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2013 02
oct

afdas
Depuis juin 2012, tous les auteurs de traduction audiovisuelle cotisent au fonds de formation professionnelle continue pour les artistes-auteurs. Cette petite ligne supplémentaire dans nos notes de droits d’auteur est l’aboutissement d’un long combat pour faire valoir un droit dont la catégorie socioprofessionnelle que nous sommes était privée depuis toujours, celui de se former tout au long de la vie.
Mais foin de violons, on veut du concret. Voici donc une petite FAQ qui devrait répondre à quelques-unes de vos questions les plus judicieuses.

Qui est éligible ?
Tous les artistes et tous les auteurs justifiant d’un montant cumulé minimum de recettes de 9 000 euros sur trois ans.

Où puis-je trouver une liste des formations disponibles ?
L’Afdas, qui est l’organisme chargé de gérer notre fonds, fait très bien les choses. Suivez le lien !
https://www.afdas.com/auteurs/trouver-une-formation

J’ai cliqué sur le lien en question et je vois écrit « formations transversales ». Qu’est-ce que c’est, de la gymnastique ?
Ce sont les formations qui peuvent répondre aux besoins de tous les artistes-auteurs, quel que soit leur métier. PAO, gestion, juridique, création de sites, langues… Toutes les thématiques possibles et imaginables sont prévues. Tiens, même de la gymnastique pour ne plus se casser le dos sur son clavier.

Ah, donc les « formations métiers », ce sont les formations « dédiées » pour chaque catégorie d’auteurs, c’est ça ?
Exactement. C’est la liste de tous les stages conventionnés par l’Afdas.

Ça veut dire quoi, « conventionné par l’Afdas » ?
Ce sont simplement les formations validées par la commission qui nous représente et pour lesquelles l’Afdas garantit une prise en charge totale.

D’accord, mais il y a plusieurs commissions. On est dans laquelle, nous ?
Dans celle des auteurs du cinéma et de l’audiovisuel, notamment avec les scénaristes et auteurs de fiction, de documentaire et dessin animé. Il est toutefois possible de faire une demande individuelle pour des stages répertoriés dans d’autres commissions.

Et si la formation dont je rêve existe, mais n’est pas dans cette liste ?
C’est simple, il faut alors faire une demande particulière et constituer soi-même un joli dossier. La demande passera devant la commission du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afdas, qui est entièrement constituée par nos pairs et donc plutôt bienveillante.

Même si je veux me reconvertir dans l’horticulture ?
Pourvu que la demande soit motivée, sérieuse et qu’elle n’excède pas le plafond annuel de financement, tout est envisageable.

Si vous avez d’autres questions, et même si vous n’en avez pas, la formation professionnelle continue sera au menu des agapes de notre traditionnel rendez-vous de l’automne, la réunion publique de l’Ataa, qui aura lieu le 11 octobre à la Scam. Pour vous inscrire, il suffit d’envoyer un petit mail à info@ataa.fr.

Ah, et si ce n’est déjà fait, n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter de l’Afdas !
C’est ici.

(*dicton du 21e siècle)

2012 01
nov

Lors de la dernière soirée « portes ouvertes » de l’Ataa le 23 octobre dernier, Anthony Panetto a fait le bilan du sondage organisé par l’association au sujet de la formation professionnelle continue (FPC).

Bref résumé

Pour mémoire, les auteurs cotisent depuis le 1er juillet 2012 à la formation professionnelle, une avancée importante qui devrait leur donner prochainement la possibilité de se perfectionner, d’acquérir de nouvelles compétences, voire de se reconvertir (cf. ce précédent billet récapitulatif pour de plus amples informations). La décision étant à présent actée, tout reste cependant à mettre en place au niveau pratique.

Un sondage informel a donc été envoyé aux auteurs pour essayer de prendre la température et voir ce qui pourrait les intéresser en termes de formations.

