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2017 01
juin

Suite à leur élection au Conseil d’administration, nous avons le plaisir de souhaiter la bienvenue à Simona Florescu et Isabelle Miller.

Un grand Merci à Céline Bellini, Antonia Hall, Mariette Kelley, Sabine de Andria et Carole Remy, qui ne seront plus au CA mais vont continuer à participer à différents chantiers.

Nous avons besoin de trouver d’autres énergies, d’autres personnes qui s’intéressent à leur profession dans son ensemble. L’Ataa et le Snac sont des outils à la disposition de tous, aujourd’hui puissants et qui le seront d’autant plus que l’on s’en servira. La logique, qui nous semble évidente, étant qu’en défendant son métier, on se défend aussi soi et son avenir. On défend aussi les autres, en bonus. Et en plus, on sort de chez soi. Et, tenez-vous bien, on voit des gens !

Quelques mots à propos de notre ancienne présidente, Juliette De la Cruz. Il est très difficile, presque impossible, de résumer quatre ou cinq années de collaboration, avec tout le CA bien sûr, et avec Juliette. Ce que l’on peut faire, c’est parler de ce qui nous en restera.

En travaillant avec Juliette, nous avons travaillé avec quelqu’un qui a mis sa carrière de côté pendant au moins deux ans, quand notre activité est vraiment montée en puissance, pour consacrer une grande partie de son inépuisable énergie à la défense de nos métiers, de vos métiers.

Nous avons travaillé avec quelqu’un dont le souci a toujours été la justice et l’équité envers tous les adhérents, quels que soient leur métier, sous-titrage, voice over ou doublage, leur expérience ou leur place dans notre petit milieu. Quelqu’un qui ne s’intéresse ni aux honneurs, ni aux mondanités et qui, à l’entre-soi, préfère son quant-à-soi. Quelqu’un qui a toujours agi pour qu’au lieu de reproduire les injustices et les divisions dont nous sommes témoins tous les jours dans notre société, l’Ataa serve à rassembler tous les auteurs.

Nous avons travaillé avec quelqu’un qui a pris des risques, qui a dit les choses telles qu’elles étaient quand il le fallait, à qui il le fallait. Quelqu’un qui s’est exposé, sans jamais penser à elle. Mais surtout… et c’est un grand « Mais », sans jamais en faire grand cas, sans jamais se mettre en avant. Simplement avec détermination et générosité et, pour utiliser un mot qui ne sert pas souvent, avec désintéressement. C’est-à-dire en pensant aux autres avant de penser à elle.

Tout cela, nous savons qu’elle ne l’a pas fait pour être reconnue ou recueillir des éloges, au cours de ces quatre années. Et heureusement, parce qu’elle aurait été déçue ! Elle l’a fait parce qu’elle a suivi son amour du métier, son sens du collectif, ses convictions, et son intelligence. Merci beaucoup, Juliette.

Et un grand merci à nos précieuses trésorières, Sabine et Carole.

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Le CA de l’ATAA

2016 12
déc

Le conseil d’administration de l’Ataa est élu tous les ans au mois d’avril, lors de l’assemblée générale. Il se réunit une fois par mois tout au long de l’année. Tous les membres sont invités à venir y assister pour mieux comprendre les rouages de leur association préférée, et peut-être se présenter à leur tour !

Chaton

Je suis un chaton trop mignon, pose ta candidature au CA de l'Ataa, je le veux !

Tu fais ton possible pour réduire tes déchets, tu lis les étiquettes des emballages avant d’acheter, tu signes des pétitions pour soutenir de justes causes, tu t’informes sur l’état du monde et quand tu as un surplus providentiel de droits d’auteur, tu donnes à ton prochain.

« Une véritable leçon d’humanité. »

Oui, tu es un être éclairé. Parce que chaque jour est pour toi une aventure en terre inconnue, et que tu as l’humilité du défricheur. Parce que tu sondes au quotidien le mystère ultime de l’humanité, celui de la langue, et de la parole. Ainsi, tu éprouves dans ton esprit tourmenté [surtout-par-cette-phrase-mais-merde-comment-je-vais-traduire-ça] la complexité de la communication humaine, mais tu as la possibilité de faire avancer les choses. Car, modeste démiurge, tu œuvres chaque jour, à ta manière, au rapprochement entre les peuples.

