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2013 16
avr

couv traduire

Pour son numéro de décembre 2012, la revue Traduire de la Société française des traducteurs (SFT) se penche, le temps d’un copieux cahier spécial, sur la traduction dans le domaine des sciences sociales (ou des sciences humaines, les deux appellations sont employées assez indifféremment dans le dossier). Parler de traducteurs « spécialisés » dans les sciences sociales serait manifestement un non-sens, tant sont vastes les domaines abordés dans ce cahier : philosophie, économie écologique, finance, architecture, administration publique, etc.

Les différentes contributions de ce numéro placent leur focale à une distance plus ou moins grande de l’acte de traduction, ce qui permet de multiplier les angles d’approche.

Ainsi, l’article de Gisèle Sapiro qui ouvre le dossier commence par décrire un phénomène dans sa globalité, celui de la circulation des ouvrages traduits dans le domaine des sciences humaines, et balaye en quelques pages l’édition de traductions d’ouvrages de sciences sociales ainsi que ses enjeux et les obstacles qu’elle rencontre à l’heure de la mondialisation[1].

L’article d’Alice Berrichi « La traduction en sciences sociales », complémentaire de celui de Gisèle Sapiro, s’attache lui aussi à dépeindre la circulation des traductions d’ouvrages de sciences sociales, en présentant les problèmes qui se posent en la matière ainsi que les difficultés propres au transfert d’une langue à une autre des concepts et des termes appartenant à ce vaste ensemble de disciplines.

Un cran plus près des praticiens proprement dits, signalons, sous la plume de Verónica Román, un aperçu très complet de la place du traducteur dans le marché de la traduction économique et financière (tributaire de phénomènes de grande ampleur tels que la mondialisation ou la crise actuelle), ainsi qu’un regard sur le rôle de la traduction et de l’interprétation au sein des services publics espagnols (Carmen Valero Garcés). Où l’on apprend qu’ont lieu au niveau international des rencontres entre services de traduction et d’interprétation de la fonction publique de différents pays, et qu’il existe, à l’échelon espagnol, un réseau de chercheurs et de formateurs en traduction et interprétation qui joue un rôle d’observatoire permanent de la communication entre les langues et entre les cultures.

« De la traduction en philosophie » (par Tiina Arppe, chercheuse et traductrice) nous laisse entrapercevoir les défis de la traduction de la philosophie en finnois (« Lorsqu’une de mes amies finlandaises, qui habite en France, avait un jour mentionné à l’une de ses connaissances locales, professeur de philosophie, que j’étais en train de traduire un texte de Jacques Derrida vers le finnois, cette connaissance avait constaté laconiquement que c’était certainement un bon moyen de se suicider »). Problèmes étymologiques et de champs lexicaux sont abordés au moyen d’exemples très parlants (malgré notre absence de familiarité avec le finnois) et aboutissent à une conclusion éclairante : « Il ne s’agit pas en philosophie de traduire un « savoir » objectif unique, un ensemble de faits réels, auxquels le traducteur pourrait faire référence pour réussir son travail. Ses choix reposent toujours sur sa propre interprétation du texte philosophique – autrement dit, traduire un texte philosophique, c’est aussi toujours en quelque sorte philosopher, raisonner sur des questions de philosophie. »

Avec l’article de Tiina Arppe, nous nous sommes rapprochés de la pratique proprement dite de la traduction en sciences sociales et sciences humaines. Une série de textes creuse ce sillon : celui de Sabri-Fabrice Sayhi (« Traduire dans le domaine de l’économie écologique ») détaille les problèmes terminologiques propres à la traduction dans le domaine complexe (car transdisciplinaire, puisque touchant à la fois au développement économique et à l’environnement) de l’économie écologique. Plusieurs exemples concrets (notion de soutenabilité, recours aux métaphores, emploi des adjectifs « écologique » et « environnemental ») débouchent sur une réflexion intéressante quant au caractère idéologique de cette terminologie et aux glissements de sens que l’on y constate. L’article s’accompagne d’un petit glossaire anglais-français-espagnol. Dans une autre discipline, l’architecture, un article de Kim Sanderson (« À la poursuite de l’intangible ») évoque certaines difficultés de traduction très concrètes rencontrées par l’auteur (anglophone) face à un ouvrage de Le Corbusier présentant la particularité de mêler l’allemand et le français.

