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oct 07
pariscience

Pariscience : un festival de bas tarifs

Pariscience, le Festival international du film scientifique, a lieu cette année du 7 au 11 octobre au Muséum national d’histoire naturelle (Jardin des Plantes). Plusieurs dizaines de films sont présentés et 24 d’entre eux sont en lice pour décrocher l’un des prix décernés par le festival. Un jury composé majoritairement de scientifiques est chargé de désigner les gagnants.

Face à ce parterre de spécialistes, tout porte à croire que les documentaires retenus pour la dernière étape de la compétition sont de très haut niveau (un premier « tri » est effectué parmi 350 films présentés). Mais qu’en est-il de leur traduction ? En effet, les œuvres sélectionnées viennent du monde entier et doivent donc être traduites avant d’être présentées au public parisien. Une étape qui ne saurait être traitée à la légère.

Un documentaire scientifique peut facilement perdre de sa rigueur et de sa pertinence du fait d’une traduction approximative, vite faite ou mal documentée. C’est un genre qui requiert toujours des recherches approfondies – en bibliothèque et sur Internet, bien sûr, mais aussi au téléphone, dans les musées, « sur le terrain », lorsqu’il devient nécessaire de contacter des spécialistes de la ou des discipline(s) concernée(s) pour se faire expliquer tel mécanisme ou tel phénomène. Tout l’enjeu est de rendre le documentaire accessible au grand public sans pour autant simplifier à l’excès son propos. Ici, impossible d’« employer un mot pour un autre », chaque terme a son importance. Pour obtenir une traduction de qualité, il faut donc permettre à l’adaptateur de prendre son temps et de se consacrer pleinement à son travail. Plus prosaïquement, il faut le payer correctement.

Or les traductions du Festival international du film scientifique sont sous-traitées entre autres à une société de postproduction qui impose à ses traducteurs un tarif forfaitaire particulièrement bas. Une fois ramené au feuillet de traduction et au sous-titre, le tarif n’atteint même pas la moitié du tarif syndical. Bien sûr, pour ce prix défiant toute concurrence compétente, le traducteur (souvent plutôt littéraire de formation) est censé pouvoir passer avec la même aisance de l’archéologie aux mathématiques, de la physique des particules à l’astronomie, de la robotique aux nanotechnologies ou encore à la physique quantique (« tellement difficile à vulgariser », précise le président du jury de Pariscience, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, interviewé sur France Info le 6 octobre 2009).

Pariscience se présente pourtant comme un événement prestigieux, bénéficiant du soutien d’un nombre impressionnant de partenaires : le Muséum d’histoire naturelle, la Mairie de Paris, la Région Ile-de-France, Veolia Environnement, le CNRS, le ministère de la Recherche, le Commissariat à l’énergie atomique, le CNES, l’INSERM, l’IFREMER, Arte, la PROCIREP, Le Monde, Science et Avenir, Okapi ou encore l’INA. Difficile de croire que cette manifestation de grande envergure ne peut pas se permettre de payer ses traducteurs à un tarif décent.

Une fois de plus, les traducteurs sont donc les grands oubliés de la fête, du fait de calculs à court terme. A long terme, bien sûr, la logique est plus que périlleuse : traiter avec autant de légèreté les versions françaises des documentaires présentés, c’est risquer de compromettre sérieusement la réception des œuvres par le public. Si l’ambition affichée du festival est de faire « connaître, savoir et comprendre » les avancées des sciences par l’entremise du film, les spectateurs pourraient, en fin de compte, se sentir plutôt troublés, consternés et définitivement rebutés.

Interrogé sur ce qui fait « un bon film scientifique », Jean-Pierre Luminet déclarait hier au micro de Marie-Odile Monchicourt : « Un bon film scientifique, c’est évidemment un film avec un contenu puissant et moderne, qui a une réalisation si possible pas trop traditionnelle (…) et un sujet fort – la science, heureusement, propose constamment des sujets forts. (…) Et la mise en boîte finale : ça inclut tout, la voix, la musique, la beauté de l’image. ».

« Et la traduction », aimerions-nous ajouter.

Pour en savoir plus sur la traduction de documentaires, consulter l’article qui y est consacré sur le site de l’ATAA.