« J’ai rencontré des gens formidables ! »

Mais il existe encore une autre façon de changer le monde. C’est la prochaine étape de ton parcours riche de cet amour inconditionnel que tu portes à ton métier.

« Les années passées au Conseil d’administration de l’Ataa ont été les plus belles de ma vie. »

Que tu sois jeune diplômé frais émoulu d’un Master II des étoiles pleins les yeux, vieux briscard, soldat couturé de l’Azerty, ou quelque part entre les deux, tu as des choses à dire ! Et tu disposes de l’outil idéal pour donner vie à tes idées. L’Ataa, c’est ta maison, c’est là que brûle le poêle de la solidarité professionnelle (en même temps que sèche le torchon de la discorde). Et pour que tous puissent se réchauffer, il faut alimenter le foyer en permanence, assurer le suivi des projets lancés et en imaginer d’autres. Tout cela, c’est l’affaire de chacun, mais c’est plus précisément celle du Conseil d’Administration. On ne va pas se raconter de carabistouilles, c’est un boulot exigeant, mais toujours intéressant, et très souvent gratifiant. Bref, c’est une mission pour toi qui as soif d’action, et faim d’échanges.

« Il y a quelqu’un qui apporte toujours des macarons *censuré* en CA, c’est trop bon. »

Oui, le Conseil d’Administration te tend les bras. Ici, tout le monde est le bienvenu, toutes les idées sont écoutées, et en plus, il y a toujours du bon café/thé/jus. Nous t’attendons donc au prochain CA pour découvrir de tes yeux les dessous affriolants de cette belle aventure humaine et collective ! Il aura lieu le 15 décembre à 9h30 à Paris, alors prends vite ta plus belle plume pour nous écrire à info[at]ataa.fr.
Promis, tu pourras repartir libre. Enfin, on verra.

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2016 27
juin

Le 11 juin dernier, nous avons fêté les 10 ans de l’ATAA à la Fondation Biermans-Lapôtre. Une très belle soirée, précédée par la toute première remise des Prix Séries en sous-titrage et en doublage. Merci à tous les adhérents pour leur présence ou leur soutien à distance ! Et un énorme merci à Jean Bertrand pour cette rétrospective parue dans le No49 de la revue TransLittérature de l’ATLF !

L’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA) fête cette année son dixième anniversaire. Une excellente occasion de faire un bilan sur son action.

L’association a vu le jour en juin 2006 autour d’un petit noyau de jeunes traducteurs qui pensaient que, pour aller de l’avant, il valait mieux miser sur l’action collective. Ils venaient de démissionner tous en chœur d’un laboratoire de sous-titrage – une filiale d’un groupe américain – qui pratiquait les tarifs les plus bas du moment. Forts de cette première action – qui entraînera quand même la fermeture du laboratoire –, ils décident de rassembler et de fédérer les traducteurs de l’audiovisuel. Au départ, dans la profession, beaucoup affichent un certain scepticisme : les traducteurs sont des électrons libres, ils sont beaucoup trop individualistes, ça ne marchera jamais !

Il faut dire que la profession est alors en pleine mutation. Jusqu’à la fin des années 1980, le doublage et le sous-titrage étaient réservés à un très petit nombre d’auteurs. Ce milieu fonctionnait un peu comme une corporation, les praticiens initiaient eux-mêmes leurs poulains à des techniques très spécifiques. Les dialogues de doublage s’écrivaient encore à la main au crayon sur une « bande rythmo », une bande en papier glacé de 35 mm de largeur qui était ensuite projetée en même temps que le film pour que les comédiens puissent dire leur texte au bon moment. Quant aux sous-titres, il fallait souvent les rédiger après un seul et unique visionnage du film.

Ouverture de la soirée avec le conseil d'administration de l'Ataa

Ouverture de la soirée avec le conseil d'administration de l'Ataa

Le début des années 1980 marque alors un tournant. C’est à cette époque que l’université de Lille ouvre la première formation aux métiers de la traduction audiovisuelle. Consciente des débouchés très limités dans ce domaine, elle ne sélectionne parfois que deux étudiants par an. Des étudiants forcément motivés, ne serait-ce que pour arriver à découvrir l’existence de cette formation ! Par la suite, dans les années 1990, les universités chercheront à professionnaliser leurs cursus. Mais elles miseront plus sur l’attractivité du cinéma que sur ses débouchés réels lorsqu’elles proposeront cette spécialisation à leurs étudiants. Paradoxalement, si l’on assiste à une professionnalisation du métier, celle-ci fragilise le secteur en le submergeant de jeunes diplômés qui ne pourront pas tous exercer dans ce domaine.

