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Journal de bord de tutorat (4) Le point de vue du traducteur : adieu qualité, bonjour Qualité !
2010 04
août

Des nouvelles de la SFT !

Des nouvelles de la SFT !

La SFT (Société française des traducteurs) a publié en juillet les résultats de son enquête 2009 sur les tarifs pratiqués par les traducteurs professionnels. Ouverte à tous les traducteurs techniques et littéraires, qu’ils soient ou non adhérents de la SFT, elle offre un panorama détaillé et représentatif des conditions de travail des traducteurs free-lance et salariés, puisque plus de 1 000 réponses complètes ont été dépouillées et exploitées.

Bien qu’elle n’aborde pas la rémunération des traducteurs de l’audiovisuel, cette enquête présente un intérêt à titre de comparaison.

Ainsi, on y apprend que la facturation en traduction dite «  technique  » se fait de préférence au mot (94% des répondants) et éventuellement au temps passé (28% – plusieurs réponses possibles). Rappelons ici qu’en traduction audiovisuelle, on pratique plutôt la facturation au feuillet (tranche de 1 500 signes) dans le cas du voice-over, tandis que le sous-titrage est traditionnellement rémunéré au sous-titre et le doublage, à la bobine de 10 minutes. La pratique des forfaits, critiquée par les professionnels de la traduction audiovisuelle, n’a visiblement pas son équivalent en traduction technique, on ne peut que s’en réjouir !

L’enquête SFT révèle aussi que la facturation des traductions se fait dans 86% des cas à partir du texte source, et non sur la base du texte cible, ce qui est la norme, par exemple, en traduction de voice-over ou en sous-titrage.

D’autres points de comparaison sont éclairants en ce qui concerne les habitudes et le rythme de travail de nos confrères : 73% des traducteurs interrogés pratiquent une facturation minimum pour les commandes de faible volume. 51% ont l’habitude (« souvent  » ou «  toujours  ») d’établir un devis, une pratique peu répandue dans la traduction audiovisuelle. 65% des répondants traduisent entre 200 et 400 mots/heure (mots sources traduits et prêts à livrer par heure). 60% travaillent entre 30 et 50 heures par semaine. Enfin, ils sont 35% à prendre trois ou quatre semaines de congés par an, 26% à en prendre cinq ou six… ce qui n’est pas si mal !

Les données concernant les revenus des traducteurs réservent quelques surprises : le chiffre d’affaires annuel des free-lance s’étale entre moins de 5 000 euros et plus de 200 000, avec une distribution assez régulière entre ces deux extrêmes.

Pour finir, les dernières pages de l’étude (57 et suivantes) présentent les tarifs minimaux et maximaux constatés pour un vaste panel de combinaisons de langues. Un outil bien utile pour se repérer à une heure où la crise des métiers de la traduction/adaptation audiovisuelle peut inciter certains adaptateurs à diversifier leur offre de services (diversification facilitée par la mise en place du statut d’auto-entrepreneur).

Le fichier pdf présentant l’étude au grand complet peut être téléchargé ici.

Rappelons qu’à son (modeste) niveau, l’ATAA mène également un suivi des tarifs de la traduction audiovisuelle constatés parmi ses adhérents par le biais d’une rubrique de son forum, et que tous les membres de l’association sont invités à participer à cet «  observatoire des tarifs  ». Notre ambition (ou plutôt, notre rêve…) est bien sûr de recueillir nous aussi un millier de réponses l’an prochain !

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