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2016 05
jan

AGESSA : augmentation des cotisations au 1er janvier 2016

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Depuis le 1er janvier 2016, la cotisation « Sécurité sociale » (maladie + vieillesse déplafonnée) est passée de 1,05% à 1,10 % du montant brut des droits d’auteur. Pensez à modifier vos modèles de NDA.

Soit :

• assurances sociales (1,10% x montant brut)

• CSG (7.5% x 98.25% x montant brut)

• CRDS (0.5% x 98.25% x montant brut)

• Contribution auteur formation professionnelle (0.35% x montant brut)

Retrouvez toutes les informations détaillées sur le site de l’AGESSA.


2014 05
avr

Un article de TV MagIncroyable mais vrai, un article sur le sous-titrage de séries destiné au grand public qui évoque en toute simplicité et sans effet de manche le métier de traducteur de l’audiovisuel, ses contraintes, ses problématiques, ses joies…

Informatif, efficace, et avec de vrais morceaux d’Ataa dedans !

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2013 06
juin

Scam retraite

La Scam sollicite l’avis de ses adhérents sur l’instauration d’une nouvelle cotisation de retraite complémentaire obligatoire. Le cas des traducteurs/ adaptateurs de documentaires n’est pas abordé explicitement dans la brochure explicative fournie par la société de répartition et certaines informations les concernant n’y figurent pas. L’ATAA fait donc le point sur la situation actuelle et vous communique les précisions qu’elle a pu recueillir à ce sujet. Disposant de peu de temps compte tenu du délai imparti pour voter, nous n’avons pu obtenir tous les éclaircissements que nous aurions souhaité vous donner. Ces informations complémentaires (mode de cotisation des traducteurs, déclaration a posteriori, etc.) n’ont donc aucun caractère officiel et doivent être considérées avec la prudence qui s’impose. N’hésitez pas à consulter ce fil de discussion sur le forum de l’ATAA pour vous tenir au courant des derniers rebondissements.



Le contexte :

Pour les traducteurs ayant le statut d’auteur, le système de retraite actuel comporte deux étages :

1. la retraite de base de la Sécurité sociale (cotisations vieillesse du régime général, appelées par l’Agessa et payées de façon mensuelle ou trimestrielle)

2. la retraite complémentaire obligatoire RAAP (Retraite complémentaire des artistes et auteurs professionnels ; cotisations appelées par l’Ircec).

Quand nous partirons à la retraite, nous toucherons donc une pension à deux étages : pension de base Sécurité sociale + pension complémentaire RAAP.


L’actualité :

La Scam nous propose d’ajouter un troisième étage à notre retraite pour toucher une somme plus élevée :

3. une nouvelle retraite complémentaire obligatoire, le RACD (Retraite des auteurs et compositeurs dramatiques).



Combien ça coûte ?

La nouvelle cotisation, si elle est adoptée, concernera les droits répartis par la Scam (avec un prélèvement à la source) mais aussi les sommes perçues au titre des notes de droits d’auteur, dans la mesure où elles relèvent du répertoire de la Scam (primes de commande pour la traduction d’œuvres documentaires). Pour cette dernière catégorie, les auteurs déclareront a posteriori les sommes concernées auprès du RACD sur un formulaire spécial et acquitteront les cotisations après coup. Il est toutefois question que la Scam négocie ultérieurement l’instauration d’un système de prélèvement à la source avec les prestataires de postproduction.

Ce prélèvement RACD représentera 8 % des droits d’auteur bruts perçus, soit, par exemple, 266 EUR mensuels pour un revenu de 40 000 EUR brut par an de droits d’auteur relevant du répertoire Scam. À noter : un auteur qui n’atteindra pas le seuil minimal ouvrant des droits au versement d’une retraite pourra demander le remboursement des cotisations versées.

En somme, tous les revenus issus de la traduction de documentaires, qu’il s’agisse de droits de diffusion ou de primes de commande, seront concernés par ce nouveau prélèvement.

Notons qu’avec ce nouveau prélèvement envisagé, le niveau de cotisations sociales des traducteurs/auteurs restera cependant inférieur à celui des salariés cadres.



Combien ça rapporte ?

