sous-titrage a valu à Pascale Joseph le tout premier prix du sous-titrage (catégorie « film anglophone ») remis par l’Ataa au printemps dernier.

Difficile de comprendre une telle décision, quand on sait que l’humour des films de Bobby et Peter Farrelly repose certes sur un comique de gestes et de situation, mais aussi sur des dialogues loufoques et, dans le cas du dernier opus, bourrés de références typiquement américaines, se prêtant particulièrement bien au sous-titrage. Isabelle Regnier, critique de cinéma au Monde, déplorait cette sortie technique en version doublée en ces termes fin juillet dans un billet de blog intitulé « Hérésie : Les Trois Stooges des frères Farrelly ne sortira qu’en VF » :

Entre l’intérêt très fort que certains d’entre nous, au sein de la rubrique cinéma du Monde, portons à ce duo de cinéaste, et ces diverses considérations, nous avions décidé de faire fi des arguments du distributeur, d’aller voir le film en salle et d’en publier la critique dans le journal à la fin de la semaine. C’était compter sans le dernier coup tordu, révélé qu’hier : Les Trois Corniauds ne sortira finalement qu’en vf., au Publicis à Paris et dans les Megarama en banlieue. Etant donné l’impossibilité qu’il y a à apprécier une comédie des frères Farrelly en français, et l’absurdité qu’il y aurait d’inciter un tant soit peu les spectateurs à aller le voir sous cette forme, nous avons renoncé.



margaret

Un mois plus tard, Thomas Sotinel, du même quotidien du soir, annonçait la sortie d’un « grand film qu’il ne faut pas aller voir » : Margaret, de Kenneth Lonergan. Si le « conseil » (ou le non-conseil) donné par l’auteur de l’article surprend à première vue, il s’explique là encore par un sentiment de frustration face aux conditions de cette sortie technique :

Margaret sera projeté dans une seule salle (le Publicis Champs Elysées, à Paris), en version française, une absurdité étant donnée la qualité des acteurs et des dialogues.

(…)

Je n’ai pas vu cette version pour les salles, qui dure deux heures et demie mais celle de trois heures et quart, que Kenneth Lonergan a montée pour l’édition DVD. C’est sur la foi de cette vision saisissante, (une vision de l’enfer adolescent qui se conjugue à l’enfer américain du début de de la décennie) que je me permets de m’indigner, sans surprise, mais de m’indigner quand même, face à cet épilogue français du gâchis Margaret.

Signalons par ailleurs que les magazines Première et Studio Ciné Live avaient chacun consacré plusieurs pages à Margaret cet été et gratifié le film de critiques élogieuses.

Notre étonnement face à ces sorties techniques « 100 % doublées » tient aussi à l’économie de la distribution cinématographique : on le sait, un doublage est nettement plus onéreux à réaliser qu’un sous-titrage. À la rémunération de l’auteur des dialogues VF, il faut ajouter (entre autres) les cachets des comédiens ou encore les frais d’enregistrement et de mixage, qui sont nettement supérieurs aux coûts des prestations techniques propres au sous-titrage. Dès lors, une sortie uniquement en sous-titrage est généralement en France la marque des « petits films », tandis que ce sont les films susceptibles a priori d’attirer un public plus important et distribués dans un plus grand nombre de salles qui font l’objet d’un doublage en plus du sous-titrage. Selon cette logique économique traditionnelle, le film des frères Farrelly aurait sans doute « dû » sortir à la fois en VF et en VOST, et celui de Kenneth Lonergan, peut-être uniquement en VOST, s’ils avaient été distribués normalement.

En l’occurrence, le sabotage semble donc méthodique et complet : d’une part, ces sorties techniques exclusivement parisiennes n’atteindront pas le public habituellement visé par les distributeurs qui choisissent de faire doubler leurs films (c’est-à-dire plutôt un public non parisien, même si on se gardera bien de schématiser de façon simplificatrice les préférences entre VOST et VF en France). D’autre part, le public qui aurait pu tout de même assurer quelques entrées à ces films s’ils avaient été distribués en VOST risque d’être rebuté par la perspective de les voir en VF.

