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2017 16
juin
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Vincent Bolloré, patron du Groupe Canal+

Vous l’aurez appris par voie de presse (« Quand Canal+ ne paie plus les créateurs » – L’Express – 22 mai 2017 ; « Canal Plus prêt au clash avec les professionnels de la création » – Les Echos – 23 mai 2017), le Groupe Canal+ a suspendu les paiements des droits d’auteurs depuis le 4e trimestre 2016. La filiale de Vivendi cherche 300 millions d’euros d’économies annuelles et veut renégocier les contrats à la baisse.

Les droits que Canal+ cherche à renégocier concerneraient Canal+, la chaîne cryptée, mais aussi ses autres chaînes (dont les télés gratuites C8, etc.) et celles qu’il distribue. Selon les sociétés d’auteurs, Canal+ ferait valoir qu’il est en crise et que ses nouvelles offres, notamment celles accessibles seulement par le Web (en OTT), sont moins chères.

Le responsable des achats de Canal + et proche de l’industriel Vincent Bolloré, Michel Sibony, a pour mission de réduire de 20% les dépenses et compte bien forcer les sociétés de gestion collective à revoir leurs prétentions. « Avec lui, la rémunération des artistes est considérée comme un poste de coût au même titre que les achats informatiques ou de papier », souligne un acteur des négociations.

Malgré de longues discussions entre les représentants des sociétés d’auteurs et ceux du Groupe Canal+, il n’a pas été possible de revenir à un respect du contrat qui lie la Sacem au Groupe Canal+ et une démarche contentieuse va être engagée.

Plusieurs traducteurs/adaptateurs ont fait savoir qu’ils résiliaient leur abonnement à Canal+ en signe de protestation.

Plus de détails ici sur les répartitions Sacem concernées.

2017 01
juin

Suite à leur élection au Conseil d’administration, nous avons le plaisir de souhaiter la bienvenue à Simona Florescu et Isabelle Miller.

Un grand Merci à Céline Bellini, Antonia Hall, Mariette Kelley, Sabine de Andria et Carole Remy, qui ne seront plus au CA mais vont continuer à participer à différents chantiers.

Nous avons besoin de trouver d’autres énergies, d’autres personnes qui s’intéressent à leur profession dans son ensemble. L’Ataa et le Snac sont des outils à la disposition de tous, aujourd’hui puissants et qui le seront d’autant plus que l’on s’en servira. La logique, qui nous semble évidente, étant qu’en défendant son métier, on se défend aussi soi et son avenir. On défend aussi les autres, en bonus. Et en plus, on sort de chez soi. Et, tenez-vous bien, on voit des gens !

Quelques mots à propos de notre ancienne présidente, Juliette De la Cruz. Il est très difficile, presque impossible, de résumer quatre ou cinq années de collaboration, avec tout le CA bien sûr, et avec Juliette. Ce que l’on peut faire, c’est parler de ce qui nous en restera.

En travaillant avec Juliette, nous avons travaillé avec quelqu’un qui a mis sa carrière de côté pendant au moins deux ans, quand notre activité est vraiment montée en puissance, pour consacrer une grande partie de son inépuisable énergie à la défense de nos métiers, de vos métiers.

Nous avons travaillé avec quelqu’un dont le souci a toujours été la justice et l’équité envers tous les adhérents, quels que soient leur métier, sous-titrage, voice over ou doublage, leur expérience ou leur place dans notre petit milieu. Quelqu’un qui ne s’intéresse ni aux honneurs, ni aux mondanités et qui, à l’entre-soi, préfère son quant-à-soi. Quelqu’un qui a toujours agi pour qu’au lieu de reproduire les injustices et les divisions dont nous sommes témoins tous les jours dans notre société, l’Ataa serve à rassembler tous les auteurs.

Nous avons travaillé avec quelqu’un qui a pris des risques, qui a dit les choses telles qu’elles étaient quand il le fallait, à qui il le fallait. Quelqu’un qui s’est exposé, sans jamais penser à elle. Mais surtout… et c’est un grand « Mais », sans jamais en faire grand cas, sans jamais se mettre en avant. Simplement avec détermination et générosité et, pour utiliser un mot qui ne sert pas souvent, avec désintéressement. C’est-à-dire en pensant aux autres avant de penser à elle.

Tout cela, nous savons qu’elle ne l’a pas fait pour être reconnue ou recueillir des éloges, au cours de ces quatre années. Et heureusement, parce qu’elle aurait été déçue ! Elle l’a fait parce qu’elle a suivi son amour du métier, son sens du collectif, ses convictions, et son intelligence. Merci beaucoup, Juliette.

Et un grand merci à nos précieuses trésorières, Sabine et Carole.

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Le CA de l’ATAA