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2015 17
déc

Merci à Diane Bardinet pour la traduction de ce billet paru sur le site de l’ATRAE (Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España).

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« Le sous-titrage n’est pas un hobby.

Communiqué face au sous-titrage non-professionnel lors du festival Casa Asia Film Week

Au lendemain de la clôture du festival de cinéma Casa Asia Film Week, le 15 novembre 2015, l’ATRAE (Asociación de Traducción y Adaptación Audiovisual de España) a tenu à montrer sa totale désapprobation concernant le sous-titrage en langue catalane de plusieurs films projetés lors du festival, et qui répondait à l’appel à volontaires lancé par ses organisateurs, le centre Casa Asia et les salles Cinemes Girona par le biais de l’organisation Plataforma per la Llengua.

À travers ce billet, nous nous joignons à ceux déjà émis par l’APTIC (Associació Professional de Traductors i Intèrprets de Catalunya) et par l’AELC (Associació d’Escriptors en Llengua Catalana), et dénonçons une pratique qui tire avantage de ceux qui croient à la défense et à la promotion du catalan et qui a porté jusqu’aux salles de cinéma le produit de fansubs, sous-titrages amateurs de qualité douteuse, sous prétexte de vouloir offrir l’adaptation en catalan de productions audiovisuelles aux moyens de distribution limités sur le territoire espagnol.

À l’instar de l’Associació d’Escriptors en Llengua Catalana, nous croyons que les festivals sont une voie d’accès importante à la culture, secteur fondamental de notre civilisation, qui plus est dernièrement fort malmené. L’ATRAE défend l’altruisme et la coopération ; elle ne considère pas que les sous-titreurs et les professionnels de la traduction audiovisuelle se distinguent d’autres professions au moment d’offrir leurs services bénévolement pour la réalisation de projets non-lucratifs. Néanmoins, nous considérons qu’il est important de souligner l’existence d’excellents professionnels du sous-titrage traduisant vers le catalan, et qu’il est nécessaire que les festivals de cinéma tiennent compte dans leur budget d’une somme allouée au sous-titrage. La décision de ne pas rémunérer financièrement le sous-titrage laisse entendre que la traduction est un hobby à la portée de quiconque et non un service professionnel qui doit être rétribué convenablement. »

2015 10
déc

GetInlineLe RAAP, le régime de retraite complémentaire obligatoire des artistes-auteurs, dont relèvent les traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel, a adopté en septembre 2015 un projet de réforme qui doit encore être validé par le ministère. Le projet détaillé est consultable ici :
http://www.ircec.fr/fr/actualites-14/detail-reforme-du-raap-le-projet-vote-49

Voici les principaux éléments de ce projet :
- adoption d’un taux de cotisation proportionnel aux revenus
- montée en charge de ce taux de cotisation sur 4 ans (5 %, puis 6 %, puis 7 %, puis 8 %)
- phase de transition de 10 ans permettant de surcotiser (c’est-à-dire cotiser au moins autant qu’avant la réforme)
- taux réduit à 4 % pour les revenus inférieurs à 25 000 € par an environ
- taux réduit à 4 % sur la partie des revenus soumise à cotisation RACL pour les auteurs concernés, dont les auteurs de doublage et sous-titrage de fiction dépassant un certain montant de droits versés par la SACEM.

L’ATAA a participé aux réunions de concertation.

La réforme que le RAAP vient d’adopter, que le ministère doit maintenant valider ou non, paraît équilibrée en ceci que :

1) ceux qui veulent cotiser à 8 % dès le premier euro peuvent le faire.

2) ceux qui veulent cotiser à 4 % au motif qu’ils gagnent trop peu pour cotiser davantage peuvent aussi le faire.

Ce projet répond à deux demandes contradictoires de la part des membres du RAAP, demandes tout aussi légitimes l’une que l’autre : cotiser un maximum (vœu des designers, surtout, qui sont la première population au sein du RAAP) ou cotiser très peu (vœu des auteurs du secteur du livre, notamment).

Le plafond retenu pour bénéficier du taux réduit à 4 % est d’environ 25 000 € de revenus par an en droits d’auteur, dans un seul métier (plus exactement de 3 fois le seuil d’affiliation au RAAP). D’après le tableau publié sur le site de l’IRCEC, on pourrait gagner 25 000 € de salaire par an + 25 000 € de droits comme compositeur musique + 25 000 € de droits comme écrivain, et on pourrait encore bénéficier du taux réduit à 4 % .
D’après ce tableau, les montants de cotisation par an peuvent donc rester relativement bas.

Actuellement, les retraités du RAAP touchent en moyenne environ 90 € de pension par mois au titre du RAAP car ils ont très peu cotisé dans le passé. Un des objectifs de la réforme est de permettre aux artistes-auteurs actifs de cotiser davantage afin d’acquérir des droits à retraite complémentaire plus importants.

Bien que certains artistes-auteurs ne se déclarent pas intéressés par cette possibilité, il faut se conformer au cadre réglementaire français : la France a choisi en 1945 de mettre en place une protection sociale obligatoire pour tous. Chacun doit donc cotiser pour soi et les autres, dans un principe de solidarité nationale.

(merci à Caroline Barzilaï, auteur adhérente de l’ATAA, d’avoir rédigé ce point complet)

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2015 09
déc

1412598087Dans le cadre des séminaires TRACT 2015-2016, organisés par l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Jean-François Cornu, traducteur/adaptateur de l’audiovisuel, sera invité à parler de son livre Le doublage et le sous-titrage, histoire et esthétique (P. U. de Rennes).

Cette rencontre aura lieu le jeudi 10 décembre, de 17h30 à 19h, sur le site Censier de l’Université, 13 rue Santeuil dans le 5e arrondissement (salle Las Vergnas, 3ème étage).

À signaler également au menu de ces séminaires : Samuel Bréan, traducteur audiovisuel, membre fondateur de l’ATAA, interviendra le jeudi 25 février 2016, de 17h30 à 19h, sur le thème : « Jean-Luc Godard traduit/traduisant : logiques et paradoxes d’un auteur ».

IMPORTANT : pour des raisons de sécurité, les personnes extérieures à l’Université Paris 3 qui souhaiteraient assister aux séminaires doivent se signaler à Bruno Poncharal, co-organisateur (bruno.poncharal@orange.fr)  pour pouvoir entrer dans le bâtiment.