Il y a vraisemblablement une logique à tout cela, n’en doutons pas. Mais… laquelle ?


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2012 19
nov

Lors de la réunion publique de l’Ataa qui s’est tenue à la Scam le 23 octobre dernier, l’association a annoncé la création d’une revue consacrée à la traduction/adaptation audiovisuelle. Voici les grandes lignes de ce projet.


(English text below.)

Merci à Samuel Bréan pour la traduction en anglais. Les photos de Groucho Marx et Cathy O’Donnell illustrant ce billet sont empruntées au blog
Le vieux monde qui n’en finit pas.



Groucho

1. Pourquoi une revue ?

En 2009, l’Ataa a décidé de créer un blog, celui-là même où vous lisez ces lignes. Après trois ans et 118 articles publiés (soit entre deux et trois par mois), divers problèmes se posent. Parmi eux, celui du caractère hybride des billets publiés : d’une part, le blog comporte des billets d’actualité relativement courts, des revues de presse, des communiqués, des informations pratiques sur la vie de l’association… D’autre part, on y trouve aussi des articles « de fond », des articles présentant un intérêt historique qu’il nous semble intéressant de republier, des traductions d’articles, des portraits… Ces billets très différents ne s’articulent pas toujours au mieux, de notre point de vue et il est parfois difficile de trouver un équilibre entre « brèves » et articles plus fouillés. C’est pour cette raison qu’est née l’idée d’une revue : les articles courts, les brèves d’actualité, les revues de presse, ainsi que les billets qui concernent la vie de l’association proprement dite, resteront sur le blog. La revue accueillera les autres types d’articles et permettra de les mettre mieux en valeur.

L’objectif est également de donner une plus grande visibilité à l’Ataa et aux métiers qu’elle défend. L’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France) et la SFT (Société française des traducteurs) publient chacune une revue semestrielle (respectivement TransLittérature[1] et Traduire), deux publications établies de longue date et bien connues dans le milieu de la traduction. Or il n’existe, à notre connaissance, aucune revue consacrée spécifiquement à nos métiers, quelle que soit sa langue de publication, si bien qu’il nous a semblé pertinent de combler cette lacune. Depuis sa création, l’Ataa mène une vraie réflexion sur nos métiers et s’efforce de les faire mieux connaître, ce projet s’inscrit donc aussi dans cette ambition.


2. Quelle revue ?

La revue que l’Ataa se propose de créer s’intitulera : L’écran traduit – revue sur la traduction et l’adaptation audiovisuelles. Un titre qui s’entend métaphoriquement, cela va de soi ! Un comité de rédaction a été créé, qui comporte trois traducteurs membres de l’Ataa : Samuel Bréan, Jean-François Cornu et Anne-Lise Weidmann.

L’écran traduit sera une revue :

  • en ligne et gratuite : chaque article sera consultable sur le site de la revue et il sera également possible de le télécharger sous forme de fichier .pdf (ou de télécharger toute la revue) pour un meilleur confort de lecture.

  • semestrielle : le premier numéro sera publié au début de l’année 2013.

  • principalement en français : les contributions seront acceptées en français et en anglais (et, éventuellement, dans d’autres langues, mais dans la mesure où la langue de publication principale de la revue sera le français, cela nécessite un travail de traduction pour lequel il n’est pas toujours facile de trouver des bonnes volontés.)

  • qui traitera de la traduction audiovisuelle sous toutes ses formes (sous-titrage, doublage, voice-over) et quels que soient ses supports de diffusion (cinéma, télévision, etc.).