Trois articles élargissent la thématique du dossier principal : « Parlons du traducteur : rôle et profil » (Marie-Hélène Catherine Torres), « La face cachée de la révision » (Charles Martin) et une contribution qui nous intéresse plus directement, sur la version doublée en français d’un film italien sorti en 2002 (« Traduction multimédia et voix régionales : la version française du film Respiro d’Emanuele Crialese », par Antonino Velez). Si son lien avec la traduction en sciences humaines semble ténu, ce dernier article est néanmoins fouillé et analyse en détail les stratégies de restitution (plus ou moins fructueuses) des particularités sociolinguistiques du film dans son doublage, notamment le recours fréquent au dialecte sicilien (et le décalage entre dialecte et italien « standard »), la traduction des toponymes ou encore le rendu de certaines expressions argotiques. Une gageure dans une œuvre qui semblait prédestinée à être exclusivement sous-titrée pour sa distribution en France (film d’art et essai, en italien, mêlant italien et dialecte sicilien). On notera cependant que l’auteur évoque peu, dans son explication des choix d’adaptation, certaines contraintes propres au doublage (telles que le synchronisme des répliques avec le mouvement des lèvres des acteurs de la version originale) et surtout qu’il ne mentionne nulle part le nom de l’auteur des dialogues doublés qu’il analyse…

Un numéro éclectique, en résumé, qui permet de se faire une idée de la richesse des thématiques que l’on peut être amené à aborder en traduisant dans le domaine des sciences humaines et des sciences sociales. Un certain nombre d’articles sont du reste eux-mêmes traduits d’une autre langue (espagnol, anglais, finnois), ce qui permet aussi de constater que les traducteurs talentueux ne manquent pas dans les sciences humaines et sociales.


Traduire n°227, décembre 2012, « Éco, socio, philo… & co », 136 pages

Pour commander un numéro de Traduire ou vous abonner (deux numéros par an), contactez la Société française des traducteurs à l’adresse traduire@sft.fr ou rendez-vous sur cette page.

À noter : les adhérents de l’ATAA souhaitant s’abonner à Traduire bénéficient d’un tarif préférentiel (30 euros par an au lieu de 40).



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couv TL

Contrairement à ce numéro de Traduire, la dernière livraison de TransLittérature, la revue de l’Association des traducteurs littéraires de France, n’est pas axée sur une thématique unique et centrale.

Le numéro 44 (hiver 2013) s’ouvre sur un nouvel article de la série « Côte à côte », qui compare les différentes traductions publiées d’œuvres littéraires. Cette fois, ce sont les premières lignes de La Métamorphose de Kafka que Corinna Gepner passe au crible, au moyen de cinq traductions françaises récentes. Si l’exercice peut laisser le lecteur sur sa faim (« La suite ! », est-on tenté de réclamer), il est mené de façon intéressante par l’auteur de l’article, qui décortique les difficultés propres au texte allemand et les spécificités de chaque traduction.

Ce premier article nous place d’emblée « à hauteur de traducteur », aux prises avec les mots eux-mêmes, leurs pièges et leurs insuffisances. Plusieurs autres contributions adoptent cette même perspective, à commencer par le journal de bord tenu par Patricia Barbe-Girault qui relate la traduction épineuse de The Life (de Malcolm Knox, paru en France sous le titre Shangrila aux éditions Asphalte en 2012). Un défi à tous points de vue : pavé de plus de 500 feuillets, anglais d’Australie, écriture déconcertante à nulle autre pareille et plongée dans le milieu du surf des années 1970, un domaine que la traductrice ne connaissait guère. Le récit de cette traduction épique est tout à fait passionnant, Patricia Barbe-Girault partageant ses doutes et ses échecs avec autant de franchise que ses satisfactions et ses victoires.

Un long entretien avec Diane Meur, traductrice et romancière, nous entraîne vers d’autres horizons, ceux de son quatrième roman, Les villes de la plaine, qui mêle fiction, antiquité et réflexion sur la nature de la traduction. Dans cette entrevue surprenante, l’auteur évoque son rapport aux mots et à l’écriture, différent selon qu’elle endosse sa casquette de traductrice ou de romancière.