Selon la brochure de la Scam, on est remboursé de ses années de cotisation en neuf ans de retraite. Au-delà, on continue de toucher sa pension pour ainsi dire « gratuitement ». Chacun peut se faire sa propre idée en s’aidant de la formule de calcul indiquée en quatrième de couverture de la brochure, ou en consultant le simulateur de l’Ircec. Attention à bien saisir tous les paramètres qui vous concernent.

Il s’agit donc d’un changement important. Pour vous prononcer sur le rattachement au RACD via la Scam, renvoyez le coupon-réponse de la Scam avant le 12 juin dans l’enveloppe pré-affranchie qui vous a été adressée.




Pour plus d’informations :



Et pour aller plus loin :

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2012 08
juil

the prosperous translator

La voici, la quatrième chronique issue de l’ouvrage de Chris Durban The Prosperous Translator, traduite cette fois par Raphaëlle Antczak ! Le texte original en anglais est à la suite.

Pour retrouver toutes les chroniques traduites, cliquez ici.

Question :

Chères Fourmi de feu et Abeille ouvrière,

Vous soulignez l’importance de faire un travail de pédagogie auprès des clients, et je suis en partie d’accord. Mais si l’on observe la communauté des traducteurs, il est évident qu’un travail de pédagogie serait également nécessaire auprès d’eux. Nombreux sont ceux qui travaillent dans l’isolement, et beaucoup ont tendance à trouver leur petite zone de confort et à n’en plus bouger, quoi qu’il arrive. Quand je discute avec des traducteurs jeunes et moins jeunes, je suis souvent frappé par le nombre d’entre eux qui ne désirent pas quitter cette zone de confort, en élargissant leurs compétences, en proposant des services différents, en investissant dans différents cours/équipements/dictionnaires, etc.

Peu d’universités offrent à leurs étudiants l’occasion de démarrer une carrière en freelance ou de gérer une petite entreprise (mais la situation a peut-être changé ?). Or dans un monde en constante évolution, les îlots de sécurité se font rares. Je crois pourtant que de nombreuses universités pourraient organiser des formations courtes ou des universités d’été pour leurs étudiants fraîchement diplômés et pour toute personne intéressée. Les établissements d’enseignement peuvent avoir du mal à trouver des locaux et à embaucher du personnel pour assurer ces formations, mais ces obstacles ne sont certainement pas insurmontables.

Une des grandes faiblesses du secteur de la traduction est que chaque traducteur ou presque est obligé de réinventer la roue et d’apprendre tout seul à se débrouiller. Il y a vraiment un marché à prendre ; il serait temps de s’en rendre compte !

Scorpion

Réponse :

Cher Scorpion,

C’est vous qui le dites, pas nous. Même si nous avons nous aussi remarqué que ceux qui se lamentent le plus fort et qui poussent des cris d’orfraie sont le plus souvent des traducteurs qui utilisent des compétences linguistiques acquises des décennies plus tôt, qu’ils appliquent – parfois à mauvais escient – depuis des lustres sans jamais se remettre à la page. Le marché s’est depuis longtemps développé dans d’autres directions et les segments les plus intéressants ne s’ouvrent qu’à ceux qui sont prêts à y investir le temps nécessaire.

Heureusement, les occasions de s’ouvrir à autre chose sont de plus en plus nombreuses pour les traducteurs décidés à s’aventurer hors de leur zone de confort (sympa, l’expression).

Les associations nationales et régionales de traducteurs annoncent toujours les événements à venir sur leurs sites Internet, mais les plus motivés doivent se renseigner plus avant. Pour ceux qui traduisent vers l’anglais par exemple, les cours organisés par la Society for Technical Communication (http://www.stc.org/) valent la peine d’après notre expérience, de même que les formations souvent gratuites proposées par les associations professionnelles consacrées aux domaines dans lesquels on a choisi de se spécialiser. On peut aussi se renseigner sur les divers événements organisés par les chambres de commerce. C’est bel et bien le moment propice pour lever le nez et élargir ses horizons.

FF & AO

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2012 09
mar

Il y a un an environ, l’Ataa se faisait l’écho de l’impact de la numérisation sur la traduction audiovisuelle. De plus en plus d’auteurs de doublage sont en effet amenés à travailler sur logiciel, et non plus sur bande mère comme cela se faisait jusqu’à une date récente (consulter à ce sujet notre page sur le doublage). À la clé, de nombreux casse-têtes pour les adaptateurs qui sont obligés de se former à plusieurs logiciels en fonction de leurs clients.

