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Matinale de la SFT le 24 septembre : « Bien choisir ses mots » Réunion publique le 8 novembre
2011 29
sept

the prosperous translator

Comme nous l’avions annoncé dans le billet qui présentait The Prosperous Translator il y a quelques mois, son auteure Chris Durban nous a donné l’autorisation de traduire et de publier une sélection de chroniques issues de l’ouvrage.

Voici la première ! Sa traduction en français est l’œuvre d’Anaïs Duchet ; le texte original en anglais est à la suite.


Question :


Chères Fourmi de feu et Abeille ouvrière,


J’ai pris le statut d’indépendant il y a un an, et je travaille désormais à domicile. Malgré le temps que j’ai gagné sur les trajets, je me sens moins productif. La faute à mes voisins, à mes amis et même à mes proches envahissants qui débarquent à toute heure pour prendre le café. Deux ou trois fois par jour, j’y ai droit : « Je passais dans le coin, alors je viens te faire un petit coucou. » J’essaie de leur faire comprendre que je suis occupé, mais ils n’ont pas l’air de saisir, et je n’ai pas envie d’être désagréable. Driinggg ! Encore une visite. Comment faire ?


Toc Toc



Réponse :


Cher Toc,


Notre conseil : ne vous laissez pas envahir. Ouvrez la porte avec un grand sourire, en disant : « C’est sympa d’être passé(e), mais là, je ne peux pas, je suis en ligne avec un client. Désolé, à plus ! » Puis faites-lui au revoir de la main et refermez la porte derrière vous. Vous pouvez toujours le ou la rappeler ou l’inviter à venir prendre un verre une fois votre travail terminé.

Si vous avez peur de manquer d’aplomb, installez un téléphone à côté de votre porte d’entrée, que vous vous collerez à l’oreille chaque fois que quelqu’un sonne. Cette petite mise en scène pourra vous aider à être plus convaincant.

Sans cela, nous ne voyons qu’une autre solution : faire salon la journée et travailler la nuit… Mais est-ce vraiment ce que vous voulez ?


FF & AO



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Q:


Dear Fire Ant & Worker Bee,


I went freelance a year ago and now work from an office in our home. But even without the commute I’m feeling less productive. The reason? Intrusive neighbors, friends and even family members who drop in any old time to chat. « I was just passing by and thought I’d say hi, » is something I hear two or three times a day. I’ve tried telling them I’m busy, but they don’t seem to take it in and I don’t want to be unfriendly. Driinggg. There goes the doorbell now. What to say?



Knock Knock


A:


Dear Knock,


We say bite the bullet. Open door, nice smile, « Ah, great to see you—but I’ve got a client on the line. Can’t talk, ‘bye! » You then step back, wave, close door. You can always call them back or invite them over for a drink after your work is done.

If you don’t think you can manage this, place a telephone next to the front door, pick up the receiver and hold it to your ear automatically as you answer the doorbell. Having a prop may get you through.

The only other option we know of is to chitchat during the day and work at night—but do you really want to do that?


FA & WB


Extrait de The Prosperous Translator: Advice from Fire Ant & Worker Bee, compiled and edited by Chris Durban, FA&WB Press, 2010


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