Dépouillement du sondage

Nous avons reçu 70 questionnaires complétés : de quoi dégager quelques constantes, qui restent cependant à affiner.

Une grande majorité est favorable à la mise en place de la FPC. Une seule opinion est ouvertement défavorable.

Voici les grandes tendances des réponses données et les points qui semblent émerger, en laissant de côté ce qui paraissait plus anecdotique.

Le sondage portait sur sept points : langues étrangères, logiciels, français, droit, informatique, suggestions, formations suivies.

  • S’il y a bien un point qui fait presque l’unanimité, c’est la question des logiciels de doublage et de sous-titrage : 81% des personnes qui ont répondu seraient intéressées par une formation aux logiciels que requiert la pratique de notre métier, en particulier les auteurs de doublage, au vu de la multiplication des logiciels de bande rythmo ces dernières années. D’ailleurs, pour les personnes qui ont déjà fait une formation, beaucoup concernaient les logiciels de doublage. Et un certain nombre d’auteurs estime que les concepteurs devraient contribuer, au moins en partie, au financement de ces formations spécifiques.

  • Pour poursuivre dans l’informatique, une bonne moitié ne semble pas intéressée par des formations spécifiques. Pour les autres, trois points retiennent l’attention : Excel, la création d’un site Internet/blog et tout ce qui peut concerner notre activité, c’est-à-dire les formats vidéo, la conversion, le son, le montage image…
  • Si l’on passe maintenant à la matière première de notre métier, les langues, on note trois points d’intérêt: perfectionnement des langues de travail, apprentissage d’une nouvelle langue et travail sur des domaines techniques (argot, régionalisme, droit, médical, etc.)

  • Pour ce qui est du français en lui-même, un souhait qui revient assez souvent est celui du cours d’écriture pour aiguiser son style et travailler l’imaginaire et les registres. Les domaines techniques sont aussi sollicités, ainsi que des points plus particuliers comme les règles typographiques et la ponctuation. Un quart des personnes qui ont répondu n’est pas intéressé par ce genre de formations.

  • Concernant le droit, un quart des personnes semble estimer que leurs compétences sont suffisantes. Pour les autres, la maitrise des statuts social et fiscal de l’auteur parait importante. Dans ce domaine, la formation de l’AGECIF est pertinente mais devrait être beaucoup plus centrée sur les auteurs audiovisuels.

  • Parmi les suggestions émises, plusieurs points attirent l’attention : des notions de comptabilité ; des compétences plus techniques comme le montage vidéo, la détection et le repérage ; d’autres modes d’écriture comme l’écriture de scénarios ou l’audiodescription ; le côté commercial de notre activité, c’est-à-dire se vendre, démarcher et négocier ; un désir de connaissance accrue du fonctionnement de la chaine de production et de tous les rouages en amont et en aval de notre travail d’adaptation, pour être plus à même de mesurer tous les tenants et les aboutissants de la place que nous occupons et de la portée de notre travail (stage d’observation, direction artistique, comédiens…) ; une bonne dizaine de personnes aimerait avoir accès à une reconversion, soit dans des métiers connexes touchant aux langues étrangères ou une autre activité d’auteur, soit en vue d’un changement total de profession.

  • Enfin, 17 personnes sur 70 ont déjà suivi une formation (AGECIF, AFDAS…)

Dernières nouvelles

C’est l’AFDAS qui est chargée d’assurer la gestion et le financement des formations. À l’heure actuelle, nous sommes toujours en attente, au moins jusqu’en décembre. Un comité de gestion est en passe d’être constitué, il devrait comprendre 21 représentants des auteurs, répartis entre ceux de l’AGESSA et ceux de la Maison des Artistes. Pour nous, auteurs relevant de l’AGESSA, une répartition des sièges par secteur va être mise en place. Le SNAC et l’ATAA ont demandé, en leur nom propre, à siéger au comité de gestion. Nous allons faire remonter les informations collectées grâce à ce sondage pour obtenir les formations les plus adaptées à nos métiers. N’hésitez pas à faire connaître vos attentes en la matière, c’est le meilleur moyen de peser sur les choix à venir. Plus les auteurs s’exprimeront, plus l’offre de formations correspondra à leurs besoins.