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sept 21

Voici donc le second volet de cette passionnante revue des choses à faire (et à ne pas faire) quand on débute, ou qu’on tente de débuter, dans la profession. Si vous n’avez pas lu le premier, c’est ici.

Un labyrinthe (le métier), un fil (l'Ataa)... et les dangers qui guettent

Un labyrinthe (le métier), un fil (l'Ataa)... et les dangers qui guettent

Dans les sociétés de postproduction qui commandent des traductions, on rencontre toutes sortes d’interlocuteurs, des gens charmants et honnêtes comme des personnages fort déplaisants. Voici dix phrases qui doivent vous alerter quant à la bonne foi et l’honnêteté de votre client. Notez que dans tous les cas, il est surtout question d’argent, car malheureusement, c’est bien souvent LA question qui fâche dans les relations entre auteurs de traductions audiovisuelles et laboratoires de postproduction.

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sept 15

posterLe 26 septembre,
c’est la Journée européenne des langues !»

L’ATAA, l’ESIT et l’ISIT organisent conjointement un événement au cinéma Le Nouveau Latina, 20 rue du Temple, à Paris 4e, de 18 h à 20 h.

Au programme, une présentation de la traduction écrite,  de l’interprétation, ainsi que de la Langue des Signes Française (LSF), par l’ESIT.

L’ISIT présentera ensuite les contraintes techniques de la traduction audiovisuelle sous la forme du sous-titrage. Il s’agira d’une démonstration des contraintes de temps/espace assurant une bonne lisibilité, qui répondra à l’éternelle question qui hante le profane : « Mais pourquoi ils ne traduisent pas tout ? »

L’ATAA effectuera pour sa part une démonstration par l’exemple. Principe de l’intervention : une courte séquence en langue anglaise, sous-titrée par Anaïs Duchet et Sylvestre Meininger, sera décortiquée sous les yeux du public. Niveau de langue, jeux de mots, malentendus, montage haché, cette scène constitue un véritable exercice de style. Les auteurs du sous-titrage seront présents pour expliquer les difficultés de l’adaptation, les choix qui en découlent et répondre aux questions du public.

Site officiel : http://edl.ecml.at/

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sept 14

Petit oiseau deviendra grand ?

Petit oiseau deviendra grand ?

C’est la rentrée : les feuilles tourbillonnent, les journées raccourcissent, les vacances sont finies… et les stages aussi.

L’Ataa reçoit de nombreux courriels de traducteurs fraîchement diplômés ou d’étudiants pleins d’entrain souhaitant se lancer dans la traduction audiovisuelle, malgré l’état fort déprimé de ce secteur décrit avec réalisme dans les articles concernant « Les réalités du secteur » sur le site de l’association.

Voici une compilation en deux parties de conseils destinés à ces fringants professionnels en devenir qui se retrouveront bientôt au cœur de la jungle audiovisuelle. Elle répertorie notamment les bobards les plus courants dans la profession – une liste qui n’est bien sûr pas exhaustive : les remarques, ajouts, réactions et rectifications sont les bienvenus (blog@traducteurs-av.org).

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sept 04
Une couverture en caractères imprimés et en braille

Une couverture en caractères imprimés et en braille

Créée en 1947, la Société française des traducteurs (SFT) compte plus d’un millier d’adhérents traducteurs et interprètes. Bien qu’elle soit ouverte à toutes les spécialités, elle regroupe au premier chef des traducteurs « pragmatiques », parfois appelés de façon réductrice « traducteurs techniques ».

A l’instar de la revue TransLittérature présentée il y a quelques semaines ici même, Traduire, la revue semestrielle de la SFT, s’offre un nouveau look pour son premier numéro de l’année 2009. Forte d’une maquette modernisée aux couleurs de la SFT, Traduire n°220 propose 80 pages d’articles consacrés à la traduction, avec deux thématiques phares.

Un grand dossier sur le métier de traducteur en organisation internationale donne l’occasion de découvrir un pan de la profession mal connu et pourtant essentiel à la bonne marche… du monde ! Des traducteurs soumis à des enjeux diplomatiques (voire philosophiques) insoupçonnés, qu’il s’agisse de l’opposition entre Common Law et droit romano-germanique au sein de la Cour pénale internationale, ou de l’évolution des langues traitées par les services de la Cour européenne des droits de l’homme.