Toujours au plus près des mots, mentionnons un article signé Jacques Legrand (« traducteur de Rilke, Trakl et Fontane entre beaucoup d’autres ») et intitulé « La mesure et le nombre – Autres réflexions sur la traduction poétique ». Avec beaucoup de justesse, il met le doigt sur les concessions que doit faire le traducteur de langue française aux structures syntaxiques, aux sonorités, au rythme, etc. de la langue source qu’il traduit. Trahir légèrement le sens pour parvenir à un style plus élégant, conserver l’ordre des mots mais se voir obligé d’en ajouter de nouveaux (« Adieu la percutante brièveté, le cri désespéré de l’original. Est-ce la quadrature du cercle ? »), trouver une équivalence « la moins approximative possible », autant de dilemmes quotidiens auxquels est confronté le traducteur littéraire…

Mais les traducteurs ne se contentent pas d’écrire, ils partagent aussi leur savoir-faire et leur passion de vive voix. Dominique Nédellec relate ainsi l’animation d’un atelier de traduction  dans un lycée : « Comment expliquer à des lycéens en quoi consiste mon métier ? Comment capter immédiatement leur attention ? Passeur, faussaire, imposteur, caméléon, anguille, pigeon à l’occasion… Oui, bien sûr. Mais encore ? » Elle optera finalement pour l’image du funambule en équilibre entre deux mondes distants…

De nombreux autres ateliers et interventions sont évoqués dans les articles de la revue consacrés à la « Journée de printemps » organisée le 16 juin 2012 par l’association ATLAS, qui organise par ailleurs les assises annuelles de la traduction littéraire (Arles). Au menu : « Le traducteur à ses fourneaux ». Les Assises 2012 (autour du thème « Traduire le politique ») et le festival littéraire « Mixed Zone » de Liège ont également les honneurs de la rubrique « Colloques ».

Mentionnons encore la rubrique « Lectures » qui rend compte de l’ouvrage Traduction : histoire, théories, pratiques (Delphine Chartier, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2012) et des recommandations en faveur de la traduction littéraire publiées à l’automne dernier par la Commission européenne. Sont en outre évoquées l’œuvre d’Isaac Bashevis Singer (dans le prolongement du dossier sur le yiddish publié dans un précédent numéro de TransLittérature) et celle d’Aharon Appelfeld (écrivain israélien qui relate notamment dans ses écrits comment il fut privé de langue pendant la guerre et connut par la suite une « mutation linguistique »).

Rappelons que c’est aussi dans ce numéro – décidément très riche – de TransLittérature que l’on peut retrouver l’entretien croisé « Les traducteurs tissent leur toile » entre Valérie Julia (qui a coordonné la mise en ligne des archives de TransLittérature) et Samuel Bréan (membre du comité de rédaction de la toute nouvelle revue en ligne de l’Ataa), publié simultanément dans le premier numéro de L’Écran traduit.


Depuis le lancement du site de TransLittérature, chaque numéro de la revue est accessible en ligne dès la publication du numéro suivant.


TransLittérature n° 44, hiver 2013, 93 pages




Notes    (cliquer sur ↵ pour revenir au texte)
  1. Profitons-en pour recommander ici quelques-uns des ouvrages de Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la sociologie de la traduction : Translatio. Le marché de la traduction en France à l’heure de la mondialisation (CNRS Éditions, 2008), mais aussi l’étude récente qu’elle a dirigée et qui est chroniquée à la fin du même numéro de Traduire : Traduire la littérature et les sciences humaines : conditions et obstacles (Ministère de la Culture et de la Communication, 2012).

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2012 18
juin

Un ouvrage à recommander !

Un ouvrage à recommander !

Les Matinales de la SFT, ces petits-déjeuners professionnels bien connus organisés une fois par mois par la délégation Île-de-France de la Société française des traducteurs, accueillent ce mois-ci un duo de marque, David Bellos et Daniel Loayza.

Traducteur et biographe (entre autres) de Georges Perec, l’Anglais David Bellos a publié il y a quelques mois Is That a Fish in Your Ear? Translation and the Meaning of Everything, paru en France chez Flammarion sous le titre Le poisson et le bananier – Une histoire fabuleuse de la traduction et traduit par Daniel Loayza en collaboration avec l’auteur.

