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2012 24
jan

Des formations proposées dans le cadre du Plan de formation Ile-de-France des auteurs du livre, fruit de la collaboration de plusieurs organismes.

Des formations relevant du Plan de formation Ile-de-France des auteurs du livre, fruit de la collaboration de plusieurs organismes.


Cela pourrait être une bonne résolution pour la nouvelle année… Justement, l’AGECIF et le MOTif proposent dans les semaines à venir deux séries de formations gratuites destinées « aux artistes auteurs affiliés à l’AGESSA ou la Maison des Artistes qui ne bénéficient pas, par ailleurs, d’un droit à la formation en qualité de salarié du régime général ou de l’intermittence du spectacle ». L’Ataa a eu de très bons échos de ces formations par les auteurs ayant suivi les sessions précédentes, alors n’attendez plus pour vous inscrire et… formez-vous !

Contacts pour les inscriptions :
Julie Godin et Sabrina Zielinski.
01 48 87 58 24 – formation@agecif.com


Mise à jour du 31 janvier : nouvelles dates !


Promouvoir son activité d’auteur sur Internet

Renforcer sa communication

À Paris – Cycle de 3 jours – 21 heures
AGECIF – 22 rue de Picardie, 75003 Paris
les 10, 13 et 14 février 2012
les 15, 16 et 17 février 2012
les 7, 8 et 9 mars 2012
les 20, 26 et 27 mars 2012

À Aix-en-Provence – Cycle de 3 jours – 21 heures
Agence Régionale du Livre Paca – 8/10 rue des allumettes, 13098 Aix-en-Provence
les 18, 19 et 20 avril 2012

Descriptif issu du site de l’AGECIF :

Avec les réseaux sociaux, les communautés virtuelles, les blogs… les artistes auteurs gagnent en autonomie. Cette formation inscrit la promotion et le développement de leurs activités dans une optique dynamique. Elle les aide à définir les moyens pour contourner les intermédiaires et communiquer directement avec leurs cibles. L’écrivain, le traducteur, l’auteur de BD, l’auteur dramatique, le scénariste, l’auteur-adaptateur audiovisuel, l’illustrateur ou le photographe du livre deviennent alors producteurs d’informations et de contenus.

A l’issue de cette formation, les participants renforceront leurs moyens de promotion et de communication et seront en mesure de :

  • comprendre les logiques et appréhender les opportunités offertes par le Web 2.0
  • maîtriser l’usage des principaux outils du Web 2.0 : blogs, réseaux sociaux
  • développer le buzz autour de leur activité professionnelle
  • formaliser leur identité numérique

Détail du programme ici.

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Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité

Sécuriser et autonomiser sa gestion

À Paris – Cycle de 4 jours – 28 heures
AGECIF – 22 rue de Picardie, 75003 Paris
les 7, 8, 13 et 14 mars 2012

Descriptif issu du site de l’AGECIF :

Trop d’artistes auteurs vivent mal leur activité professionnelle par méconnaissance de leur environnement juridique, social et fiscal. Car, à elles seules, leurs compétences artistiques ne sauraient suffire. Elles doivent se combiner à une maîtrise des règles de gestion et de droit. Cette formation apporte des réponses concrètes et pragmatiques à ceux qui s’interrogent sur la meilleure manière de gérer leur activité professionnelle dans le cadre de la loi en faisant respecter leurs droits.

A l’issue de cette formation, les participants consolideront leurs connaissances juridiques, sociales et fiscales et seront en mesure de :

  • positionner leur activité professionnelle au regard de l’environnement juridique, social et fiscal du secteur
  • comprendre les logiques du régime du droit d’auteur et le fonctionnement de la gestion collective
  • distinguer les champs de compétences et les prérogatives des organismes chargés du régime des auteurs pour le compte de la sécurité sociale
  • comprendre les règles d’imposition des revenus et d’assujettissement à la TVA
  • établir une note de droits d’auteur ou une facture
  • remplir une déclaration fiscale ou une déclaration de revenus à leur organisme de sécurité sociale

Détail du programme ici.