Pour info, il reste quelques places aux formations à venir de l’AGECIF (voir les détails sur le site de l’organisme) :

Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité les 6 et 7 novembre

Promouvoir son activité d’auteur sur Internet les 21/22/23 novembre

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2012 17
sept

Le blog de l’Ataa s’est fait l’écho, au début de l’été, de l’instauration d’une nouvelle taxe destinée à financer la formation professionnelle continue, concrétisant des années de démarches afin d’obtenir ce droit.

Mais le travail est loin d’être terminé puisque tout reste à créer, entre la commission qui gèrera le dispositif et le catalogue de formations qui sera proposé aux auteurs.

Afin d’obtenir des formations réellement pertinentes et une équité entre les différents corps de métiers qui profiteront de ces formations, l’ATAA souhaite réunir des informations sur les besoins, envies et expériences des auteurs.

Nous invitons donc les traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel à prendre quelques minutes pour remplir ce court sondage, afin que nos voix soient entendues et que cette taxe soit utilisée de la façon la plus intelligente et bénéfique pour tous.

Vous pouvez télécharger le sondage au format Word en cliquant ici.

Merci de le renvoyer au plus tard le 15 octobre à l’adresse info@ataa.fr. Les résultats de cette enquête seront annoncés fin octobre par l’Ataa.

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2012 08
juil

the prosperous translator

La voici, la quatrième chronique issue de l’ouvrage de Chris Durban The Prosperous Translator, traduite cette fois par Raphaëlle Antczak ! Le texte original en anglais est à la suite.

Pour retrouver toutes les chroniques traduites, cliquez ici.

Question :

Chères Fourmi de feu et Abeille ouvrière,

Vous soulignez l’importance de faire un travail de pédagogie auprès des clients, et je suis en partie d’accord. Mais si l’on observe la communauté des traducteurs, il est évident qu’un travail de pédagogie serait également nécessaire auprès d’eux. Nombreux sont ceux qui travaillent dans l’isolement, et beaucoup ont tendance à trouver leur petite zone de confort et à n’en plus bouger, quoi qu’il arrive. Quand je discute avec des traducteurs jeunes et moins jeunes, je suis souvent frappé par le nombre d’entre eux qui ne désirent pas quitter cette zone de confort, en élargissant leurs compétences, en proposant des services différents, en investissant dans différents cours/équipements/dictionnaires, etc.

Peu d’universités offrent à leurs étudiants l’occasion de démarrer une carrière en freelance ou de gérer une petite entreprise (mais la situation a peut-être changé ?). Or dans un monde en constante évolution, les îlots de sécurité se font rares. Je crois pourtant que de nombreuses universités pourraient organiser des formations courtes ou des universités d’été pour leurs étudiants fraîchement diplômés et pour toute personne intéressée. Les établissements d’enseignement peuvent avoir du mal à trouver des locaux et à embaucher du personnel pour assurer ces formations, mais ces obstacles ne sont certainement pas insurmontables.

Une des grandes faiblesses du secteur de la traduction est que chaque traducteur ou presque est obligé de réinventer la roue et d’apprendre tout seul à se débrouiller. Il y a vraiment un marché à prendre ; il serait temps de s’en rendre compte !

Scorpion

Réponse :

Cher Scorpion,

C’est vous qui le dites, pas nous. Même si nous avons nous aussi remarqué que ceux qui se lamentent le plus fort et qui poussent des cris d’orfraie sont le plus souvent des traducteurs qui utilisent des compétences linguistiques acquises des décennies plus tôt, qu’ils appliquent – parfois à mauvais escient – depuis des lustres sans jamais se remettre à la page. Le marché s’est depuis longtemps développé dans d’autres directions et les segments les plus intéressants ne s’ouvrent qu’à ceux qui sont prêts à y investir le temps nécessaire.