Ce livre aurait également pu s’intituler « Petites histoires de la grande Histoire de la traduction », car il a tout d’un vade-mecum. En effet, il évoque aussi bien les origines de la traduction que le film Avatar, les différentes versions d’un ouvrage religieux antique que la restitution du souffle poétique d’un texte moderne, la traduction assistée par ordinateur que « Les mots français selon l’ordre des lettres ainsi que les fault escrire & tourner en latin ». Et il nous apprend tout (ou presque !) sur les anisomorphismes, les hyperonymes – inséparables, bien évidemment, des hyponymes – ou encore le nomenclaturisme. Vous l’aurez compris, Le poisson et le bananier est un voyage érudit, humoristique et tous azimuts au pays de la traduction. Ou plutôt des traductions, car si le livre ne mentionne qu’occasionnellement l’adaptation audiovisuelle (pour souligner notamment la qualité du travail des auteurs de sous-titrage et doublage anglo-saxons), il dresse le panorama de tout ce qui a fait, fait et fera (sûrement) la traduction, quel que soit le domaine auquel elle s’applique.

Soulignons enfin le travail de Daniel Loayza qui a su rendre toutes les subtilités d’un livre qui pioche dans toutes les branches de la Connaissance, par-delà les frontières et les siècles.

La rencontre promet donc d’être passionnante ! En avant-goût, on pourra écouter ou réécouter avec délice « L’humeur vagabonde » du 25 janvier 2012, émission dont David Bellos était l’invité. Ou visionner cette petite vidéo mise en ligne par son éditeur anglais pour la sortie de son ouvrage…

Quand ?

Samedi 23 juin à 10 h 00, accueil dès 9 h 30.

Où ?

Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie. Un reçu de 9,00 € vous sera remis sur place. Rappelons que les Matinales sont ouvertes à tous, adhérents ou non à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants.

Inscriptions à l’adresse delegation.idf-matinales@sft.fr. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur la page des Matinales.


Merci à Christophe Ramage pour cette « fiche de lecture » synthétique et enthousiaste !

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2012 22
fév

sft interpretation

On ne présente plus la brochure de la Société française des traducteurs « Traduction : faire les bons choix », un guide exhaustif et intelligent destiné aux acheteurs de traduction. La SFT en a publié fin 2011 une version actualisée que l’on peut consulter en ligne ici.

Mais ce n’est pas tout, car la brochure a désormais son pendant pour l’interprétation : intitulé (on vous le donne en mille) « Interprétation : faire les bons choix », cet opuscule est lui aussi disponible sur le site de la SFT.

Par ailleurs, signalons que la prochaine Matinale de la SFT sera consacrée à la retraite des traducteurs. Une question à laquelle il est bon de penser avant l’âge de la retraite, car comme le rappellent nos confrères, « à 25, 40, 55 ans… ça se prépare ». Si les modalités de cotisation au régime de retraite diffèrent entre le statut libéral et le statut d’auteur, gageons que cette Matinale sera tout de même l’occasion de glaner des informations intéressantes sur cette question qui nous concerne tous.

Date : samedi 25 février à 10 h 00, accueil à partir de 9 h 30.
Lieu : Café du Pont-Neuf – 14, quai du Louvre – 75001 Paris (M° Pont-Neuf/RER Châtelet)

Inscriptions et informations complémentaires sur cette page.

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2011 17
nov

Venez nous rencontrer autour d'un petit-déjeuner !

Venez nous rencontrer autour d'un petit-déjeuner !

L’ATAA a le plaisir d’être invitée à la prochaine Matinale de la Délégation Ile-de-France de la Société française des traducteurs (SFT), le 26 novembre, afin de faire découvrir aux traducteurs techniques et/ou littéraires les spécificités de la traduction audiovisuelle, loin des clichés.

Quelle est la différence entre doublage et voice-over ? Entre VOST et VM ? Comment travaille un traducteur audiovisuel ? Avec quel matériel ? Qui sont ses clients ? À quelles évolutions ce secteur est-il confronté ? Et est-il seulement si porteur qu’on le dit ?