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2011 27
déc

<em>Series Addict</em>, l'addiction aux séries vue par Olivier Joyard

Series Addict, l'addiction aux séries vue par Olivier Joyard


Canal + a diffusé début décembre un documentaire réalisé par Olivier Joyard, Series Addict, qui a suscité de vives réactions de la part des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel. Il nous semblait donc nécessaire de revenir sur la question.

Pour ceux à qui la polémique aurait échappé, ce documentaire est une enquête somme toute bien faite sur le phénomène des séries et leur évolution au cours de ces dernières années. Mais un passage, finalement bien peu de choses dans ces 50 minutes de film, a fait réagir nombre d’entre nous. En effet, le « fansubbing » y est, on peut le dire, littéralement porté aux nues.

Le documentaire prend le temps d’expliquer comment travaillent ces fansubbers, qualifiés de « sous-titreurs » par le narrateur. A l’aube, ces « héros de l’ombre » téléchargent les vidéos et les transcriptions pour sourds et malentendants, puis ils dispatchent chaque épisode entre différents subbers : certains traduisent, d’autres synchronisent, d’autres enfin, corrigent…

Là où le bât blesse, c’est qu’Olivier Joyard donne uniquement la parole aux fans et aux fansubbers, ce qui produit un discours assez surprenant, car ce documentaire affirme sans argumenter, sans remettre en question un seul instant l’éloge inconditionnel des fansubbers, et sans s’interroger sur les conditions de réalisation du fansubbing, que ce soit en termes de qualité ou de légalité.

Pas un mot sur le droit d’auteur, une notion reconnue internationalement à travers la Convention de Berne, ni sur le Code de la Propriété Intellectuelle français (voir lien à la fin de l’article) ou sur l’illégalité dans laquelle œuvrent les fansubbers. Oliver Joyard est auteur, ignore-t-il que les traducteurs audiovisuels le sont aussi ? Ignore-t-il le rôle important que le droit d’auteur joue dans la création audiovisuelle ou préfère-t-il laisser croire à son public tous les poncifs qu’on entend sur le sujet du piratage ? Le fansubbing serait un acte militant pour apporter la culture gratuite et défendre les fans de séries contre les gros producteurs qui s’en mettent plein les poches ? Naïf ou malhonnête ? A voir.

Si cette complaisance dans la présentation du fansubbing est un choix du réalisateur, qui est libre de donner la direction qu’il souhaite à son documentaire, elle nous amène à poser d’autres questions. Que pense donc Olivier Joyard du phénomène illégal qu’il encense ainsi ? Lui-même auteur, comprend-il le risque que représentent pour la création le fansubbing et le piratage ? Pourquoi n’a-t-il pas l’honnêteté de reconnaître que la majorité des sous-titres de fansubbing sont de piètre qualité, remplis de fautes et de contresens, mal synchronisés, repérés à la hache, rédigés en dépit du respect de la lisibilité du spectateur ?

De même, cela ne pose-t-il pas problème à Canal+, une chaîne payante qui a bâti son image sur des productions de qualité et sur la diffusion de séries en exclusivité, de diffuser un documentaire qui fait l’apologie d’une pratique qui va directement à l’encontre de ses valeurs et de ses intérêts économiques ? En effet, ce phénomène met directement l’industrie audiovisuelle en danger, ainsi que celle du doublage et du sous-titrage. Car si les séries ne sont plus regardées à la télévision mais piratées, elles rapportent moins d’argent aux chaînes françaises, qui peuvent encore moins investir dans le doublage et le sous-titrage.

Certes, certaines plaintes avancées par les fans sont légitimes. Il est vrai que le retard entre les diffusions américaines et françaises est considérable. Et quand les chaînes font l’effort de mettre les épisodes à disposition très rapidement, c’est à des prix prohibitifs. De plus, les téléspectateurs qui souhaitent se tourner vers les éditions DVD sont souvent confrontés à des sous-titrages catastrophiques, payés au rabais et réalisés par des non professionnels engagés par de grandes multinationales de la localisation. Mais, d’une part, le droit de se plaindre ne donne pas le droit de voler, et, d’autre part, les fans ne pousseront pas les chaînes à faire davantage d’effort en les volant. Deux évidences qui semblent avoir échappé à Olivier Joyard.