Heureusement, les occasions de s’ouvrir à autre chose sont de plus en plus nombreuses pour les traducteurs décidés à s’aventurer hors de leur zone de confort (sympa, l’expression).

Les associations nationales et régionales de traducteurs annoncent toujours les événements à venir sur leurs sites Internet, mais les plus motivés doivent se renseigner plus avant. Pour ceux qui traduisent vers l’anglais par exemple, les cours organisés par la Society for Technical Communication (http://www.stc.org/) valent la peine d’après notre expérience, de même que les formations souvent gratuites proposées par les associations professionnelles consacrées aux domaines dans lesquels on a choisi de se spécialiser. On peut aussi se renseigner sur les divers événements organisés par les chambres de commerce. C’est bel et bien le moment propice pour lever le nez et élargir ses horizons.

FF & AO

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2012 05
juil

Ce n’est à première vue pas grand-chose : une ligne de cotisation supplémentaire apparue le 1er juillet 2012 sur les notes de droits d’auteur des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel. Mais elle matérialise pour eux un nouveau droit et une avancée : la possibilité d’accéder à la formation professionnelle continue (« FPC »).


La FPC, qu’est-ce que c’est ?

La FPC a été instaurée en France par la loi du 16 juillet 1971, qui dispose :

La formation professionnelle permanente constitue une obligation nationale. Elle comporte une formation initiale et des formations ultérieures destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent.

Ces formations ultérieures constituent la formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue fait partie de l’éducation permanente. Elle a pour objet de permettre l’adaptation des travailleurs au changement des techniques et des conditions de travail, de favoriser leur promotion sociale par l’accès aux différents niveaux de la culture et de la qualification professionnelle et leur contribution au développement culturel, économique et social.

Depuis, des dispositifs ont été mis en place pour concrétiser cette obligation : le fameux « DIF » pour les salariés ou le FIF-PL pour les professions libérales.

Mais depuis quarante ans, les artistes et les auteurs restaient les grands oubliés de la formation professionnelle continue.


La FPC pour les auteurs et les artistes, un long chemin…

Des tentatives avaient déjà eu lieu il y a plusieurs années pour mettre en place une formation professionnelle continue à destination des auteurs et des artistes, mais sans succès.
En novembre 2007, l’Ataa a rejoint un collectif d’associations et de syndicats d’auteurs et d’artistes qui venait de se créer en vue d’obtenir enfin ce droit à la formation.

Très vite, plusieurs problèmes sont apparus : les 17 organisations regroupées au sein de ce collectif représentaient des métiers, des profils et des intérêts très différents, parfois divergents. La situation d’auteur ou d’artiste (Agessa ou Maison des artistes) recouvre en effet des réalités très contrastées : pour certains professionnels, l’activité d’auteur ou d’artiste est la seule activité professionnelle ; pour d’autres, c’est une activité annexe ou occasionnelle. La question se posait aussi de savoir s’il fallait permettre l’accès à la FPC à tous les assujettis ou aux seuls affiliés (c’est-à-dire aux professionnels dont le revenu d’artiste ou d’auteur excède un certain seuil).

Par ailleurs, quelle organisation adopter ? À quel niveau fixer la cotisation, pour constituer un fonds permettant de financer des formations sans grever exagérément les revenus des cotisants ? Comment mettre d’accord les auteurs et artistes entre eux, mais aussi les diffuseurs, les sociétés d’auteurs, et bien sûr les ministères de la Culture et de l’Emploi ? Quel abondement demander aux diffuseurs (c’est-à-dire aux clients des auteurs et des artistes) ?

En 2010, un rapport détaillé sur la question a été remis au ministère de la Culture (« Rapport Butaud-Kancel ») et a permis de mettre à plat ces différentes questions.