Certes, la création de nouvelles chaînes de télévision entraîne une augmentation du nombre des programmes à traduire. Mais, si Arte s’impose comme un modèle en matière de bonnes pratiques avec un tarif de 2,74 € le sous-titre, la plupart des chaînes du câble n’entendent pas consacrer de gros budgets à la traduction des émissions de flux bas de gamme qu’elles s’apprêtent à diffuser. Les tarifs commencent alors à baisser, et la dégringolade continue encore de nos jours…

Dans ce contexte professionnel très contrasté, l’ATAA parvient très vite à faire entendre sa voix. Elle maîtrise les moyens de communication modernes et touche rapidement son public. À peine créée, elle lance un site Internet qui permet de diffuser l’information tous azimuts. Il comporte aussi un forum réservé aux seuls membres. Ce dernier ouvre un espace de discussion qui répond à une attente. Chacun peut intervenir sur des questions pratiques ou interroger les collègues sur la pertinence ou non d’accepter telle ou telle proposition. En faisant sortir les adhérents de leur isolement, le forum contribue ainsi à souder la profession.

Très rapidement, l’ATAA définit une liste de grands chantiers. Ainsi, il est urgent de représenter les traducteurs au sein de différentes institutions. C’est le cas, par exemple, des sociétés d’auteurs qui gèrent les droits de diffusion des œuvres sous-titrées ou en version française. Cette entreprise suscite de nombreuses démarches, qui n’aboutiront pas toujours au résultat escompté. Ainsi, à la SACEM – qui gère les droits des films de cinéma –, les auteurs de sous-titrages ont toujours beaucoup de mal à faire entendre leur voix. À l’inverse, la SCAM – qui répartit les droits de diffusion des documentaires – réagit très favorablement à cette initiative et intègre aussitôt un traducteur (puis un suppléant) à sa commission audiovisuelle. Ils siègent également à la commission chargée de présélectionner les films qui seront ensuite proposés au jury des Étoiles, qui prime chaque année quinze documentaires. Enfin, depuis juin 2013, un traducteur siège au conseil d’administration de la SCAM.

Un autre grand chantier vise à renforcer les liens entre les traducteurs et leurs commanditaires. Dans ce secteur, les conditions sont très différentes selon qu’on travaille pour le cinéma ou les chaînes de télévision. Au cinéma, la plupart des diffuseurs confient le doublage ou le sous-titrage de leurs films à des traducteurs qu’ils connaissent et choisissent. À l’inverse, les chaînes de télévision n’entretiennent aucun contact avec les traducteurs et s’adressent à des sociétés de postproduction (laboratoires de sous-titrage et studios de doublage) qui leur livrent les programmes prêts à diffuser. Il est évident que les traducteurs auraient tout intérêt à nouer des contacts directs avec les chaînes. Un échange constructif contribuerait sans doute à améliorer la qualité des textes et permettrait surtout d’aborder la question des tarifs. Le passage obligé par les sociétés de post-production interdit toute négociation car ces dernières prétendent appliquer des conditions imposées par les chaînes.

En 2008, avec le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC), l’ATAA parvient à convaincre le CNC d’organiser des réunions tripartites rassemblant la FICAM (qui regroupe les sociétés de postproduction), les commanditaires (les chaînes, les éditeurs de DVD…) et les auteurs. Plusieurs années de négociations ont permis d’aboutir, en janvier 2011, à une Charte des bons usages qui pré-voit, en particulier, qu’« une rencontre annuelle au minimum se tiendra entre les représentants des auteurs et des entreprises sur la question des tarifs ». Hélas, ces engagements n’ont pas été tenus. Mais l’ATAA s’efforce aujourd’hui de relancer les signataires de cette charte pour faire un bilan de son application.