Voilà pourquoi ce documentaire nous a choqués, notamment sur une chaîne dont les points forts sont la qualité et l’innovation, deux ambitions incompatibles avec le piratage. Nous souhaitions donc exercer notre droit de réponse et le faisons tout d’abord en publiant ce billet sur le blog de l’Ataa avant de passer à une action plus large qui visera à faire connaître et souligner les lacunes de ce documentaire.



Un lien indispensable : « Fansubbing et droit d’auteur : le sous-titrage par les fans d’œuvres protégées est-il légal ? »


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2011 14
sept

Révisions : c'est la saison !

Révisions : c'est la saison !

Septembre, ses feuilles mortes, son ciel gris et… ses petites révisions de rentrée !

Pour se (re)mettre en tête ce qui fait la spécificité du traducteur de l’audiovisuel et son statut d’auteur, vous pouvez découvrir ou redécouvrir la Foire aux questions de l’Ataa sur notre statut social et fiscal.

Pour les plus courageux, l’onglet « Droit d’auteur » du site rappelle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les sociétés de répartition sans jamais oser le demander : Scam et Sacem.

Pas d’interro écrite à la fin, mais un panier plein de renseignements toujours utiles !

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2011 06
fév

L’entretien ci-dessous a été réalisé par Xavier Bazot et publié dans Le Bulletin des Auteurs n°104 (janvier 2011). Nous remercions le SNAC (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs), éditeur de cette revue, de nous en avoir autorisé la reproduction. Rappelons que le SNAC comprend un groupement doublage/sous-titrage, dont les réunions sont ouvertes aux auteurs, adhérents ou non au syndicat.

Le SNAC et l’ATAA, deux organisations qui sont complémentaires et non concurrentes

Le Bulletin des auteurs - Sylvestre Meininger, vous êtes l’un des représentants du groupement doublage /sous-titrage au Conseil syndical du SNAC et par ailleurs aussi vice-président de l’ATAA (Association des traducteurs / adaptateurs de l’audiovisuel)…

Sylvestre Meininger – Le conseil d’administration de l’ATAA comprend une douzaine de personnes, 9 ou 10 sont membres du SNAC. Sur nos 200 adhérents, une cinquantaine en sont membres. Les activités de l’ATAA et du SNAC sont complémentaires. Le SNAC est un syndicat, on se tourne vers lui pour les questions juridiques. Le but de l’ATAA est de faire découvrir nos métiers, notamment grâce à Internet, dans une démarche pédagogique, en privilégiant les contacts avec les vrais destinataires de notre travail : télédiffuseurs, distributeurs de films, producteurs, éditeurs vidéo, etc.

LB – Une Charte des bons usages va être signée…

S.M. – À l’initiative du SNAC, avec le soutien et la participation de membres de l’Ataa, et sous l’égide du CNC [Centre National du Cinéma et de l'image animée], qui nous annonce une date de signature le 10 janvier 2011. Cette Charte est le fruit de trois ans de négociations avec les entreprises de doublage/sous-titrage, représentées par la Ficam (Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia) et avec les télédiffuseurs, producteurs français de cinéma ou audiovisuel, distributeurs, majors, éditeurs vidéo…

La Charte régulera la profession de façon non coercitive en définissant les conditions professionnelles (et acceptables) dans lesquelles peuvent s’exercer nos métiers : délais de paiement, tarifs, rôle des stagiaires dans les entreprises… Jamais de telles discussions entre les trois parties : entreprises, diffuseurs, auteurs, n’avaient eu lieu.

Les rémunérations conseillées n’étaient plus négociées, mais simplement mises à jour de temps en temps par le SNAC, pour suivre l’inflation. Le fait que la Charte (en instance de signature) programme des réunions annuelles pour discuter des tarifs donnera à ceux-ci une plus forte légitimité.

LB – Est-ce que la Charte évoque la question des télédiffusions en version multilingue ?