En 2011, une rencontre décisive au ministère de la culture a réuni toutes les parties prenantes : les associations et syndicats d’artistes et auteurs, les sociétés de répartition, les diffuseurs et les parties prenantes du ministère de l’Emploi.

Enfin la loi de finances rectificative votée en décembre 2011 a mis en place un fonds de formation professionnelle continue pour les artistes et les auteurs, et créé par là même ce droit à la FPC tant attendu.


La FPC, comment ça marche ?

Le financement du fonds de formation professionnelle continue sera assuré pour l’essentiel par les cotisations des auteurs et artistes. Au 1er juillet 2012, une nouvelle contribution de 0,35 % du montant brut HT des droits d’auteur doit donc apparaître sur les notes de droits d’auteur (les modèles de NDA disponibles dans la rubrique « Kit du traducteur » du site de l’Ataa ont été mis à jour). Parallèlement, les diffuseurs doivent désormais contribuer à hauteur de 0,1 % au financement du fonds. Ces cotisations sont collectées par l’Agessa pour les auteurs, et par la Maison des artistes pour les artistes.

C’est l’Afdas, l’organisme paritaire agréé par l’État pour collecter les contributions formation des employeurs de la culture, de la communication et des loisirs, qui a été chargé de gérer le fonds de formation continue nouvellement créé. À ce jour (4 juillet 2012), on peut lire les précisions suivantes sur son site :

Les conseils chargés de définir les modalités de financement devraient être opérationnels à l’automne. L’Afdas sera en mesure de financer les premières formations avant la fin de l’année.

Dès aujourd’hui, les artistes auteurs peuvent s’abonner à une liste de diffusion pour être tenus informés des nouveautés concernant leurs droits à formation et recevoir les futures offres de stages : https://www.afdas.com/auteurs/newsletter

Rendez-vous à l’automne, par conséquent. Nous en saurons probablement plus sur les critères d’admissibilité aux formations et sur les types de formations susceptibles d’être financées par le fonds. À suivre !

En attendant, l’Agecif (dont nous avons déjà évoqué les formations ici et ) annonce de nouvelles sessions destinées aux auteurs pour octobre et novembre 2012. Tous les renseignements sont disponibles sur son site.


2012 25
juin

formation professionnelle 2

Le point de vue développé dans ces lignes n’engage que son auteur…




Généralement, quand j’indique à mon interlocuteur ce que je fais dans la vie (« auteur de doublage » ou ces autres variantes), il me demande : « Mais c’est quoi, ton statut ? » C’est là que les choses se compliquent, tellement il semble difficile d’expliquer à quelqu’un ce statut si particulier (si précaire mais si beau !). D’autant que pour moi, au départ, les choses n’étaient pas simples non plus.

À la fac, on nous apprend le B.A.BA de notre métier et on nous donne des informations plus ou moins précises sur le statut d’auteur, les déclarations d’impôts et tout le tralala. On prend des notes, on essaie de comprendre cette nuée de sigles qu’on nous envoie à la figure (AGESSA, IRCEC, T&S, BNC, etc.) et de s’y retrouver dans ces contrées encore inconnues. On ressort la tête un peu pleine sans avoir vraiment tout assimilé. Un peu plus tard, on réussit à décrocher des contrats et à gagner sa croûte et petit à petit, on est confronté à des documents et des notions qui nous rappellent vaguement quelques souvenirs. On ressort les notes prises quelque temps plus tôt, on pose des questions désespérées aux collègues plus anciens que l’on connaît, on en harcèle d’autres sur le forum de l’ATAA, on cherche à comprendre auprès des instances compétentes… Bref, on essaie de se débrouiller tant bien que mal avec les ressources à notre disposition. Au bout du compte, on finit par comprendre certaines choses, tandis que d’autres restent un peu obscures parce qu’il faut l’avouer, les sons de cloche peuvent être parfois bigrement différents d’une personne/instance à l’autre… Ah, le flou artistique !

