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2013 27
mai

revue-de-presse


Pour retrouver toutes les revues de presse de l’Ataa, cliquez ici.








Dans les médias généralistes

  • Wall Street Journal

    « Lost in Translation, Found in Subtitles » : commençons par regretter le manque d’inspiration de certains journalistes pour le choix de leurs titres (on trouvera plus bas « Movie Industry Gets Lost in Translation »). Après avoir observé que le crowdsourcing, ou « travail collaboratif » sur Internet, s’étend au sous-titrage dans le cas du site amara.org, l’article du WSJ remarque avec sagesse que « cela risque de faire passer à la trappe la distinction essentielle, mais déjà rarement appréciée à sa juste valeur, entre le sous-titrage d’un film et la traduction de son dialogue ».

  • Oscars 2013

    La nomination d’Amour aux Oscars dans des catégories autres que « film en langue étrangère » a attiré l’attention de l’Observer. Pour l’équivalent dominical du Guardian, rien d’étonnant à cela : d’ailleurs, l’accès grandissant aux films étrangers (comprendre « non anglophone ») a « ouvert de nouveaux horizons aux amateurs de cinéma britanniques ». C’est d’Amour qu’il a aussi été question au Québec : deux articles, l’un en anglais, l’autre en français, ont braqué les projecteurs sur Robert Gray, qui a accompagné Michael Haneke sur le tapis rouge. En quel honneur ? Depuis trente ans, cet interprète et auteur de sous-titrage a traduit de nombreux films nommés pour les précieuses statuettes.

  • France

    « Le blues des pros du sous-titre » : tel est le titre d’un article du site des Inrockuptibles, donnant le point de vue de deux traductrices professionnelles (dont la présidente de l’ATAA) face à la montée du fansubbing.

    Il est aussi question de fansubbing dans une étude fouillée publiée sur le site du Monde, « Le piratage a forcé l’animation japonaise à se réinventer en France », qui fournit des informations détaillées venant des éditeurs, particulièrement confrontés au phénomène du sous-titrage amateur et à l’impatience des spectateurs d’anime.



Les traducteurs parlent de traduction

  • Sur le site des Cinémas Indépendants Parisiens, on trouve sous forme d’archives sonores et de retranscriptions (en documents .pdf) cinq interventions réalisées par Jean-François Cornu et Bernard Eisenschitz en mars 2011, sur le thème « VO-VF : sous-titrage et doublage ».

  • Sur son blog, le scénariste américain John August donne la parole à un auteur français de sous-titres, Emmanuel Denizot, « puisque les sous-titreurs sont souvent les derniers scénaristes de nos films ».



Recherche et traduction audiovisuelle



Petit tour du monde

  • Allemagne

    La revue en ligne ReLü, ordinairement consacrée à la traduction littéraire, consacre un ensemble au sous-titrage (en allemand). On y trouve un texte sur la situation de la traduction audiovisuelle outre-Rhin, ainsi que des « journaux de bord » de traduction de films (dont Couscous mit Fisch, c’est-à-dire La graine et le mulet). Notons la participation à ce dossier de membres du groupement Untertitelforum, dont nous avions parlé ici même.

  • Chine

    Deux articles en anglais permettent d’avoir un aperçu de la situation de la traduction audiovisuelle en Chine, à partir d’enquêtes menées sur place. L’un se concentre sur le doublage, depuis son âge d’or jusqu’à son déclin, plutôt du point de vue de l’industrie (China Daily), tandis que le deuxième aborde davantage le sous-titrage que le doublage, en donnant la parole à des traducteurs (Global Times). Enfin, un troisième article évoque le fansubbing dans ce pays.

  • Suisse

    « Le déclin du sous-titrage », titre le magazine Migros (article en allemand). Le doublage gagne du terrain en Suisse, au grand dam des (deux) sociétés de sous-titrage du pays. Le reportage donne également la parole à des spectateurs (doublage vs. sous-titrage, le débat continue) et à des propriétaires de salles indépendantes.

    Signalons également, sur papier, un dossier de la revue Décadrages consacré au doublage, s’ouvrant sur une longue interview avec deux membres de l’ATAA. Nous y reviendrons ultérieurement.

  • Italie

    Un article de La Repubblica constate, au contraire, une légère augmentation de la présence de la VO en Italie, à partir notamment des exemples de Django Unchained et des Misérables (ce dernier, non sorti en version doublée). On trouve des témoignages de réalisateurs, de distributeurs et de directeurs artistiques.

