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2011 27
juil
Deux documentaires à l'honneur dans <em>TransLittérature</em>

Deux documentaires à l'honneur dans TransLittérature

Dans son dernier numéro, TransLittérature revient sur deux documentaires sortis en salles au cours de l’année écoulée et consacrés à la traduction : La femme aux cinq éléphants (Vadim Jendreyko, 2009, dont il a déjà été question ici, et qui est encore visible dans plusieurs salles de cinéma parisiennes) et Traduire (Nurith Aviv, 2010). Cette récente profusion (toute relative) de films consacrés à nos métiers, ainsi que les grandes qualités de ces deux œuvres, sont l’occasion d’un excellent dossier de quatre articles intitulé « Traduire en images » dans la revue semestrielle de l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF).

Un premier article de Jacques Catteau, traducteur du russe et spécialiste de Dostoïevski, éclaire La femme aux cinq éléphants sous l’angle de la métaphore filmique : ou comment le portrait tourné par Vadim Jendreyko devient, par le jeu du montage, des choix des plans et de l’agencement des séquences, une métaphore même de l’acte de traduire.

Suit une « Lettre à Svetlana Geier » d’Agathe Neuve, un hommage impressionniste et personnel à cette traductrice au parcours exceptionnel.

Sophie Ehrsam nous présente ensuite Traduire et sa plongée dans l’univers d’une dizaine de traducteurs de l’hébreu : leurs difficultés à restituer cette langue source dans leur langue maternelle, la passion qui semble les unir tous, le passage d’une langue à l’autre tout au long du film… « Il n’est pas besoin de connaître l’hébreu ni d’être traducteur pour apprécier ce film », souligne l’auteure de l’article : Nurith Aviv ouvre une série de fenêtres sur la traduction, tout comme le livre est lui-même une fenêtre sur le monde, selon les termes mêmes de la réalisatrice.

Enfin Emmanuèle Sandron, dans « La langue appartient à qui la parle et l’écrit », revient sur trois autres films de Nurith Aviv : D’une langue à l’autre (2004) et Langue sacrée, langue parlée (2008), les deux premiers volets de la trilogie consacrée à l’hébreu que vient clore Traduire ; sans oublier Vaters Land – Perte (2002), un court métrage qui aborde le vide et les fantômes de l’après-guerre en Allemagne.

Un dossier décidément passionnant, qui rend justice à ces deux documentaires très riches.

On trouvera par ailleurs dans ce dernier numéro de TransLittérature un comparatif des traductions en français de The Great Gatsby (rubrique « Côte à côte »), mais aussi un entretien entre Ros Schwartz et Sarah Ardizzone, respectivement auteure d’une nouvelle traduction en anglais du Petit Prince de Saint-Exupéry et traductrice de l’adaptation en bande dessinée par Joann Sfar du même Petit Prince, sans oublier des comptes rendus intéressants dans les rubriques « Profession » et « Lectures ». Un excellent cru, en somme !

Si vous n’êtes pas adhérent de l’ATLF ou d’ATLAS, vous pouvez vous abonner à TransLittérature à l’année (2 numéros) en envoyant un chèque de 20 euros à l’ordre d’ATLF au 99, rue de Vaugirard, 75006 Paris. Il est également possible de commander les anciens numéros de la revue.

En complément du dossier « Traduire en image », on pourra consulter les vidéos des nombreuses rencontres organisées autour des projections de Traduire ces derniers mois sur le site officiel du film.

Bernard Eisenschitz, auteur (avec d’autres adaptateurs) des sous-titres du film de Nurith Aviv, y explique notamment comment la réalisatrice lui a demandé de travailler sur la traduction de l’œuvre avant même que celle-ci soit terminée. Son intervention peut être visionnée ici.

Ajoutons enfin que les films de cette réalisatrice ont été réunis dans un coffret DVD aux éditions Montparnasse, et étudiés également dans un texte récent de Jean-Paul Fargier (« Les débuts infinis de Nurith Aviv », Trafic n°78, été 2011).

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2011 28
juin

Pierre Assouline et Chris Durban

Pierre Assouline et Chris Durban

Le blog de l’Ataa annonçait la semaine dernière la venue de Pierre Assouline à la Matinale de la SFT organisée samedi 25 juin. Eh bien ce fut passionnant !

