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Lors de la dernière soirée « portes ouvertes » de l’Ataa le 23 octobre dernier, Anthony Panetto a fait le bilan du sondage organisé par l’association au sujet de la formation professionnelle continue (FPC).
Bref résumé
Pour mémoire, les auteurs cotisent depuis le 1er juillet 2012 à la formation professionnelle, une avancée importante qui devrait leur donner prochainement la possibilité de se perfectionner, d’acquérir de nouvelles compétences, voire de se reconvertir (cf. ce précédent billet récapitulatif pour de plus amples informations). La décision étant à présent actée, tout reste cependant à mettre en place au niveau pratique.
Un sondage informel a donc été envoyé aux auteurs pour essayer de prendre la température et voir ce qui pourrait les intéresser en termes de formations.
Dépouillement du sondage
Nous avons reçu 70 questionnaires complétés : de quoi dégager quelques constantes, qui restent cependant à affiner.
Une grande majorité est favorable à la mise en place de la FPC. Une seule opinion est ouvertement défavorable.
Voici les grandes tendances des réponses données et les points qui semblent émerger, en laissant de côté ce qui paraissait plus anecdotique.
Le sondage portait sur sept points : langues étrangères, logiciels, français, droit, informatique, suggestions, formations suivies.
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S’il y a bien un point qui fait presque l’unanimité, c’est la question des logiciels de doublage et de sous-titrage : 81% des personnes qui ont répondu seraient intéressées par une formation aux logiciels que requiert la pratique de notre métier, en particulier les auteurs de doublage, au vu de la multiplication des logiciels de bande rythmo ces dernières années. D’ailleurs, pour les personnes qui ont déjà fait une formation, beaucoup concernaient les logiciels de doublage. Et un certain nombre d’auteurs estime que les concepteurs devraient contribuer, au moins en partie, au financement de ces formations spécifiques.
- Pour poursuivre dans l’informatique, une bonne moitié ne semble pas intéressée par des formations spécifiques. Pour les autres, trois points retiennent l’attention : Excel, la création d’un site Internet/blog et tout ce qui peut concerner notre activité, c’est-à-dire les formats vidéo, la conversion, le son, le montage image…
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Si l’on passe maintenant à la matière première de notre métier, les langues, on note trois points d’intérêt: perfectionnement des langues de travail, apprentissage d’une nouvelle langue et travail sur des domaines techniques (argot, régionalisme, droit, médical, etc.)
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Pour ce qui est du français en lui-même, un souhait qui revient assez souvent est celui du cours d’écriture pour aiguiser son style et travailler l’imaginaire et les registres. Les domaines techniques sont aussi sollicités, ainsi que des points plus particuliers comme les règles typographiques et la ponctuation. Un quart des personnes qui ont répondu n’est pas intéressé par ce genre de formations.
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Concernant le droit, un quart des personnes semble estimer que leurs compétences sont suffisantes. Pour les autres, la maitrise des statuts social et fiscal de l’auteur parait importante. Dans ce domaine, la formation de l’AGECIF est pertinente mais devrait être beaucoup plus centrée sur les auteurs audiovisuels.
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Parmi les suggestions émises, plusieurs points attirent l’attention : des notions de comptabilité ; des compétences plus techniques comme le montage vidéo, la détection et le repérage ; d’autres modes d’écriture comme l’écriture de scénarios ou l’audiodescription ; le côté commercial de notre activité, c’est-à-dire se vendre, démarcher et négocier ; un désir de connaissance accrue du fonctionnement de la chaine de production et de tous les rouages en amont et en aval de notre travail d’adaptation, pour être plus à même de mesurer tous les tenants et les aboutissants de la place que nous occupons et de la portée de notre travail (stage d’observation, direction artistique, comédiens…) ; une bonne dizaine de personnes aimerait avoir accès à une reconversion, soit dans des métiers connexes touchant aux langues étrangères ou une autre activité d’auteur, soit en vue d’un changement total de profession.
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Enfin, 17 personnes sur 70 ont déjà suivi une formation (AGECIF, AFDAS…)
Dernières nouvelles
C’est l’AFDAS qui est chargée d’assurer la gestion et le financement des formations. À l’heure actuelle, nous sommes toujours en attente, au moins jusqu’en décembre. Un comité de gestion est en passe d’être constitué, il devrait comprendre 21 représentants des auteurs, répartis entre ceux de l’AGESSA et ceux de la Maison des Artistes. Pour nous, auteurs relevant de l’AGESSA, une répartition des sièges par secteur va être mise en place. Le SNAC et l’ATAA ont demandé, en leur nom propre, à siéger au comité de gestion. Nous allons faire remonter les informations collectées grâce à ce sondage pour obtenir les formations les plus adaptées à nos métiers. N’hésitez pas à faire connaître vos attentes en la matière, c’est le meilleur moyen de peser sur les choix à venir. Plus les auteurs s’exprimeront, plus l’offre de formations correspondra à leurs besoins.
Pour info, il reste quelques places aux formations à venir de l’AGECIF (voir les détails sur le site de l’organisme) :
Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité les 6 et 7 novembre
Promouvoir son activité d’auteur sur Internet les 21/22/23 novembre