  • ouverte à différents types de contributions :

    • des articles de fond, tant sur la traduction elle-même que sur les traducteurs. Il peut s’agir de textes inédits, mais nous voulons aussi mettre en valeur des articles déjà existants (traductions, republications) ;

    • dans le même ordre d’idées, des articles et documents à valeur « historique », en français ou dans d’autres langues, susceptibles d’être republiés ;

    • des entretiens avec des traducteurs/adaptateurs, des « journaux de bord » de traduction, mais aussi des entretiens avec des professionnels exerçant un métier connexe à la traduction/adaptation audiovisuelle ;

    • des critiques d’ouvrages consacrés à la traduction/adaptation audiovisuelle

  • ouverte à des thématiques assez larges dont voici une liste non exhaustive : questions traductologiques propres à l’audiovisuel ; questions transversales communes à la traduction/adaptation audiovisuelle et à d’autres types de traduction ; langues rares et traduction/adaptation audiovisuelle ; aspects techniques et technologiques de la traduction/adaptation audiovisuelle ; métiers connexes  ; questions historiques et esthétiques liées au sous-titrage, au doublage, au voice-over ; questions liées à l’économie de la traduction/adaptation audiovisuelle (exemple : marché du sous-titrage ou du doublage dans tel pays) ; questions liées au droit d’auteur…

  • sans a priori intellectuel : L’écran traduit ne se positionne ni comme une revue de chercheurs universitaires, ni comme un recueil de billets d’humeur, mais quelque part entre les deux… Elle a à cœur d’informer sur la traduction/adaptation audiovisuelle, mais aussi de contribuer à la recherche non-universitaire sur ces questions par des points de vue et des formes d’articles éclectiques.

  • au lectorat potentiellement varié : traducteurs, chercheurs indépendants, universitaires, mais aussi personnes intéressées par le cinéma ou l’audiovisuel qui voudraient s’informer sur ces thèmes sous l’angle de la traduction/adaptation audiovisuelle. En somme, ce n’est surtout pas une revue « à usage interne ».

Ajoutons que nous aimerions beaucoup que des traducteurs participent à la revue, puisque l’objectif est aussi de faire entendre la voix des professionnels. Cette participation peut bien sûr prendre différentes formes : des articles écrits directement par les adaptateurs, des entretiens et des portraits, ou encore des « journaux de bord » relatant par exemple les difficultés rencontrées lors d’un travail d’adaptation particulièrement intéressant. Il y a souvent beaucoup à dire et à écrire sur une traduction/adaptation, nous espérons que cette nouvelle revue donnera l’occasion aux auteurs de faire connaître leur pratique quotidienne à un plus large public, toujours dans la perspective de faire mieux connaître nos métiers.

À partir du numéro 2 de la revue, un appel à contribution sera diffusé aussi largement que possible, qui présentera la revue et les articles dont nous sommes demandeurs. Pour illustrer le type de contributions que nous aimerions publier, nous vous invitons à (re)découvrir certains textes publiés jusqu’à présent sur le blog de l’Ataa et qui auraient eu toute leur place dans L’écran traduit : un texte à valeur historique accompagné de notes (première partie, seconde partie), un article de l’universitaire Nolwenn Mingant sur la première scène du film Inglourious Basterds et un portrait d’une professionnelle exerçant un métier lié à la traduction/adaptation audiovisuelle (première partie, seconde partie).

N’hésitez pas à nous faire part de vos idées et commentaires à l’adresse revue@ataa.fr, et rendez-vous dans quelques mois pour le premier numéro ! Il y sera notamment question de l’histoire du doublage en Allemagne, du sous-titrage chez Jean-Luc Godard et du rôle d’un directeur technique chez un distributeur cinématographique…



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At its last public meeting on October 23rd, 2012, ATAA announced a new journal on audiovisual translation/adaptation. Here is an outline of this project.


1) Why create a journal?

Cathy O Donnell

In 2009, we decided to create the ATAA blog (where you are probably reading this announcement). After three years and 118 articles (an average of two or three per month), we are facing several issues. The main one is the hybrid nature of the different posts: on the one hand, the blog includes short pieces such as news round-ups on audiovisual translation (AVT) and announcements from the association, but it also features longer pieces, vintage articles of historical interest, translated articles, profiles… These very different blog posts don’t always fit well together: it is sometimes hard to find the right balance between “short announcements” and in-depth articles. We therefore decided to create a journal, leaving the shorter pieces, news items, news round-ups and announcements for the blog while all the other types of articles will be published in the journal and thus given a better exposure.