X., adaptatrice de doublage, a tenu un journal de bord de la délicate prise en main d’un tel logiciel.

Un client récent me demande si j’accepterais d’adapter une série récurrente (comprendre : sur laquelle j’ai déjà travaillé – et qu’en plus j’aime bien) mais sur un nouveau logiciel, que j’appellerai C.

Jusqu’à présent, je pouvais rendre le travail sur l’ancien logiciel (A, que je possède) et comme le studio était équipé des deux, il se débrouillait pour passer d’un système à l’autre pendant les sessions.

Pas pratique pour eux mais pas infaisable – et c’était parfait pour moi.

Seulement, me disent-ils, ils ont trop de soucis techniques, pas assez d’assistance sur l’ancien logiciel en cas de bug. Si je veux travailler, donc, il me faut m’adapter.

Je ne suis pas totalement réfractaire aux nouvelles technologies et, sans être une geekette, je ne suis pas non plus une quiche en informatique. Et puis, je suis curieuse. J’accepte.

Ceci est le journal de ma première rencontre avec ce nouveau logiciel, au jour le jour.

JOUR 1
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2012 31
jan

Nous sommes le 31 janvier, vous êtes sur le point d’établir vos premières notes de droits d’auteur de l’année… Lisez d’abord ce petit récapitulatif rédigé par Emmanuel de Rengervé, délégué général du Snac, qui nous a aimablement autorisés à le reproduire ici.

Certaines décisions ont été adoptées par le Parlement en fin d’année.

Elles doivent être appliquées dès le 1er janvier 2012, pour les traducteurs/adaptateurs amenés à établir des notes de droits d’auteurs à compter de cette date. Attention, ces nouvelles règles doivent en principe également être appliquées pour les notes de droits réglées à compter du 1er janvier 2012.

  1. La base de calcul de la CSG et de la CRDS a été modifiée : l’abattement à titre professionnel qui était jusqu’à maintenant de 3 %, passe à 1,75%. Les cotisations CSG et CRDS sur les notes de droits d’auteur, calculées sur une base de 97 % du brut, doivent maintenant être calculée sur une base de 98,25 % du brut.

    La règle selon laquelle l’abattement ci-dessus mentionné ne s’applique que dans la limite de 4 fois le plafond de Sécurité Sociale reste en vigueur.

  2. La TVA sur les droits d’auteur appliquée à compter du 1er janvier doit être calculée sur la base du taux réduit porté à 7 %.

    Ceux qui pratiquent une retenue à la source de la TVA sur leurs notes de droits d’auteur doivent donc prendre en compte les chiffres suivants : taux de TVA 7 %, se décomposant en retenues de TVA à la source 6,20 % et droit à déduction forfaitaire 0,8 %.

  3. Enfin, pour information, mais applicable simplement à compter du 1er juillet prochain, la loi instaurant la formation professionnelle des artistes auteurs a été votée. Une cotisation formation professionnelle (au taux de 0,35 %) devra être calculée à compter de cette date.

Les documents correspondants (notes de droits d’auteur et, pour les adhérents de l’Ataa, tableaux Excel de suivi et de déclaration des droits d’auteur) ont été mis à jour dans la rubrique « Kit du traducteur » du site de l’association.

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2011 21
déc

the prosperous translator

Voici une deuxième chronique issue de l’ouvrage de Chris Durban The Prosperous Translator, traduite cette fois par Raphaëlle Antczak. Le texte original en anglais est à la suite.

Pour retrouver toutes les chroniques traduites, cliquez ici.

Question :

Chères Fourmi de feu et Abeille ouvrière,

Je suis sur le point d’entamer une année sabbatique en Amérique latine et je cherche des moyens de financer ce projet. Je parle bien espagnol mais pas couramment et, en tant qu’étudiant en lettres modernes, mon anglais écrit est correct : j’ai le sens de la tournure et de la langue. Je reconnais que je ne pourrais pas exiger un tarif aussi élevé qu’un traducteur professionnel et qu’aucune agence de traduction ne sera prête à m’engager, mais où puis-je trouver du travail pour jeunes traducteurs amateurs ? Rien ne me paraîtra trop ennuyeux ou mal payé. Toute suggestion serait la bienvenue.