En l’honneur du bicentenaire de la naissance de Louis Braille, Traduire s’intéresse ensuite à un exercice inattendu : la transcription/traduction en braille des partitions musicales. Un article étonnant, accompagné d’un « bonus » à toucher autant qu’à regarder : quelques mesures transcrites en braille d’un prélude du Clavecin bien tempéré de J. S. Bach.

Enfin, Traduire nous apprend aussi ce que sont les « langues contrôlées » et propose en fin de numéro une série de comptes rendus d’ouvrages en rapport avec la traduction. La revue revient notamment sur l’essai d’Umberto Eco paru en 2006 chez Grasset, Dire presque la même chose – Expériences de traduction.

La publication est illustrée de dessins signés par Marlène Junius.

En bref, ce numéro de la revue Traduire lève le voile sur des problématiques qui peuvent certes paraître quelque peu éloignées du quotidien des traducteurs de l’audiovisuel, mais n’en sont pas moins passionnantes. Et il nous rappelle – s’il le fallait – l’extrême diversité de la grande famille « traduction ».

Traduire n° 220 – Sommaire :

- Editorial (Vanessa de Pizzol)

Organisations internationales
- Traduction et organisations internationales : sortir de la bulle ? (Michel Rochard)
- La traduction juridique dans le contexte international ou l’art du compromis, l’exemple du statut de la Cour pénale internationale (Véronique Sauron)
- Le rôle du traducteur à la Cour européenne des droits de l’homme (James Brannan)
- La traduction au sein d’une organisation internationale : témoignages (Christine Cross)
- Entretien avec René Meertens, réviseur à l’ONU (Aurélie Barbe)

Bicentenaire de la naissance de Louis Braille
- Braille et la musique (David ar Rouz)

Echo de la Journée de la traduction professionnelle 2009
- Les langues contrôlées – une valeur ajoutée pour le traducteur (Richard Ryan)

Comptes rendus d’ouvrages
- Dictionnaire des Sciences de la Terre, Anglais-Français, Français-Anglais – Jean-Pierre Michel, Michael S. N. Carpenter, Rhodes W. Fairbridge (Sara Mullin)
- Introduction à la traductologie – Mathieu Guidère (Lynne Franjié)
- Dire presque la même chose – Expériences de traduction – Umberto Eco (Maurice Voituriez)

Rétrospective n° 14 (Maurice Voituriez)

NB : la revue Traduire peut être commandée sur le site de la SFT. Il est bien sûr possible d’acquérir des numéros passés de la revue et de s’y abonner.

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juil 24
Mai Harris

Mai Harris

Cette fois-ci, changement de pays et d’époque, avec le portrait d’une sous-titreuse britannique qui a commencé à exercer au début des années 1930.

Profitons-en pour saluer amicalement Subtle, association britannique regroupant des sous-titreurs professionnels !

La revue : cet article a paru dans la revue Films and Filming, créée en 1954. « Pendant les quatorze premières années de sa parution, Films and Filming, sous la houlette de Peter Baker, peut s’enorgueillir de représenter le plus gros tirage des revues critiques en Angleterre. Cette période est également la meilleure pour la revue qui, à la fois populaire et d’une excellente tenue rédactionnelle, allie reportages, entretiens, articles de fond, informations professionnelles multiples. Dès le début s’impose un important cahier critique, qui couvre toute l’actualité cinématographique. Parmi les collaborateurs réguliers ou exceptionnels, on trouve les noms de John Grierson, Roger Manwell, Ivor Montagu, Paul Rotha, Raymond Durgnat. (…) En 1968, Robin Dean devient rédacteur en chef et la revue perd un peu en qualité. » (d’après la fiche du répertoire des périodiques, sur le site de la Bibliothèque du Film). Par la suite, Films and Filming connaîtra plusieurs changements éditoriaux, avant d’être absorbée par Film Review en 1990 .

N.B. Cet article est disponible en pdf. Si vous le lisez ainsi, n’oubliez pas de jeter quand même un œil sur l’Annexe.