En 2009, après avoir longtemps peaufiné son site Internet – sa forme actuelle est la troisième mouture –, l’ATAA s’est dotée d’un blog. Il s’agissait alors de trouver un outil susceptible de toucher un plus large public en lui offrant des informations professionnelles, mais aussi des portraits et des contributions plus théoriques sur l’adaptation audiovisuelle, telle la série d’articles parue sur le blog de l’ATAA, intitulée « Retour sur Inglorious Basterds » de Tarantino1, un film où les personnages parlent anglais, allemand et français, ce qui le rend difficilement transposable dans une autre langue.

Depuis plusieurs années, un petit groupe de traducteurs suivait également les conférences et colloques sur la traduction audiovisuelle organisés en France et à l’étranger et y contribuaient. Passionnés par la recherche, ils ont souhaité lancer une revue disponible en ligne, l’Écran traduit, qui leur permette de publier des articles sur toutes les formes de traduction audiovisuelle (sous-titrage, doublage, voice-over). Leur projet s’est concrétisé au printemps 2013. La revue, qui mêle des articles de fond, des documents à valeur historique, des entretiens ou des critiques, a déjà publié quatre numéros, mais aussi trois hors-séries qui reproduisent des ouvrages de référence importants et pratiquement introuvables, tels Le sous-titrage de films. Sa technique – Son esthétique de Simon Laks (1957) ou C’est toi qui as traduit ça ? Petite approche insolite du cinéma italien de Marie-Claire Solleville.

Désireuse de faire sortir la profession de l’anonymat, l’ATAA a également souhaité organiser un événement festif et médiatique qui réaffirme la traduction audiovisuelle comme un maillon essentiel de la diffusion d’un film. Initié en 2012, le Prix du sous-titrage vise à renforcer le dialogue avec les professionnels du cinéma et à attirer leur attention sur la qualité des adaptations audiovisuelles. Son succès a conduit à créer,dès 2013, un Prix du doublage. Décernés depuis deux ans dans la grande salle de la SACEM, ces prix rassemblent désormais auteurs, gens du cinéma et journalistes pour célébrer les meilleures réussites dans ce domaine. L’ATAA planche également sur la création de nouveaux prix concernant les séries et les documentaires. Affaire à suivre !

En dix ans, l’ATAA a réalisé un travail remarquable dont on n’a pu aborder ici que quelques grands chantiers. Forte de 250 membres, l’association fédère aujourd’hui les différentes catégories d’auteurs de la profession et s’impose en interlocuteur légitime auprès de toutes les institutions. Bravo donc pour cette belle réussite collective et humaine !

1  « Retour sur Inglorious Basterds » : 1. « Langues et traduction chez Tarantino » de Carol O’Sullivan, 22 avril 2012 ;

2. « Le doublage de la première scène d’In-glorious Basterds » de Nolwenn Mingant, 3 juin 2012 ;

3. « À la recherche de la cohérence perdue » d’Anne-Lise Weidmann, 10 octobre 2012, blog de l’ATAA.

Texte signé Jean Bertrand dans la revue TransLittérature No 49.

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Sur la traduction audiovisuelle, à consulter aussi dans TransLittérature :

Valérie Julia et Josie Mély, «  Traduire pour l’audiovisuel » (Profession), n° 25 ;

Valérie Julia, «  Lost in adaptation » (Journal de bord), n° 27 ;

Valérie Julia et Michel Volkovitch, «  Sophie Désir » (Traducteurs au travail), n° 28 ;

Valérie Julia et Samuel Bréan, «  Les traducteurs tissent leur toile » (Profession), n° 44.

2016 15
avr

arte-en-esGrâce à la bienveillance de Mme Durupty, vice-présidente du conseil de gérance d’Arte, l’Ataa a pu récemment rencontrer la directrice déléguée à la direction des programmes et de la production ainsi que le directeur de la gestion et de la coordination d’Arte France.

Ce rendez-vous a été l’occasion de présenter nos métiers, notre statut, et d’évoquer la relation triangulaire, parfois épineuse, qui lie les auteurs, les prestataires et les commanditaires. De leur côté, nos interlocuteurs ont paru soucieux de nos conditions de travail et nous ont à ce titre demandé de rédiger un « vade-mecum » de la traduction audiovisuelle, une première qui montre toute l’importance que la chaîne culturelle accorde à notre travail.