Et puis un beau jour, on tombe sur des formations proposées par des organismes spécialisés. Et là, animé par cette insatiable volonté de comprendre une bonne fois pour toutes, on se dit : « Banco, cette fois, j’y vais ! Adieu flou, bonjour clarté ! » Oui, je suis un adepte de la technique « Je n’y pige pas grand-chose mais je me soigne ! ». Autant affronter les problèmes rapidement pour ne plus avoir à connaître angoisse et sueurs froides face à une déclaration d’impôts ou autre document administratif.

agecif

C’est ainsi que j’ai pu bénéficier de deux formations destinées aux auteurs dispensées par l’AGECIF. La première s’intitulait « Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité ». Ils n’auraient pas pu trouver meilleur titre ! Les avantages : une intervenante de qualité spécialisée dans le droit d’auteur qui vous explique en long, en large et en travers tout ce qu’il faut savoir sur la notion d’auteur, le statut social, le statut fiscal, etc. Alors bon, le programme est copieux, l’atmosphère est lourde mais qu’est-ce que c’est bon de se voir offrir des explications claires et détaillées ! Et on a même droit à de petits fascicules qui récapitulent toutes les informations. Des alliés précieux pour l’avenir, au cas où des doutes nous assailliraient ! Autre avantage, c’est gratuit. Ça demande simplement un peu de temps, donc de lever le pied quelques jours niveau travail. Et ça en vaut la peine parce qu’en effet, en tant qu’auteur, on est certes des créateurs d’œuvres de l’esprit mais notre métier comprend également une partie fiscale, sociale et commerciale indéniable que l’on se doit de maîtriser pour pouvoir prospérer. Avec un peu plus de recul, je dirais également que connaître les tenants et les aboutissants de ce statut d’auteur me semble primordial car il nous montre notre place dans la société. Dernier avantage : on rencontre des gens ! D’autres auteurs, des espèces quelque peu semblables à nous mais un peu différentes aussi. L’expérience humaine est enrichissante, on peut nouer quelques contacts pro et/ou amicaux et parfois même, on se rassure en se disant que pour d’autres catégories d’auteurs, les choses semblent bien plus compliquées !

Seconde formation dont j’ai pu profiter : « Promouvoir son activité d’auteur sur Internet ». Ça peut paraître un peu étrange mais à l’heure du Web 2.0 (vous vous dites « Kézaco ? », filez donc vous former !), maîtriser les outils informatiques, c’est toujours utile. On y parle un peu philosophie (identité numérique et tutti quanti), ce qui a le mérite d’être intéressant. Et on y apprend à se faire un blog ou un site. Alors, pour nous, à quoi bon ? Je dirais que là, chacun sa réponse. Il est peu probable qu’un employeur écume la toile mondiale à la recherche d’un adaptateur… quoique. Si moi, je me suis fait un site (avant la formation), c’était pour deux raisons principales : mettre en avant ce que je créais et faire un peu de pédagogie. Ce qui répond à un objectif de l’ATAA : rendre visible notre si beau métier. Je me souviens, dans ma folle jeunesse, alors au lycée, quand je souhaitais déjà m’orienter dans cette voie, j’avais bien du mal à trouver des infos sur des formations ou sur des gens qui exerçaient cette profession. Alors oui, vous allez me dire, Internet n’en était qu’à ses balbutiements et le Minitel avait encore la cote… Aujourd’hui, un site peut permettre de répondre à des gens qui s’intéressent de près ou de loin à des pratiques qu’ils voient tous les jours à la télé. Certes, les internautes ont désormais davantage de choix et peuvent se tourner vers les associations professionnelles comme l’ATAA, par exemple. Il reste qu’un site peut vous permettre de rencontrer des étudiants qui s’orientent dans cette voie, des personnes qui s’intéressent tout simplement à ce métier et qui souhaitent satisfaire leur curiosité, ou même des journalistes à la recherche de témoignages. Autre intérêt de mon point de vue : un site/blog peut permettre aux créateurs que nous sommes de prendre du recul sur leur travail et évoquer les joies et les difficultés éprouvées sur un programme. Ainsi, ce type d’espace participe à la valorisation du métier. Personnellement, j’ai toujours trouvé intéressant de pouvoir détailler certains points qui font la richesse de ce que l’on fait au quotidien. On ne le sait pas forcément mais il y a des geeks de la traduction, des gens qui viennent lire des textes dans lesquels on détaille comment on coupe les cheveux en quatre !

