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Journal de bord de tutorat (1) A la découverte des « versions multiples »
2010 01
juil

Plongée dans le tutorat

Plongée dans le tutorat


Deuxième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi : l’épisode 1.

Comme je l’ai déjà évoqué, c’est surtout le fait de prendre en compte l’ensemble de toutes les consignes propres à la traduction audiovisuelle qui représente pour moi la plus grande difficulté. A trop vouloir me concentrer dessus, j’ai pu oublier des règles que je suis censée maîtriser. Voilà le genre d’erreurs que j’ai commises et relevées après correction :

Il s’agit parfois de simples erreurs d’inattention, auquel cas je me suis laissée « piéger » par l’anglais et ai utilisé un vocabulaire imprécis, voire tout à fait inapproprié.

Dans le premier documentaire animalier que j’ai traduit apparaissait la phrase suivante : Its foot bones are adapted so it runs only on tiptoe. Alors qu’il était fait allusion à un guépard, je l’ai traduite par Les os de ses pieds font qu’il ne court que sur les pointes. Je savais évidemment que pattes aurait été bien plus adroit que pieds, il ne s’agissait là que de l’une des nombreuses erreurs d’inattention que j’ai faites.

Dans les quelques émissions que j’ai déjà traduites, j’ai bien sûr rencontré des termes qui m’ont posé davantage de problèmes. Étant donné mon manque d’expérience en traduction professionnelle, je n’ai pas tout de suite adopté les bons réflexes face à un terme inconnu, quel que soit son degré de technicité.

Pour reprendre l’exemple d’un animalier, je n’ai pas toujours su me référer aux sources adéquates pour trouver certains noms d’animaux. Face au terme anglais corn snake, j’ai testé à tout hasard le terme serpent des blés sur Google pour voir s’il existait en français. Il semblait effectivement être couramment utilisé et c’est donc pour lui que j’ai opté, sans chercher plus loin. Lorsque Christophe a relu mon travail, il m’a signalé que ça n’était pas le terme exact. Si j’avais cherché dans des sources plus sûres et plus précises, j’aurais certainement trouvé le nom correct.

A présent, afin de mettre le maximum de chances de mon côté, je cherche dans la mesure du possible dans des dictionnaires spécialisés, encyclopédies ou autres sites officiels tout terme qui me paraît relativement technique. Lors de la traduction d’une émission autour de l’exploration d’une épave, j’ai ainsi été amenée à consulter – entre autres choses – un dictionnaire technique maritime et les sites Internet du ministère de l’Ecologie et de la Fédération française d’études et de sports sous-marins.

Bien que je traduise uniquement des documentaires qui restent à ma portée, c’est-à-dire pas trop techniques et n’exigeant pas des recherches trop longues, j’ai tout de même rencontré des mots anglais dont je n’ai trouvé l’équivalent dans aucune des sources que je viens de mentionner. J’ai appris à surmonter cette difficulté, soit en poussant mes recherches plus loin, soit en optant pour un terme plus général qui m’évite toute faute de sens.

Par exemple, dans le documentaire dont je viens de parler, j’ai rencontré le terme maritime report. D’apparence simple, j’ai pensé le trouver rapidement en français. Ça n’a pas été le cas et sur les conseils de Christophe, je me suis « limitée » à l’expression documents maritimes. Ainsi, j’étais sûre de ne pas commettre de faux-sens.

Cette liste de difficultés n’est évidemment pas exhaustive mais au cours de mes relectures, je me suis aperçu qu’elles revenaient relativement souvent. Je pense qu’il est primordial d’y être confronté avant de se lancer dans la vie professionnelle, et si possible dans un autre cadre que le cadre scolaire, afin de mieux connaître ses faiblesses et d’éviter le maximum de pièges.

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