Délais permettant de réaliser une adaptation de qualité, étapes clés à respecter, importance de la relecture, question des traductions-relais… Dans le contexte d’une nouvelle mise en concurrence de ses prestataires de sous-titrage, cet outil donne des indications concrètes sur le travail des auteurs et devrait permettre à la chaîne de mieux s’y retrouver dans les offres de ses prestataires. Le document comporte également une annexe sur les tarifs régulièrement constatés et acceptés par les traducteurs travaillant pour Arte.

Cette rencontre fructueuse fait également suite à un entretien passionnant de L’Écran traduit avec trois chargés de programmes d’Arte GEIE. Nous espérons qu’elle sera la première d’une série de rendez-vous réguliers. Le rapprochement entre les commanditaires et les auteurs ne peut qu’aider à promouvoir la qualité des adaptations. Elle ouvre aussi la porte à des relations plus apaisées avec nos clients, les laboratoires de post-production, souvent pris entre deux feux. Il ne s’agit pas de les court-circuiter, mais d’œuvrer à une meilleure compréhension de la nature, et de l’importance, de notre travail.

2015 09
nov

L’ATAA se réinvente !

Une toute nouvelle organisation vous est proposée afin de clarifier nos actions et permettre aux adhérents de s’impliquer plus facilement.

Toutes nos actions sont désormais réparties en 7 grands pôles, que voici :

Chaque pôle sera dirigé par un ou plusieurs membres du CA.

Le pôle international :

Référents CA : Estelle Renard, Ian Burley.

Ce pôle regroupe toutes nos actions destinées aux auteurs vers les langues étrangères.

ASIF, le collectif qui a rejoint l’ATAA, travaille aussi à faire reconnaître nos professions, grâce à sa pétition réalisée auprès des réalisateurs l’an dernier, par exemple.

Pôle institutions :

Référents CA : Anaïs Duchet, Sylvestre Meininger, Carole Remy, Juliette De La Cruz

Ce pôle regroupe toutes nos actions à destination des différentes institutions et des organismes.

Dans ce pôle, plusieurs projets sont menés de front.

Les auteurs sont représentés à la SCAM, grâce à Christophe Ramage, qui siège au conseil d’administration et Carole Remy, qui siège à la commission audiovisuelle.

Après plusieurs années de travail et de négociations, la Charte des bons Usages a vu le jour. Les discussions avec nos interlocuteurs, sous l’égide du CNC, se poursuivent.

Nous suivons aussi de près la réforme du RAAP, qui devrait être validée prochainement par le gouvernement. L’ATAA a pu être présente à toutes les réunions qui se sont tenues et faire entendre la voix de ses adhérents.

Enfin, notre travail auprès de la SACEM se poursuit.

Pôle formations :

Référents CA : Estelle Renard, Chloé Lamireau et Anthony Panetto

L’ATAA envoie tous les ans des auteurs dans les Masters de traduction audiovisuelle, afin d’échanger avec les étudiants et de conseiller ces futurs professionnels.

L’ATAA est aussi sollicitée par différentes universités pour des conférences sur nos métiers destinées aux étudiants en Licence. Leur apporter une information claire sur les réalités du métier permets à ces jeunes de s’orienter en toute connaissance de cause.

Par ailleurs, afin d’améliorer l’intégration des jeunes auteurs dans le marché de  la traduction audiovisuelle et les conseiller sur les bons tarifs, les bonnes pratiques, nous allons désormais organiser une journée de permanence, afin d’être présents pour répondre à toutes les interrogations qu’ils sont susceptibles d’avoir, après quelques mois d’activité. Nous aurons besoin de volontaires pour cet accueil.

L’ATAA travaille aussi sur différents projets destinés aux universités, concernant le nombre grandissant des Masters de traduction audiovisuelle.

En ce qui concerne la formation professionnelle, l’ATAA suit de près l’offre proposée aux auteurs, grâce notamment à la présence d’un de ses membres à la commission audiovisuelle de l’AFDAS.

Afin d’améliorer l’offre de formations, l’ATAA s’allie aujourd’hui à la SFT afin de développer des formations dédiées aux adaptateurs.

L’Écran traduit :

Référent CA : Samuel Bréan

L’Écran Traduit est une revue consacrée à la traduction audiovisuelle sous toutes ses formes

Son comité de rédaction est composé de 3 membres : Anne-Lise Weidmann, Samuel Bréan et Jean-François Cornu.