S.M. – La version multilingue pose un problème que les auteurs doivent résoudre avec la Sacem. Son système de répartition ne tient pas compte de ces développements techniques, il ne comporte que deux possibilités : VF ou VO. Dans le cas d’une diffusion VM, le spectateur peut choisir de regarder soit la version doublée, soit la version sous-titrée. Cette alternative ne peut pas aujourd’hui être prise en compte dans le traitement automatique des répartitions. C’est le doublage (la VF) qui sera alors crédité de 100 % des droits. Ce n’étaient pas de grosses sommes lorsqu’il s’agissait de chaînes du câble et du satellite, ce sont maintenant des sommes significatives concernant la VM sur Canal Plus et les grandes chaînes.

Il nous est difficile de justifier cette situation à nos adhérents sur cette question, parce que cela fait plusieurs années que nous essayons de faire avancer les choses.

Depuis un an toutefois, la Sacem procède à des répartitions au cas par cas et sur la base d’une déclaration de l’auteur du sous-titrage qui doit présenter une preuve de la présence de son travail lors de la diffusion. C’est un effort concret de la Sacem, mais qui n’est pas viable dans le temps. Les auteurs se découragent, tous n’ont d’ailleurs pas fait la démarche de fournir les justificatifs demandés, surtout quand on leur dit qu’ils ne percevront qu’une « nanorépartition ». Le traitement de la répartition va être nécessairement de plus en plus complexe, mais un nanodroit d’auteur est toujours un droit d’auteur.

LB – Quelles sont les autres activités de l’ATAA ?

S.M. – L’Ataa a rédigé une brochure qui présente nos trois grands métiers : doublage, sous-titrage, voice-over, qu’on appelle aussi « doublage de documentaire ». Nous y expliquons spécifiquement à chacun de nos commanditaires quelles sont les conditions à réunir pour une bonne adaptation en termes de délais, tarifs, choix des auteurs, etc.

Depuis 4 ans, l’ATAA conduit un travail de pédagogie auprès des 4 formations universitaires à l’adaptation audiovisuelle, sur les conditions de travail à exiger et les réalités concrètes du terrain, qui attendent les étudiants. Le SNAC intervient dans certaines de ces formations sur les problèmes juridiques (droit d’auteur, droit social et droit fiscal).

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2009 04
mar

Rappel :
Depuis que les chaînes DU RÉSEAU HERTZIEN ont commencé à diffuser des
programmes en VM (Version Multilingue où le spectateur a accès a
plusieurs versions : sous-titrée français, doublée francais et parfois
sous-titrée en langues étrangères), les auteurs de sous-titrage ne
perçoivent plus de droits d’auteur pour ces programmes qui sont déclarés
à la Sacem comme de la VF.

Le Snac» et l’ATAA essaient de débloquer la situation depuis deux ans et une clé de répartition a été trouvée pour ce qui concerne les diffusions sur le câble et le satellite. Il faut maintenant trouver une clé de
répartition entre les auteurs de sous-titrage et de doublage pour le
réseau hertzien. Le problème n’est pas simple car TF1 et Arte, par
exemple, n’ont pas le même public VO/VF, et ce n’est qu’un des nombreux
problèmes qu’il convient de résoudre pour ne léser aucune catégorie
d’auteur.

Avant toute chose, la Sacem a demandé aux auteurs de sous-titrage de lui
fournir une liste des programmes diffusés sur le hertzien (TF1, Canal+,
Arte pour le moment). Durant deux mois, de février à mars, nous avons donc relevé les titres des diffusions en VM. Ces titres étaient mis sous forme de tableau sur une feuille excel Google accessible en ligne, chaque auteur de sous-titrage ou doublage a donc pu la compléter et l’amender au besoin. Nous avons également eu l’idée de fournir le nom des auteurs pour chaque programme afin de faire un envoi groupé à la Sacem.

Le tableau a été transmis au délégué général du Snac qui va à son tour le transmettre à la Sacem. La clé de répartition pourra ainsi être étudiée sur des bases concrètes.

Contact : sacem@traducteurs-av.org

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