Par ailleurs, nos sociétés de gestion de droits mettent parfois en place des ateliers qui peuvent nous être utiles. Je pense notamment aux réunions sur la fiscalité proposées par la SCAM et la SACEM. Même s’il y a des redites, c’est toujours bien de se voir confirmer certaines informations.

afdas

Et désormais, vous le savez, à partir du 1er juillet 2012, nous allons payer une cotisation supplémentaire déductible s’élevant à 0,35% du brut hors taxe inscrit sur nos notes de droits d’auteur. Mais ne crions pas au scandale, c’est pour la bonne cause ! Jusqu’à présent, les auteurs étaient, avec les artistes, la seule catégorie professionnelle à ne pas avoir droit à la formation. C’est donc une injustice qui est réparée et qui participe à la professionnalisation de nos métiers. À nous d’aider le Syndicat national des auteurs et des compositeurs et de lui donner les informations utiles à faire remonter à l’AFDAS, qui dispensera bientôt les formations. À nous de dire de quoi on a besoin. Pourquoi ne pas prendre quelques heures pour se familiariser avec les logiciels de doublage, histoire de voir lequel nous paraît le plus adapté, quitte à l’acheter ensuite, ou pouvoir assurer la commande d’un client qui nous le prête ? Idem pour les logiciels de sous-titrage. Pourquoi ne pas aller améliorer ses performances linguistiques dans ses langues de travail, dont le français, ou en apprendre d’autres ? Pourquoi ne pas apprendre quelques notions de droit pour pouvoir se défendre face à un client qui essaie de nous arnaquer ? Pourquoi ne pas recevoir des conseils avisés sur l’art de la négociation d’un contrat ? Les possibilités sont légion.

Les formations de l’AGECIF que j’ai présentées de façon succincte seront renouvelées cet automne. Elles permettront aux auteurs qui feront cette démarche d’être plus à même de gérer leur activité professionnelle.

Vous l’aurez compris, se former est un droit et c’est bon pour la santé. Alors profitez-en !


Anthony Panetto

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2012 24
jan

Des formations proposées dans le cadre du Plan de formation Ile-de-France des auteurs du livre, fruit de la collaboration de plusieurs organismes.

Des formations relevant du Plan de formation Ile-de-France des auteurs du livre, fruit de la collaboration de plusieurs organismes.


Cela pourrait être une bonne résolution pour la nouvelle année… Justement, l’AGECIF et le MOTif proposent dans les semaines à venir deux séries de formations gratuites destinées « aux artistes auteurs affiliés à l’AGESSA ou la Maison des Artistes qui ne bénéficient pas, par ailleurs, d’un droit à la formation en qualité de salarié du régime général ou de l’intermittence du spectacle ». L’Ataa a eu de très bons échos de ces formations par les auteurs ayant suivi les sessions précédentes, alors n’attendez plus pour vous inscrire et… formez-vous !

Contacts pour les inscriptions :
Julie Godin et Sabrina Zielinski.
01 48 87 58 24 – formation@agecif.com


Mise à jour du 31 janvier : nouvelles dates !