Toute aide ponctuelle pour des relectures et traductions, du travail éditorial ou de rédaction, de veille et réflexion sur le contenu de la revue, l’élaboration d’interviews… est la bienvenue.

Et pourquoi ne pas rejoindre le comité de rédaction ?

Vous pouvez les contacter à cette adresse : revue@ataa.fr

Et le numéro 4 vient de paraître,

il est disponible à cette adresse : www.ataa.fr/revue

Couverture-n°-4-moyen

Pôle médias :

Référents CA : Anaïs Duchet, Juliette De La Cruz, Anthony Panetto, Chloé Lamireau

Dans ce pôle, nous regroupons toutes nos actions destinées à faire parler de nous dans les médias et notre travail de présence continue sur les réseaux sociaux, un outil aujourd’hui incontournable.

L’ATAA est ainsi présente sur Facebook, Twitter et à travers son blog.

Pôle cinéma :

Référents CA : Anaïs Duchet, Sylvestre Meininger, Juliette De La Cruz

Ce pôle regroupe toutes les actions spécifiquement liées au cinéma.  On y trouve notamment les Prix de l’ATAA.

L’ATAA est aussi désormais présente à Cannes, aux côtés du SNAC et d’ASIF. Nous avons participé à une table-ronde, en mai dernier. Et cette action est appelée à se renouveler.

Un travail de sensibilisation auprès des festivals  est en cours afin de faire prendre conscience de l’importance du sous-titrage (puisque les films sont rarement doublés pour les festivals) pour la réception des œuvres dans ces festivals.

Pôle télévision :

Référents CA : Anthony Panetto, Sabine de Andria, Juliette De La Cruz

C’est le pôle réservé au petit écran. Il regroupe toutes nos actions actuelles et à venir concernant la télévision.

On y fait un travail de réflexion sur la visibilité des auteurs et de reprise de contact avec les chaînes.

On y fait aussi un travail de création et d’organisation d’événements sur les séries, tels que les Regards Croisés, participation à Série Mania, rencontres avec le grand public autour de nos métiers…

-> Vous êtes adhérent et souhaitez vous impliquer dans un de ces projets ? Contactez-nous : info@ataa.fr.

-> Vous êtes adaptateur, ne faites pas encore partie de l’association, mais souhaitez encourager ces projets ? N’hésitez plus, adhérez !

2013 13
déc

12-290x290Du nouveau sur le site des prix de l’ATAA : deux entretiens passionnants à lire !

Philippe Sarrazin, auteur de doublage, membre du jury 2012-2013, nous parle de son expérience de juré : http://www.prix-ataa.fr/?p=217

Claire Impens, lauréate du Prix du doublage 2012-2013, nous parle de son travail d’adaptation sur le film Sur la route, et de son expérience de membre du jury 2013-2014 : http://www.prix-ataa.fr/?p=231


À consulter également sur le site, la liste des films en lice cette année pour le Prix du sous-titrage et le Prix du doublage.

Bonne lecture !

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2013 11
sept

On vous attend !

On vous attend !

La prochaine réunion publique de l’ATAA aura lieu le vendredi 11 octobre à la Scam (5 avenue Vélasquez, 75008 Paris). Elle s’adresse bien sûr à ses adhérents, mais aussi à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’association, suivre son action et rencontrer ses membres. Nous vous accueillerons à partir de 18h et les réjouissances commenceront à 18h30 précises.


Au menu de cette soirée : nous ferons le point sur les nouveautés concernant les traducteurs/adaptateurs à la Scam et sur la formation professionnelle continue des auteurs, un an après sa mise en place.


Comme à l’accoutumée, la soirée se poursuivra autour de nourritures plus terrestres. N’hésitez pas : inscrivez-vous à l’adresse info@ataa.fr et venez nombreux !


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2013 07
juil

Afin de leur assurer une meilleure visibilité, l’ATAA lance aujourd’hui un site consacré aux Prix du sous-titrage et du doublage : www.prix-ataa.fr.



Site des prix

Destiné à faire vivre les Prix toute l’année, il s’enrichira au fil du temps d’entretiens et d’articles autour de ces récompenses créées en 2012 par l’association et des métiers qu’elles mettent à l’honneur. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà y retrouver les photos de la soirée du 29 mars dernier, l’intervention d’une des lauréates des Prix du sous-titrage 2011-2012 ou encore des informations sur les autres prix similaires remis à l’étranger.