Anaïs Duchet et Sylvestre Meininger, présidente et vice-président de l’ATAA, viendront parler de tous ces sujets et évoquer les actions de l’association.

Quand ?

Samedi 26 novembre à 10 h 00, accueil dès 9 h 30.

Où ?

Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie. Un reçu de 9,00 € vous sera remis sur place. Rappelons que les Matinales sont ouvertes à tous, adhérents ou non à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants.

Inscriptions à l’adresse delegation.idf-matinales@sft.fr. Pour suivre l’actualité des Matinales, rendez-vous sur le site de la SFT.

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2011 10
nov

L’Ataa participera le 9 décembre prochain à la Journée mondiale de la traduction 2011 initiée par la Fédération internationale des Traducteurs (FIT). De nombreuses manifestations en lien avec la traduction auront lieu de par le monde, comme en témoigne la carte récapitulative proposée sur le site de la FIT.

JMT

En France, c’est la Société française des traducteurs (SFT) qui organisera les réjouissances, sous l’intitulé : « Un pont entre les cultures professionnelles ». Dans ce cadre, elle a notamment souhaité donner à cette journée une dimension interassociative et réunir les différentes associations de traducteurs à l’occasion d’une table ronde.

Quant au reste du programme, il est riche : intervention sur les traducteurs indépendants travaillant pour l’ONU, conférence sur le rôle social des traducteurs, présentations des chiffres clés de l’enquête annuelle menée par la SFT auprès des professionnels de la traduction, mais aussi une « dictée des traducteurs », la remise du prix Pierre-François Caillé de la traduction, et pas moins de quatre tables rondes interprofessionnelles l’après-midi.

Pour télécharger le programme complet de cette journée en .pdf, cliquez ici. Le premier communiqué de presse de la SFT sur la Journée mondiale de la traduction peut être consulté à cette adresse.

Attention, il est nécessaire de s’inscrire pour assister à cette journée. N’attendez pas ! La SFT a déjà reçu de nombreuses demandes d’inscription…

Lieu :
Maison des Associations de Solidarité,
10 Rue des Terres au Curé, 75013 Paris
Métro Olympiades / Porte d’Ivry

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2011 21
sept

sft logo

La délégation Ile-de-France de la Société française des traducteurs nous transmet l’annonce de sa prochaine Matinale, qui aura lieu samedi 24 septembre.

Ces petits-déjeuners professionnels organisés tous les troisièmes samedis du mois par la SFT sont l’occasion d’échanger avec d’autres traducteurs/interprètes autour d’un croissant et d’un café, avec, souvent, la présence d’un conférencier de choc (le blog de l’Ataa avait rendu compte en juin dernier de la Matinale consacrée à Pierre Assouline).

Suivez l’actualité des Matinales ! L’Ataa y donnera une intervention le 26 novembre…

La qualité de l’expression, des contenus et des langages fait la différence. Mais avec quels mots ? Quel est l’intérêt pour une entreprise d’ordonner son langage et de créer une charte sémantique ? Quel rôle, nous traducteurs, pouvons-nous jouer ? Comment pouvons-nous enrichir notre pratique ?

Depuis plus de 20 ans, Jeanne Bordeau dirige deux entreprises spécialisées dans la qualité du langage et les prises de paroles délicates. Elle publie régulièrement des articles dans Stratégie ou L’Expansion, conseille de grandes entreprises en période de crise, forme et accompagne les décideurs afin qu’ils donnent du sens et de la cohérence à leur communication interne ou externe.

Jeanne Bordeau enseigne aussi et tient un blog. Elle est l’auteure d’une collection de six livres publiés aux Éditions d’Organisation, sur le thème du langage et de la communication. La Galerie Verneuil-Saints Pères (Paris) expose régulièrement ses « tableaux de mots », des œuvres qui mettent en scène les mots des médias les plus utilisés ou les plus rares.

En s’appuyant sur de nombreux exemples, Jeanne Bordeau nous parlera codes du langage, à l’heure du Web et des technologies de l’information.

Quand ?

Samedi 24 septembre à 10 h 00 ; accueil dès 9 h 30.

Où ?

Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie. Un reçu de 9 € vous sera remis sur place. Les Matinales sont ouvertes à tous : adhérents ou non à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants.