Après une courte introduction par Chris Durban, Pierre Assouline a présenté en détail le rapport qu’il a réalisé pour le Centre national du livre. Son intervention de près de deux heures a été suivie d’une série de questions de l’assistance.

Genèse et publication

Commandé par le CNL en 2009 (sous la présidence de Benoît Yvert, lequel a depuis cédé la place à Jean-François Colosimo), ce document est désormais prêt à être rendu public (sous forme électronique et papier) dès cette semaine. Le CNL a tenu à le publier lui-même par souci d’indépendance et les adhérents de la SFT et de l’ATLF, ainsi que les acteurs du monde de l’édition, en recevront chacun un exemplaire.

La raison d’être de ce rapport est l’absence de dialogue qui caractérise les relations entre traducteurs littéraires et éditeurs depuis… 1993, année de la signature du Code des usages de la traduction. Après un si long silence, il semblait nécessaire de mettre à plat les problèmes et sujets de tension afin d’envisager de renouer sereinement le dialogue. Objectif atteint, puisque le Syndicat national de l’édition (SNE) a accepté, suite à la demande que lui a addressée Pierre Assouline à l’occasion du Salon du Livre, de rencontrer les syndicats et les associations représentatives des traducteurs dès la rentrée 2011 sous l’égide du CNL.

Pierre Assouline présente son travail comme une « enquête », au sens journalistique du terme, et rappelle les aspects qu’il ne traite pas : le marché de la traduction pragmatique/technique (ajoutons : le marché de la traduction audiovisuelle, cela va de soi), l’extraduction (c’est-à-dire la traduction du français vers d’autres langues) et la traductologie. Intitulé « La condition du traducteur », le rapport aborde d’une part les conditions matérielles, économiques et sociales entourant l’exercice du métier de traducteur d’édition, et d’autre part les conditions que devraient poser les traducteurs dans le rapport de force qui les confronte aux éditeurs. L’auteur a recueilli la parole des traducteurs et des éditeurs, mais a aussi étendu son étude aux formations à la traduction littéraire ou encore aux procédures judiciaires qui opposent les traducteurs à leurs commanditaires.

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2011 22
juin

Samedi à la SFT : café et Pierre Assouline

Samedi à la SFT : café et Pierre Assouline

Connaissez-vous les Matinales de la SFT ? Tous les troisièmes samedis du mois, la délégation Île-de-France de la Société française des traducteurs convie traducteurs et interprètes à se retrouver dans un café parisien pour un petit-déjeuner professionnel. Cette sympathique initiative est ouverte à tous, adhérents ou non de la SFT.

Connaissez-vous Pierre Assouline ? Écrivain et critique littéraire, il tient l’un des rares blogs littéraires (La république des livres) qui abordent régulièrement la place de la traduction et des traducteurs dans l’édition et s’est vu confier en 2009 la rédaction d’un rapport sur la traduction pour le compte du Centre national du livre. Ce document, évoqué abondamment lors d’une table ronde consacrée à la traduction au dernier Salon du livre (la vidéo des débats peut être consultée ici), est le résultat d’un an et demi d’enquête sur le métier de traducteur pour l’édition.

Alors même que la publication de ce rapport se fait quelque peu attendre, Pierre Assouline sera l’invité de la prochaine Matinale de la SFT, samedi 25 juin à 10h30. L’occasion d’aborder la qualité d’auteur du traducteur d’édition et l’évolution de son métier : des sujets qui touchent de près les traducteurs de l’audiovisuel, lesquels travaillent sous le même statut d’auteur que leurs confrères de l’édition, et sont parfois amenés à exercer dans ces deux branches spécialisées de la traduction.

Lieu :
Café du Pont-Neuf – 14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Participation : 8,50 € (petit-déjeuner comprenant une boisson chaude, un jus d’orange et une viennoiserie).

Inscription avant vendredi 24 juin 12h : delegation.idf-matinales@sft.fr 

Pour suivre l’actualité des Matinales, rendez-vous sur cette page du site de la SFT.

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2011 05
mar

Nous avons parlé de ce film ici même.

Voir aussi le site officiel.