À suivre !


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2013 19
juin



(Click here for the English version)


Couv 6

Après la parution du numéro inaugural de L’Écran traduit au début de 2013, nous publions le premier numéro hors-série de notre revue, qui reprend le texte intégral de l’ouvrage de Simon Laks, Le Sous-titrage de films. Paru pour la première et unique fois en 1957, c’est, à notre connaissance, le seul livre en français consacré par un traducteur-adaptateur aux aspects techniques et esthétiques du sous-titrage. Publié à compte d’auteur, il n’avait connu qu’une diffusion très restreinte.

Compositeur de musique, Simon Laks (1901–1983) avait également exercé le métier de traducteur de films, en sous-titrage et en doublage, principalement entre 1948 et 1962. Il a signé ou co-signé les adaptations de films allemands, anglophones et hispanophones.

Il peut paraître surprenant de reproduire un ouvrage consacré au sous-titrage tel qu’il se pratiquait il y a plus d’un demi-siècle. On peut en effet se demander ce qu’il y a de commun entre les pratiques techniques et de traduction de la fin des années 1950 et celles d’aujourd’hui. L’importance de cet ouvrage tient dans le fait que les grands principes décrits par Simon Laks, ainsi que certains détails cruciaux de l’adaptation sous-titrée, restent plus que jamais d’actualité. Dans ce livre toujours clair, concret et jamais théorique, l’auteur passe en revue toutes les situations auxquelles peuvent être confrontés les adaptateurs. D’une justesse absolue, Le Sous-titrage de films est bien davantage qu’un précis technique, tant son auteur y fait la preuve qu’il a tout saisi des effets du sous-titrage sur la dimension esthétique d’un film et sur sa perception par le spectateur. En outre, c’est aussi un outil précieux pour apprendre à distinguer une adaptation sous-titrée réussie de ce qu’on fait parfois passer pour quelque chose qui n’a de « sous-titrage » que le nom.

C’est pour toutes ces raisons qu’il a nous paru utile de faciliter la consultation de ce livre, auquel l’accès est aujourd’hui difficile, en l’accueillant dans notre revue. Une présentation et des notes permettent de situer l’ouvrage dans son contexte historique et d’éclairer le lecteur sur quelques termes et notions techniques.

La reproduction sous forme numérique du livre de Simon Laks, ainsi que sa mise en ligne, ont été effectuées avec l’accord et le soutien d’André Laks, fils de l’auteur et unique ayant-droit de l’ouvrage. Nous le remercions très chaleureusement.


* * *




Simon Laks, Le Sous-titrage de films, republished in L’Écran traduit



After the inaugural issue of L’Écran traduit published online at the beginning of 2013, we reproduce the unabridged text of Simon Laks’ Le Sous-titrage de films [Film Subtitling] as a special issue of our journal. First published in 1957 and never reprinted since, this is, to the best of our knowledge, the only book in French ever dedicated by a film translator to the technical and aesthetic issues of subtitling. This self-published book had a very limited readership.

A music composer, Simon Laks (1901–1983) also worked as a film translator, in subtitling and dubbing, mainly between 1948 and 1962. He wrote or co-wrote the subtitles and dubbing dialogue of German-, English- and Spanish-speaking films.

It may seem surprising to republish a book devoted to subtitling as it was practised more than half a century ago. Indeed, what could late-1950s technical and translation practices have in common with today’s habits? The book’s importance lies in the fact that the major principles described by Simon Laks, as well as some details crucial to the writing of subtitles, remain more valid than ever. In this clear and practical book, the author surveys all the situations audiovisual translators face daily. Meticulous and sound in its approach, Le Sous-titrage de films is much more than just a technical handbook. It clearly shows its author’s acute sense of the effects of subtitling on the aesthetic dimension of a film and on its perception. It is also a useful tool for understanding the difference between well-crafted subtitles and what sometimes only nominally qualifies as “subtitling”.

For all these reasons, we thought it would be useful to reissue this book via our journal and make its access easier, as it is currently very difficult to find. A presentation and notes put the book into historical context and help readers to understand a number of technical terms and notions.