Promouvoir son activité d’auteur sur Internet

Renforcer sa communication

À Paris – Cycle de 3 jours – 21 heures
AGECIF – 22 rue de Picardie, 75003 Paris
les 10, 13 et 14 février 2012
les 15, 16 et 17 février 2012
les 7, 8 et 9 mars 2012
les 20, 26 et 27 mars 2012

À Aix-en-Provence – Cycle de 3 jours – 21 heures
Agence Régionale du Livre Paca – 8/10 rue des allumettes, 13098 Aix-en-Provence
les 18, 19 et 20 avril 2012

Descriptif issu du site de l’AGECIF :

Avec les réseaux sociaux, les communautés virtuelles, les blogs… les artistes auteurs gagnent en autonomie. Cette formation inscrit la promotion et le développement de leurs activités dans une optique dynamique. Elle les aide à définir les moyens pour contourner les intermédiaires et communiquer directement avec leurs cibles. L’écrivain, le traducteur, l’auteur de BD, l’auteur dramatique, le scénariste, l’auteur-adaptateur audiovisuel, l’illustrateur ou le photographe du livre deviennent alors producteurs d’informations et de contenus.

A l’issue de cette formation, les participants renforceront leurs moyens de promotion et de communication et seront en mesure de :

  • comprendre les logiques et appréhender les opportunités offertes par le Web 2.0
  • maîtriser l’usage des principaux outils du Web 2.0 : blogs, réseaux sociaux
  • développer le buzz autour de leur activité professionnelle
  • formaliser leur identité numérique

Détail du programme ici.

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Maîtriser son statut pour mieux gérer son activité

Sécuriser et autonomiser sa gestion

À Paris – Cycle de 4 jours – 28 heures
AGECIF – 22 rue de Picardie, 75003 Paris
les 7, 8, 13 et 14 mars 2012

Descriptif issu du site de l’AGECIF :

Trop d’artistes auteurs vivent mal leur activité professionnelle par méconnaissance de leur environnement juridique, social et fiscal. Car, à elles seules, leurs compétences artistiques ne sauraient suffire. Elles doivent se combiner à une maîtrise des règles de gestion et de droit. Cette formation apporte des réponses concrètes et pragmatiques à ceux qui s’interrogent sur la meilleure manière de gérer leur activité professionnelle dans le cadre de la loi en faisant respecter leurs droits.

A l’issue de cette formation, les participants consolideront leurs connaissances juridiques, sociales et fiscales et seront en mesure de :

  • positionner leur activité professionnelle au regard de l’environnement juridique, social et fiscal du secteur
  • comprendre les logiques du régime du droit d’auteur et le fonctionnement de la gestion collective
  • distinguer les champs de compétences et les prérogatives des organismes chargés du régime des auteurs pour le compte de la sécurité sociale
  • comprendre les règles d’imposition des revenus et d’assujettissement à la TVA
  • établir une note de droits d’auteur ou une facture
  • remplir une déclaration fiscale ou une déclaration de revenus à leur organisme de sécurité sociale

Détail du programme ici.

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2011 26
avr
Site le MOTif

Le MOTif, observatoire du livre et de l'écrit

L’an dernier, l’observatoire du livre et de l’écrit, ou MOTif, mettait en place le premier dispositif expérimental de formation professionnelle des auteurs. Devant le succès rencontré par les différentes sessions organisées, le dispositif a été reconduit cette année.

Les formations sont ouvertes aux auteurs affiliés à l’Agessa, mais aussi aux assujettis sous certaines conditions, résidant en Ile de France.
Vous avez jusqu’au 30 avril pour postuler aux différentes formations proposées.

Lien : http://www.lemotif.fr/fr/on-y-travaille/formation-des-auteurs/

Le saviez-vous ? Les artistes et auteurs sont la seule catégorie socio-profesionnelle à ne pas bénéficier d’une structure de formation professionnelle continue. La loi du 16 juillet 1971 en faisait pourtant une obligation nationale. Depuis 2007, les principaux syndicats et associations d’auteurs et d’artistes se sont unis pour réclamer l’application de ce droit. Le blog de l’Ataa consacrera bientôt une série d’articles à ce sujet, si crucial pour la reconnaissance de nos professions. En attendant, nous saluons l’action du MOTif qui a démontré la viabilité d’un tel dispositif.

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