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2016 23
mai

Suite de notre série de portraits de traducteurs, membres de l’Ataa.
La parole est à Myriam Mounard-Tonarelli !

Nom : Mounard-Tonarelli
Prénom : Myriam
En exercice depuis : 2001

Ton parcours :
Suite à une maîtrise de lettres modernes j’ai appris le métier sur le tas

Ton premier bébé traductologique :
Un Feux de l’amour, je crois.

Une prise de tête mémorable :
Mes propositions de blagues ne faisaient pas rire la cliente et inversement.

Un regret :
Aucun. Tout m’a servi, même mes erreurs.

Une fierté :
Avoir pu transmettre des messages importants pour nous toutes et tous.

Une envie traductologique :
Star Wars.

Une rencontre :
Mon mari.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Je n’ai pas choisi ce métier. J’avais fait des études de lettres et de langues et on m’a proposé de le faire. Venue du monde des livres, je n’avais aucune idée de son existence. D’ailleurs, je ne l’ai jamais vraiment quitté, puisque je viens de publier mon premier roman, Requiem, que vous pouvez découvrir ici.

Ton regard sur la profession et son évolution :
Préoccupé mais confiant. Beaucoup de personnes ne font rien pour la profession et laissent les autres agir à leur place. Mais peu d’entre nous résistent à la lucidité qu’offrent les années. La nécessité de s’engager finira par s’imposer.

Ton regard sur la « consommation » d’œuvres audiovisuelles :
Se nourrir d’art est une bonne chose. Je dis bien d’art, et non de produits de l’industrie.
Un jour, je suis entrée chez une collègue de trente ans. Sur ses étagères, pas un livre, pas même un dictionnaire. A la place : des DVDs.
Nous devons être capables de conceptualiser notre pensée autrement que par des images et autrement que par des supports extérieurs. Les mots, qui ne dépendent d’aucun outil, sont le premier véhicule de la pensée, et donc de la raison, et donc du libre arbitre.

Un coup de gueule :
Non. J’aborde les choses avec philosophie (dans mes bons jours).

C’est quoi un bon sous-titrage / doublage / voice over ?
Un bon sous-titrage / doublage / voice over c’est ce qui permet de réaliser le rêve de la Tour de Babel : édifier l’œuvre commune qui se joue de la barrière des langues et sert à nous réunir.

Pourquoi l’ATAA ?
Par défaut.

Un dernier mot :
Je vous aime.

Si vous aussi vous souhaitez publier votre portrait, vous exprimer pour une fois avec vos mots à vous, dans votre style à vous, pour partager votre expérience, rien de plus facile : prenez votre plus belle plume pour répondre à ce questionnaire, joignez-y si vous le pouvez illustrations et visuels et envoyez le tout à blog |at| ataa.fr !

2016 09
mai

oeil or

Communiqué officiel de la Scam

Gianfranco Rosi, président du jury de L’Oeil d’or – Le Prix du documentaire à Cannes

De plus en plus présent sur le grand écran, de plus en plus reconnu par la critique, de plus en plus aimé du public, de plus en plus visible dans les festivals, le regard singulier du documentaire sur le monde mérite une reconnaissance au sein même du Festival de Cannes.

L’Œil d’or, Le Prix du Documentaire, a été créé en 2015 à l’initiative de la Scam et de Julie Bertuccelli, avec la complicité active du Festival de Cannes et de son délégué général Thierry Frémaux, et en partenariat avec l’Ina; il récompense un documentaire présenté dans les sélections cannoises (Sélection officielle, Un Certain Regard, Cannes Classics, Séances spéciales et hors compétition, Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique).

Le jury international de cette deuxième édition est présidé par Gianfranco Rosi, auteur réalisateur italien, Ours d’or à la Berlinale 2016. Il est entouré d’Anne Aghion, auteure réalisatrice franco‐américaine, Natacha Régnier, comédienne belge, Thierry Garrel, conseiller artistique français, et Amir Labaki, critique et directeur de festival brésilien.

Le jury remettra L’Œil d’or à l’auteur du film primé, le samedi 21 mai à 12 heures au Palais des festivals. Ce prix est doté de 5.000 €.

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Gianfranco Rosi est nommé et récompensé dans de nombreux festivals internationaux, dont le Sundance Film Festival, le Festival du Film de Locarno, le Festival international du film de Toronto, le Festival du Cinéma du réel, DocLisboa … En 2013, son film Sacro Gra remporte le Lion d’or au Festival International du film de Venise. Son dernier documentaire, Fuocoammare est sacré Ours d’or à la Berlinale 2016.

Anne Aghion est lauréate de la Fondation Guggenheim en 2005 et d’autres prix prestigieux (Emmy Award, Prix Fellini de l’Unesco, Prix Nestor Almendros du Festival international de Human Rights Watch). Elle acquiert une reconnaissance internationale avec sa série de films consacrés au Rwanda de l’après‐génocide, en particulier Mon Voisin mon tueur (Sélection officielle Cannes 2009). Elle développe actuellement deux projets de films.

Natacha Régnier est révélée au grand public avec La vie rêvée des anges d’Eric Zonca (prix d’interprétation au Festival de Cannes 1998, meilleure comédienne aux European Awards 1998 et César du meilleur espoir féminin en 1999). Elle enchaîne depuis les tournages alternant premiers films et œuvres de réalisateurs confirmés (Luc Bondy, Chantal Akerman, Lucas Belvaux, Emmanuel Bourdieu, Michel Gondry, Costa Gavras, François Ozon, Anne Fontaine…). Elle est actuellement à l’affiche du prochain film d’Eugène Green, Le fils de Joseph, sélectionné à la Berlinale 2016 et qui sort en salle le 20 avril.

Thierry Garrel a été directeur des documentaires d’Arte de 1987 à 2008, il y a développé une politique de production ambitieuse, s’attachant à découvrir et accompagner la carrière de nouveaux auteurs, tout en travaillant avec les grands noms du cinéma documentaire mondial (de Chris Marker à Agnès Varda, Johan van der Keuken, Frederick Wiseman et Alain Cavalier, en passant par Chantal Akerman, Rithy Panh, Amos Gitaï ou Nicolas Philibert). Depuis 2015, il est commissaire invité d’une saison française French French, dans le cadre du Festival International du Documentaire de Vancouver, Doxa.

Amir Labaki est critique cinéma brésilien, il écrit dans « Folha de S. Paulo » et « Valor Econômico ». Fondateur et directeur du plus grand festival international du film documentaire d’Amérique latine, It’s All True, il a été membre du conseil d’administration de l’IDFA, le Festival international du film documentaire d’Amsterdam, de 2003 à 2012. 27 Scènes sur Jorgen Leth (2009), son premier film documentaire, a été sélectionné dans de nombreux festivals (CPH‐DOX, DocLisboa, Habana Film Festival, le Festival do Rio et le Festival international du film de São Paulo).

En 2015, le premier jury de L’Œil d’or, présidé par Rithy Panh et composé de Nicolas Philibert, Irène Jacob, Diana El Jeiroudi et Scott Foundas avait récompensé Marcia Tambutti Allende pour Allende, mi abuelo Allende sorti en salle le 9 décembre 2015.

scam en partenariat avec ina