The digital reproduction and online publishing of Simon Laks’ book were made possible with the permission and support of André Laks, the son of the author and sole rights-holder to Le Sous-titrage de films, to whom we would like to express our warmest thanks.

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2013 04
avr

Vendredi 29 mars, pour la remise du 2e Prix du sous-titrage et du 1er Prix du doublage organisés par l’Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA), la Fémis a fait salle comble ! En présence de quelque 150 invités issus du monde de la traduction, mais aussi de représentants des sociétés de distribution et des laboratoires, et de directeurs de plateau, les organisateurs de la manifestation ont commencé avec une question : « Un film, qu’est-ce que c’est ? » C’est un intense travail créatif, qui représente des années d’engagement et un investissement financier important. Pour franchir les frontières, il doit passer par une seule personne, l’adaptateur, qui a donc une lourde responsabilité. À lui de transmettre au public toute la richesse d’une œuvre en langue étrangère. Le principe paraît simple, mais sa mise en application relève de la gageure : respect du sens, aussi bien le plus évident que le plus subtil, du ton, des registres, de l’humour, des références culturelles, mais aussi fluidité de l’expression et naturel de la langue sont autant de difficultés que seuls des professionnels parviennent à surmonter. Une remarque d’un des jurés de cette année résume à merveille l’essence de ce travail : « Une bonne adaptation, c’est trouver sa liberté au milieu des contraintes. »

À n’en pas douter, les quatre lauréat(e)s y sont parvenu(e)s. Maï Boiron, distinguée pour son sous-titrage de Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, a rappelé qu’une adaptation était aussi un travail d’équipe effectué en collaboration avec des spécialistes du sujet abordé par un film. Autre point de vue du côté de Belinda Milosev, récompensée dans la catégorie Film non anglophone, pour La Parade, du réalisateur serbe de Srdjan Dragojevic. Visiblement émue, la lauréate a salué ses parents qui lui ont transmis l’amour de leur langue, ce qui lui a permis – conjointement avec le distributeur Sophie Dulac – de donner une deuxième vie à ce film militant tourné en 2010 et sorti en France début 2013.



blog la parade + zero

Changement de genre avec Sur la route. Qui mieux qu’une inconditionnelle de Jack Kerouac pour assurer l’adaptation en doublage du long métrage du même nom réalisé par Walter Salles ? Le hasard faisant parfois bien les choses, Claire Impens, lectrice assidue de l’œuvre de cet auteur majeur de la « Beat Generation », s’est en effet vu confier ce travail qu’elle a vécu comme un vrai coup de chance et un clin d’œil du destin. Enfin, dans la catégorie Film d’animation, le jury a souligné l’excellence du travail de Bob Yangasa dont l’adaptation du film Les Pirates ! Bons à riens, mauvais en tout de Peter Lord restitue à merveille l’humour so british et parvient à toucher aussi bien les enfants que les adultes.



blog les pirates + sur la route

À l’heure où certains prestataires techniques, parmi les plus prestigieux, souhaiteraient réduire l’auteur à une ligne anonyme dans les devis, la richesse et la diversité de ce palmarès mettent en avant des auteurs dont la passion reste intacte et dont la volonté de traduire dans les meilleures conditions fait d’eux les garants de l’investissement créatif et financier que représente une œuvre cinématographique. Que faut-il en conclure ? Lorsqu’un distributeur confie une telle responsabilité à une personne, il a tout intérêt à la choisir lui-même !

Venu nombreux pour soutenir les auteurs d’adaptations, le public ne s’y est pas trompé, tout comme les professionnels du secteur audiovisuel qui, par leur présence, ont témoigné de l’importance de ce métier encore méconnu. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine !




Palmarès

SOUS-TITRAGE

Film anglophone :
Maï Boiron pour Zero Dark Thirty (États-Unis) de Kathryn Bigelow (distribution : Universal)

Film non anglophone :
Belinda Milosev pour La Parade (Serbie) de Srdjan Dragojevic (distribution : Sophie Dulac)

DOUBLAGE

Film en prises de vue réelles :
Claire Impens pour Sur la route (France/États-Unis/Grande-Bretagne/Brésil) de Walter Salles (distribution : MK2, VF dirigée par Philippe Blanc)

Film d’animation :
Bob Yangasa pour Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout de Peter Lord (distribution : Sony Pictures, VF dirigée par Barbara Tissier)

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