Eyes and Ears of the World

David Gunston

Films and Filming, vol. 3, n°5, February 1957.

Millions of people who do not understand foreign languages are able to appreciate films from France or Japan or from any country in the world, thanks to the skill of Mai Harris and others like her.

Before the cinema learned to talk, when action was unable to speak louder than words, the words were transmitted to the audience by subtitles. The coming of sound was not to do away. The coming of sound was not to do away with the subtitler’s art; for language barriers had to be overcome if the film was to be a truly international art. The subtitle became the most effective way of giving a good film its necessary passport to travel to foreign shores.

The majority of people who see French, Italian, German, Russian and other foreign films in Britain rely on the skill of the subtitler for much of their enjoyment. The subtitler can ruin a good film-or help its transition in such a way that very little of its original atmosphere is lost.
In spite of what is often very clever dubbing (as in the majority of the mammoth Italian spectacles and largely visual pictures like M. Hulot’s Holiday), the use of English dialogue in a Continental film (as in The Wages of Fear), and the growing practice of making pictures in both English-speaking as well as native versions (like Clément’s Knave of Hearts and Delannoy’s Marie-Antoinette), the market for good, subtitled pictures is expanding.

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juil 24
translitterature2

Le TransLittérature nouveau est arrivé

TransLittérature, c’est une revue semestrielle éditée depuis 1991 par ATLAS (Assises de la Traduction Littéraire en Arles) et l’ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France), vénérable association qui accueille aussi des traducteurs de l’audiovisuel.

Pour son n°37 (été 2009), la revue s’offre un brin de toilette et  dispose d’une maquette très élégante, sous une couverture toujours sobre. Près de 100 pages, un format A5 agréable… Et de nombreuses rubriques qui attirent l’attention du lecteur : « Côte à côte », qui compare plusieurs traductions du même texte (ici, les Confessions de Saint Augustin) ; un entretien avec un/e traducteur/trice ; « Échos de la liste », qui livre la substantificque moelle d’échanges ayant eu lieu sur la liste de diffusion de l’ATLF – difficile de résister à un titre tel que « Ardoise magique et presse-citron » !

A noter également, un dossier sur l’édition numérique, la rubrique « Formation » (avec un « journal de tutorat »), des comptes rendus de colloques et de lectures… Ainsi que la reproduction de l’Auto-portrait d’une traductrice barbue, article paru sur le blog d’une traductrice déplorant la faible représentation dans les médias des femmes exerçant ce métier, alors même que l’ATLF est composée de femmes à près de 70%.

Pour revenir à la traduction audiovisuelle, signalons qu’il en a été question lors des Quinzièmes Assises de la traduction littéraire (Arles, 1998), dont les actes ont été édités, et que plusieurs articles de TransLittérature ont traité du sujet : « Lost in adaptation » (n°27), ou une interview avec Sophie Désir (n°28), traductrice œuvrant dans le doublage. Voir la liste des anciens numéros !

Pour se procurer TransLittérature lorsque l’on n’est pas adhérent de l’ATLF ou d’ATLAS, on peut s’abonner à l’année (2 numéros) en envoyant un chèque de 18 euros à l’ordre d’ATLF au 99, rue de Vaugirard, 75006 Paris.  On peut aussi commander des numéros isolés (9 euros l’exemplaire)

(Merci à Jean et Valérie)

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juin 14
Disco écrase les prix

Disco écrase les prix

L’Association des Traducteurs-Adaptateurs de l’Audiovisuel se joint aux auteurs des traductions de documentaires destinés aux chaînes Discovery Channel et Discovery Real Time, diffusées en France par le biais du bouquet CanalSat, pour tirer la sonnette d’alarme suite à la dégradation de leurs conditions de travail. La rémunération des traducteurs a en effet baissé de 10% suite à la renégociation du contrat de Discovery avec son sous-traitant, la société Woods TV.