Le petit pot de beurre sur la galette

Inscrivez-vous à l’adresse delegation.idf-matinales@sft.fr d’ici le vendredi 23 septembre 12 h. Vous remporterez peut-être le livre du mois sélectonné par la délégation.

V’là mon travail, v’là mon dico

Une traduction à présenter ? Un outil papier préféré ? Apportez-les ! Une table leur sera réservée.

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2011 28
juin

Pierre Assouline et Chris Durban

Pierre Assouline et Chris Durban

Le blog de l’Ataa annonçait la semaine dernière la venue de Pierre Assouline à la Matinale de la SFT organisée samedi 25 juin. Eh bien ce fut passionnant !

Après une courte introduction par Chris Durban, Pierre Assouline a présenté en détail le rapport qu’il a réalisé pour le Centre national du livre. Son intervention de près de deux heures a été suivie d’une série de questions de l’assistance.

Genèse et publication

Commandé par le CNL en 2009 (sous la présidence de Benoît Yvert, lequel a depuis cédé la place à Jean-François Colosimo), ce document est désormais prêt à être rendu public (sous forme électronique et papier) dès cette semaine. Le CNL a tenu à le publier lui-même par souci d’indépendance et les adhérents de la SFT et de l’ATLF, ainsi que les acteurs du monde de l’édition, en recevront chacun un exemplaire.

La raison d’être de ce rapport est l’absence de dialogue qui caractérise les relations entre traducteurs littéraires et éditeurs depuis… 1993, année de la signature du Code des usages de la traduction. Après un si long silence, il semblait nécessaire de mettre à plat les problèmes et sujets de tension afin d’envisager de renouer sereinement le dialogue. Objectif atteint, puisque le Syndicat national de l’édition (SNE) a accepté, suite à la demande que lui a addressée Pierre Assouline à l’occasion du Salon du Livre, de rencontrer les syndicats et les associations représentatives des traducteurs dès la rentrée 2011 sous l’égide du CNL.

Pierre Assouline présente son travail comme une « enquête », au sens journalistique du terme, et rappelle les aspects qu’il ne traite pas : le marché de la traduction pragmatique/technique (ajoutons : le marché de la traduction audiovisuelle, cela va de soi), l’extraduction (c’est-à-dire la traduction du français vers d’autres langues) et la traductologie. Intitulé « La condition du traducteur », le rapport aborde d’une part les conditions matérielles, économiques et sociales entourant l’exercice du métier de traducteur d’édition, et d’autre part les conditions que devraient poser les traducteurs dans le rapport de force qui les confronte aux éditeurs. L’auteur a recueilli la parole des traducteurs et des éditeurs, mais a aussi étendu son étude aux formations à la traduction littéraire ou encore aux procédures judiciaires qui opposent les traducteurs à leurs commanditaires.

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2011 22
juin

Samedi à la SFT : café et Pierre Assouline

Samedi à la SFT : café et Pierre Assouline

Connaissez-vous les Matinales de la SFT ? Tous les troisièmes samedis du mois, la délégation Île-de-France de la Société française des traducteurs convie traducteurs et interprètes à se retrouver dans un café parisien pour un petit-déjeuner professionnel. Cette sympathique initiative est ouverte à tous, adhérents ou non de la SFT.

Connaissez-vous Pierre Assouline ? Écrivain et critique littéraire, il tient l’un des rares blogs littéraires (La république des livres) qui abordent régulièrement la place de la traduction et des traducteurs dans l’édition et s’est vu confier en 2009 la rédaction d’un rapport sur la traduction pour le compte du Centre national du livre. Ce document, évoqué abondamment lors d’une table ronde consacrée à la traduction au dernier Salon du livre (la vidéo des débats peut être consultée ici), est le résultat d’un an et demi d’enquête sur le métier de traducteur pour l’édition.

Alors même que la publication de ce rapport se fait quelque peu attendre, Pierre Assouline sera l’invité de la prochaine Matinale de la SFT, samedi 25 juin à 10h30. L’occasion d’aborder la qualité d’auteur du traducteur d’édition et l’évolution de son métier : des sujets qui touchent de près les traducteurs de l’audiovisuel, lesquels travaillent sous le même statut d’auteur que leurs confrères de l’édition, et sont parfois amenés à exercer dans ces deux branches spécialisées de la traduction.