Yannick Sabb’attage

Réponse :

Cher Sabb’attage,

Manque de chance, votre lettre est arrivée juste après la mise sous presse du dernier numéro. Nous sommes prêtes à parier que vous lisez ces lignes dans un cybercafé du centre de Quito, avec votre billet de retour non-échangeable et non-remboursable daté du 30 mars prochain planqué dans le tiroir de votre bureau à l’auberge de jeunesse où vous séjournez. On vous voit d’ici déguster un batido de naranjilla avec, dans votre sac, quelques textes à traduire en urgence pour Traducciones Acme.

Notre conseil : reconsidérez votre projet. Pas le fait de prendre une année sabbatique, bien sûr. Se donner un an pour voir le monde avant de commencer ses études est une idée grandiose. Mais votre objectif premier à ce stade de votre vie et de votre formation devrait être de vous immerger 24 heures sur 24 dans une culture et une langue étrangères. Ce qui veut dire fréquenter des gens du pays tous âges confondus, parler uniquement espagnol et vous forger une expérience qui vous sera utile à l’université puis dans la jungle professionnelle.

La seule façon d’y arriver est d’éviter les expatriés, or vous êtes sûr de tomber entre leurs griffes si vous franchissez le seuil d’une agence de traduction.

Vous avez besoin d’argent ? Renseignez-vous autour de vous : si vous aimez les enfants, devenez baby-sitter (un excellent moyen de parfaire vos compétences en langues étrangères). Soyez serveur. Faites-vous embaucher comme cuisinier dans l’équivalent local du fast-food. Faites les vendanges. Gonflez-vous les biscotos et postulez en tant que videur dans un club de salsa. Mais quoi que vous fassiez, vivez et parlez en espagnol, uniquement en espagnol.

Si nous nous sommes trompées et que vous dormez sous un pont sans perspective de rémunération autre que l’exploitation de votre langue maternelle, nous vous conseillons de donner des cours de conversation plutôt que de vous lancer dans la traduction bradée. Les échanges oraux et directs vous permettront de tirer un maximum de votre louable énergie et de votre assurance balbutiante (« en tant qu’étudiant en lettres modernes, mon anglais écrit est correct »). Mieux, puisque les conversations sont par nature éphémères, elles présentent moins de risques pour les clients qui, même s’ils s’adressent aux prestataires les plus bas de gamme, méritent un rendu quelque peu supérieur au travail d’un étudiant.

FF & AO

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2011 29
sept

the prosperous translator

Comme nous l’avions annoncé dans le billet qui présentait The Prosperous Translator il y a quelques mois, son auteure Chris Durban nous a donné l’autorisation de traduire et de publier une sélection de chroniques issues de l’ouvrage.

Voici la première ! Sa traduction en français est l’œuvre d’Anaïs Duchet ; le texte original en anglais est à la suite.

Question :

Chères Fourmi de feu et Abeille ouvrière,

J’ai pris le statut d’indépendant il y a un an, et je travaille désormais à domicile. Malgré le temps que j’ai gagné sur les trajets, je me sens moins productif. La faute à mes voisins, à mes amis et même à mes proches envahissants qui débarquent à toute heure pour prendre le café. Deux ou trois fois par jour, j’y ai droit : « Je passais dans le coin, alors je viens te faire un petit coucou. » J’essaie de leur faire comprendre que je suis occupé, mais ils n’ont pas l’air de saisir, et je n’ai pas envie d’être désagréable. Driinggg ! Encore une visite. Comment faire ?

Toc Toc

Réponse :

Cher Toc,

Notre conseil : ne vous laissez pas envahir. Ouvrez la porte avec un grand sourire, en disant : « C’est sympa d’être passé(e), mais là, je ne peux pas, je suis en ligne avec un client. Désolé, à plus ! » Puis faites-lui au revoir de la main et refermez la porte derrière vous. Vous pouvez toujours le ou la rappeler ou l’inviter à venir prendre un verre une fois votre travail terminé.

Si vous avez peur de manquer d’aplomb, installez un téléphone à côté de votre porte d’entrée, que vous vous collerez à l’oreille chaque fois que quelqu’un sonne. Cette petite mise en scène pourra vous aider à être plus convaincant.

Sans cela, nous ne voyons qu’une autre solution : faire salon la journée et travailler la nuit… Mais est-ce vraiment ce que vous voulez ?

FF & AO

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