Malgré les sollicitations répétées des traducteurs, Discovery et Woods TV n’ont pas souhaité organiser une réunion tripartite qui aurait permis de renouer le dialogue et d’aborder le fond du problème. Cette baisse imposée sans concertation rend impossible l’obtention d’un travail de qualité, qui est pourtant le credo d’un groupe qui affiche sa volonté de présenter au public des documentaires de prestige. À cette occasion, les auteurs tiennent à rappeler l’importance capitale d’une adaptation de qualité (recherche de vocabulaire technique, niveaux et registres de langue, qualité du français, ton, fluidité) afin de rendre les programmes accessibles aux publics francophones.

Pour en savoir plus, suivez les discussions sur le forum (réservé aux adhérents de l’Ataa) :
Voice over
Sous-titrage

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juin 09
Pierre Calamel, misteur Sacem !

Pierre Calamel, misteur Sacem !

L’assemblée générale de la Sacem aura lieu le 16 juin à 14h30. On y élira le Conseil d’administration et les commissions statutaires. Cette année, pour la première fois, un auteur de doublage, Pierre Calamel, se présente au CA de la Sacem. Soutenir sa candidature servirait notre profession et augmenterait notre visibilité au sein de la Sacem.

Attention : il est probable que vous n’ayiez pas reçu de matériel de vote, mais tous les membres de la Sacem ont le droit de voter s’ils se déplacent.

Voici un petit portrait de notre candidat, tiré de l’Ecran Total spécial Cannes de 2005.

Après un passage par la musique, comme studio manager au mythique château d’Hérouville de Michel Magne (1973 – 1978), Pierre Calamel fait ses débuts au cinéma comme attaché de presse. Il est chargé pour Cinema International Corporation (MGM, United Artists, Paramount, Universal) de traduire et adapter les brochures de presse. « Je voyais les films en même temps qu’Anne et Georges Dutter et je rêvais. » A force de « tanner » le directeur technique, il obtient de faire un essai, puis adapte son premier film en 1986, Week-end de terreur. Depuis, il a signé la version française d’une quarantaine de longs métrages (le plus souvent doublage et sous-titrage), dont A la recherche de Bobby Fischer, In & Out, Fast and Furious, Flesh and Bone, Mo’Better Blues, American Me, Star Trek, Le grand bleu, d’une dizaine de téléfilms HBO ainsi que plusieurs épisodes de séries (Olive et Tom, Fallen Angels, Profiler, Boomtown).

Pierre Calamel est très engagé dans la défense de son métier. Il est membre de la commission de l’Audiovisuel de la Sacem depuis 2003 et membre du conseil syndical et du comité directeur du groupement Doublage et Sous-titrage du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC).

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mai 19
Le héros du jour dans ses habits de lumière

Le héros du jour dans ses habits de lumière

Pour la première fois de son histoire,
un traducteur de l’audiovisuel se présente au conseil d’administration de la Scam. Son nom :
Christophe Ramage. Comme tous les super-héros, il s’entoure d’une aura de mystère et rechigne à parler de lui, mais les enquêteurs de l’Ataa ont tout de même réussi à glaner quelques informations sur le personnage…

Né sous un pied de vigne bourguignon, le jeune homme débarque à Paris dans les années 90, sa cape et son collant dans sa valise. Il intègre l’Institut Supérieur d’Interprétation de Traduction (ISIT) et adopte dès lors la combinaison, linguistique cette fois, qui ne le quittera plus : anglais et allemand -> français. Il se lance ensuite dans la traduction audiovisuelle en apprenant le métier sur le tas, au contact des professionnels. Dès 1996, le destin lui sourit et il s’installe à son compte. Depuis, il vole de toits en toits la nuit pour aérer son costume et adapte des documentaires le jour pour divers laboratoires de doublage/sous-titrage et sociétés de production.

Membre de la première heure de l’Ataa, il est aussi sociétaire de la Scam. A l’arrivée du printemps, mû par son sens du devoir, il a chaussé ses célèbres bottines rouges, bouclé son ceinturon et le voici candidat au conseil d’administration de la Scam, pour la plus grande fierté des traducteurs de l’audiovisuel.

VOTEZ POUR CHRISTOPHE !
Membres de la Scam, vous le trouverez sur la liste A « auteurs d’oeuvres audiovisuelles ».
Si ce n’est déjà fait, vous pouvez voter dès maintenant en ligne, ou encore le 3 juin, lors de l’assemblée générale de la Scam.

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