Lieu :
Café du Pont-Neuf – 14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Participation : 8,50 € (petit-déjeuner comprenant une boisson chaude, un jus d’orange et une viennoiserie).

Inscription avant vendredi 24 juin 12h : delegation.idf-matinales@sft.fr 

Pour suivre l’actualité des Matinales, rendez-vous sur cette page du site de la SFT.

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2011 05
mar

Nous avons parlé de ce film ici même.

Voir aussi le site officiel.

Séance de travail pour Svetlana Geier

Séance de travail pour Svetlana Geier

Le président de la Scam,

l’Association des Traducteurs-Adaptateurs de l’Audiovisuel (ATAA),

l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF)

et la Société Française des Traducteurs (SFT)

ont le plaisir de vous convier à la projection de

La Femme aux 5 éléphants

un film documentaire de Vadim Jendreyko
2009 – 1h33’
une production Mira Film et Filmtank
une distribution Nour Films

Ce documentaire retrace l’histoire et l’œuvre de Svetlana Geier, grande traductrice de Dostoïevski en allemand. Il tente de percer à jour le mystère de cette femme infatigable. Une grande souffrance, des aides secrètes, des chances inespérées. Et un amour des mots qui éclipse tout le reste.

La projection sera suivie d’une discussion menée par Jacques Catteau, professeur de littérature russe et traducteur, et en présence de Patrick Sibourd, distributeur du film.

mardi 22 mars 2011
à 19 heures 45
salle Charles Brabant à la Scam
5, avenue Vélasquez
75008 Paris (métro Villiers ou Monceau)

Nombre de places limité, réservation indispensable à delegation.iledefrance@sft.fr

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2011 13
jan
Quand la traduction s'invite au théâtre...

Quand la traduction s'invite au théâtre...

« La république des traducteurs », c’est ainsi que se nomme l’événement organisé samedi 15 janvier au théâtre de l’Odéon autour de la traduction de théâtre. L’entrée est libre, sur réservation. Tous les détails se trouvent sur cette page.

C’est également à la traduction pour le théâtre que la revue Traduire, éditée par la Société Française des Traducteurs (SFT), a consacré de nombreuses pages dans ses deux dernières livraisons (n°222, juin 2010, et n°223, décembre 2010), à l’occasion d’un riche dossier en deux parties. La première nous emmène dans un tour du monde de la traduction de théâtre : on y évoque, exemples et témoignages à l’appui, la traduction de pièces dues à des dramaturges australiens, coréens, italiens, camerounais, mais aussi celle de la pièce Art (Yasmina Reza) en Grande-Bretagne et aux États-Unis, avec une étude des différences entre les textes joués dans ces deux pays. Sont également présentées les notions de « jouabilité » (playability) et de surtitrage. Cette dernière est explorée beaucoup plus en détail dans la seconde partie du dossier, dans un article expliquant notamment les liens entre surtitrage et traduction audiovisuelle. Le n°223 comporte également un autre dossier : « Traducteurs-interprètes experts ».

Ces deux numéros proposent également des articles hors dossier : une présentation du fameux Trésor de la langue informatisé par Pascale Bernard, qui y a contribué, ainsi que deux textes présentés lors de la Journée Mondiale de la Traduction 2009, l’un sur le concept de « post-édition » et l’autre sur les langues régionales. Enfin, on y trouve deux rubriques régulières : un calendrier (bien fourni !) de manifestations liées à la traduction et des comptes rendus d’ouvrages, dont le réjouissant Vengeance du traducteur de Brice Matthieussent (P.O.L), également chroniqué dans un intéressant numéro de la revue en ligne Acta Fabula intitulé Confins, fiction et infinitude dans la traduction.

Le sommaire détaillé des numéros 222 et 223 de Traduire, ainsi que d’autres anciens numéros de la revue, est disponible sur cette page.  Signalons pour terminer qu’une réduction est aimablement accordée aux adhérents de l’ATAA souhaitant commander des numéros de la revue ou s’y abonner. Rendez-vous sur le site de la SFT !

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