Séance de travail pour Svetlana Geier

Séance de travail pour Svetlana Geier

Le président de la Scam,

l’Association des Traducteurs-Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA),

l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF)

et la Société Française des Traducteurs (SFT)

ont le plaisir de vous convier à la projection de

La Femme aux 5 éléphants

un film documentaire de Vadim Jendreyko
2009 – 1h33’
une production Mira Film et Filmtank
une distribution Nour Films

Ce documentaire retrace l’histoire et l’œuvre de Svetlana Geier, grande traductrice de Dostoïevski en allemand. Il tente de percer à jour le mystère de cette femme infatigable. Une grande souffrance, des aides secrètes, des chances inespérées. Et un amour des mots qui éclipse tout le reste.

La projection sera suivie d’une discussion menée par Jacques Catteau, professeur de littérature russe et traducteur, et en présence de Patrick Sibourd, distributeur du film.

mardi 22 mars 2011
à 19 heures 45
salle Charles Brabant à la Scam
5, avenue Vélasquez
75008 Paris (métro Villiers ou Monceau)

Nombre de places limité, réservation indispensable à delegation.iledefrance@sft.fr

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2010 06
oct
Svetlana Geier et l'oeuvre de Dostoïevski

Svetlana Geier et l'oeuvre de Dostoïevski

Non. Les éléphants en question sont cinq grands romans. Et le documentaire met la lumière sur un être qui reste trop souvent dans l’ombre : le traducteur ou, en l’occurrence, la traductrice. Quoique, dans ce cas particulier, il s’agisse d’une représentante célèbre de notre profession.

Intitulé La femme aux cinq éléphants, ce film de Vadim Jendreyko est consacré à Svetlana Geier, traductrice vers l’allemand de cinq œuvres de Dostoïevski.

« Le film tisse l’histoire de la vie de Svetlana Geier avec son œuvre littéraire et suit la trace du mystère de cette femme infatigablement active. Il parle d’une grande souffrance, d’aides secrètes, de chances inespérées – et d’un amour pour la langue éclipsant tout le reste », lit-on sur le site officiel du film.

Il sera diffusé en salle, à Paris et dans plusieurs villes de province, à partir du mercredi 13 octobre 2010 (tous les détails ici).

Avec une avant-première le lundi 11 octobre à l’Institut Goethe (Paris).

Pour les amoureux de la traduction et de l’audiovisuel, difficile de manquer ça, non ?

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2009 24
juil
translitterature2

Le TransLittérature nouveau est arrivé

TransLittérature, c’est une revue semestrielle éditée depuis 1991 par ATLAS (Assises de la Traduction Littéraire en Arles) et l’ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France), vénérable association qui accueille aussi des traducteurs de l’audiovisuel.

Pour son n°37 (été 2009), la revue s’offre un brin de toilette et  dispose d’une maquette très élégante, sous une couverture toujours sobre. Près de 100 pages, un format A5 agréable… Et de nombreuses rubriques qui attirent l’attention du lecteur : « Côte à côte », qui compare plusieurs traductions du même texte (ici, les Confessions de Saint Augustin) ; un entretien avec un/e traducteur/trice ; « Échos de la liste », qui livre la substantificque moelle d’échanges ayant eu lieu sur la liste de diffusion de l’ATLF – difficile de résister à un titre tel que « Ardoise magique et presse-citron » !

A noter également, un dossier sur l’édition numérique, la rubrique « Formation » (avec un « journal de tutorat »), des comptes rendus de colloques et de lectures… Ainsi que la reproduction de l’Auto-portrait d’une traductrice barbue, article paru sur le blog d’une traductrice déplorant la faible représentation dans les médias des femmes exerçant ce métier, alors même que l’ATLF est composée de femmes à près de 70%.

Pour revenir à la traduction audiovisuelle, signalons qu’il en a été question lors des Quinzièmes Assises de la traduction littéraire (Arles, 1998), dont les actes ont été édités, et que plusieurs articles de TransLittérature ont traité du sujet : « Lost in adaptation » (n°27), ou une interview avec Sophie Désir (n°28), traductrice œuvrant dans le doublage. Voir la liste des anciens numéros !

Pour se procurer TransLittérature lorsque l’on n’est pas adhérent de l’ATLF ou d’ATLAS, on peut s’abonner à l’année (2 numéros) en envoyant un chèque de 18 euros à l’ordre d’ATLF au 99, rue de Vaugirard, 75006 Paris.  On peut aussi commander des numéros isolés (9 euros l’exemplaire)

(Merci à Jean et Valérie)

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