This also aims to make ATAA and the professions that it stands up for more visible. In the French context, two other translators’ associations, ATLF (the French literary translators’ association) and SFT (the French translators’ association), have been publishing their own, respected, biannual journals – TransLittérature[2] and Traduire, respectively – for a long time. However, to the best of our knowledge, no journal in any language is specifically dedicated to AVT in its various forms. We think it useful to try and fill this gap.


2) What kind of journal?

The journal published by ATAA will be called L’écran traduit – revue sur la traduction et l’adaptation audiovisuelles [“The Translated Screen: a journal on audiovisual translation and adaptation”], obviously a metaphorical title. The editorial board is made up of three translators and ATAA members: Samuel Bréan, Jean-François Cornu and Anne-Lise Weidmann.

L’écran traduit will be:

  • a free, online journal – all articles will be directly available on the journal website, and also downloadable as .pdf files (as will be each issue as a whole) to make for easy reading.

  • biannual – the first issue is due in early 2013.

  • mainly in French, although submissions in English will also be accepted (and published both in English and in French). Submissions in other languages may be accepted on an individual basis, but as the main publication language is French, this will require an extra unpaid translation effort not always easy to provide for.

  • about AVT in all its forms (subtitling, dubbing, voiceover) and in all kinds of media (cinema, television, etc.).

  • open to different kinds of submissions:

    • in-depth articles on AV translation and translators. We are looking for unpublished material, but we would also like to showcase existing articles by translating and/or republishing them.

    • suggestions of old articles or documents with a historical value, in French or other languages, that could be reproduced.

    • interviews with translators, “translation diaries”, but also interviews with non-translators working in the AVT field.

    • reviews of books on AVT.

  • open to a broad range of topics. Here is an incomplete list: translation studies pertaining to the audiovisual field; cross-disciplinary issues common to AVT and other types of translation; rare languages in AVT; technical and technological aspects of AVT; professions connected to AVT; historical and aesthetic issues linked to subtitling, dubbing, and voiceover; issues related to the economy of AVT (e.g. the market of subtitling or dubbing in a given country); issues of audiovisual translators’ moral rights…

  • without any intellectual biasL’écran traduit doesn’t position itself as a scholars’ journal nor as a collection of opinion columns, but somewhere in-between. It aims to provide information about AVT, but also to contribute to non-scholarly research on these matters by publishing personal insights and a wide range of articles.

  • aimed at a potentially varied readership – translators, independent scholars, academics, but also people who take an interest in cinema and other audiovisual media and would like to know more about these topics under the angle of AVT. In brief, it is not “for internal use only”.

We warmly welcome contributions from translators in the journal, since one of our objectives is to make the professionals’ voice better heard than it currently is. This can be achieved in a number of ways: articles written by translators, interviews, profiles, and “translation diaries” explaining specific difficulties encountered while translating a particularly interesting audiovisual text. We hope that this new journal will give audiovisual translators the opportunity to introduce a larger readership to their day-to-day crafts, as part of our ongoing concern with communicating about our professions.

From issue number 2 onward, a call for papers will be circulated as widely as possible, to introduce L’écran traduit to potential contributors and describe the types of articles we are looking for.

By way of example, ATAA blog posts (in French) which are more similar to the “journal article” text type include:

To all our readers: please don’t hesitate to share your ideas and comments at revue@ataa.fr, and see you in a few months for the debut issue! It will include a dossier on dubbing in Germany, a piece on subtitling Jean-Luc Godard’s films, an interview with the head of a technical department in a film distribution company…



Notes    (cliquer sur ↵ pour revenir au texte)
  1. Signalons que l’ATLF a récemment numérisé et mis en ligne en .pdf les 43 numéros de TransLittérature: www.translitterature.fr.
  2. ALTF has recently digitized and put online in PDF format all 43 back issues of TransLittérature: www.translitterature.fr.
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