  • Inde

    L’Inde est un pays multilingue, ce qui veut dire que les films qui y sont produits ne peuvent être compris par toute la population. C’est ce qu’explique Rekhs, une traductrice qui veut justement faire circuler les films à l’intérieur du pays au moyen du sous-titrage (article en anglais).

    On la retrouve dans un article de Variety publié à l’occasion du festival de Cannes, et se penchant également sur le sous-titrage des films indiens vers l’anglais et le français. Donnons le mot de la fin à une autre traductrice citée dans ce reportage, Nasreen Munni Kabir : « Des bons sous-titres ne peuvent pas sauver un mauvais film, mais de mauvais sous-titres peuvent en gâcher un bon. »


Revue de presse préparée par Samuel Bréan

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2013 21
mai

Il sera question de traduction audiovisuelle samedi prochain, le 25 mai, au cours de la journée Barcelone à Paris, de 10 h à 17h45, dans le cadre du séminaire « Le film pluriel ».

À 14 heures, Jean-François Cornu, au nom de l’ATAA, y présentera une communication intitulée « Les versions sous-titrées et doublées : des versions “originales” à conserver et étudier comme les autres ? » et dont voici le résumé :

Conserver et montrer toutes les versions d’un film sous-titrées et doublées dans une même langue est une manière de contribuer à une histoire vivante du cinéma. Mais comment évaluer et répertorier ces versions ? Sur le plan historique d’abord, chaque époque a ses propres conventions : un sous-titrage en français antérieur aux années 60 n’a rien à voir avec un autre établi après 1990, de même qu’une oreille exercée peut reconnaître la période de réalisation d’une version doublée. Sur le plan technique ensuite, une version sous-titrée peut être identifiée selon le système d’impression ou de gravure des copies, ou selon les modes d’incrustation électronique ou numérique, de même qu’une version doublée s’identifie grâce au mode d’enregistrement ou à la voix et au ton des comédiens. Sur le plan esthétique enfin, le niveau de qualité technique et de traduction d’un sous-titrage ou d’un doublage est riche en conséquences sur la fidélité à l’œuvre originale et sur la réception du film par le public. Les deux, trois ou quinze versions d’un même film que dénombrent les spécialistes de certains réalisateurs se multiplient alors de façon vertigineuse…


Mais reprenons au début :

- « Barcelone à Paris » ?

multiversions petit

Cette journée présentera trois communications préparées pour le colloque « Multiversions » qui s’est tenu en avril dernier, à la Filmoteca de Barcelone, ainsi qu’une table ronde réunissant plusieurs de ses participants. (Un compte rendu de ce colloque paraîtra dans le prochain numéro de L’Écran traduit.)


- « Le Film pluriel » ?

C’est un groupe de recherche fondé en 2006, animé par Marie Frappat et François Thomas, dont on peut lire la présentation détaillée et les programmes précédents.


Les activités du Film pluriel ont donné à ce jour naissance à deux publications :


Détails pratiques

Entrée : libre et gratuite.

Lieu : Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Centre Censier, salle 49
13, rue de Santeuil — 75005 Paris

Les séances suivantes du « Film pluriel » auront lieu le 15 juin et le 19 octobre ; cette dernière permettra d’entendre François Minaudier expliquer pourquoi, selon lui, « Tous les sous-titres sont mortels ».


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2013 14
mai

affiche

Du 30 mai au 1er juin, Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes) accueille la troisième édition des Journées européennes du doublage.

Au programme : une série de rencontres autour des métiers du doublage avec des auteurs, des comédiens ou encore des directeurs artistiques, ainsi que des projections de films en version française, des conférences et des ateliers.

« Que ce soit à l’occasion de [sa] métamorphose en studio de doublage, ou bien lorsqu’il bourdonnera de débats exceptionnels avec plusieurs adaptateurs et comédiens, le Cinéma de Beaulieu va devenir pendant trois jours un lieu d’expérience sans précédent », annoncent les organisateurs. « Cinéphiles aguerris ou simples curieux issus du grand public, les spectateurs auront droit à ce qu’un voile se lève pour eux sur un art dont ils ignoraient parfois jusqu’à l’existence. »

Pour tout savoir sur cette manifestation et consulter son programme complet, rendez-vous sur son site : www.jed-beaulieu.com

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2013 02
mai

christophescamthumb2

Pour la première fois depuis la création de la Société Civile des Auteurs Multimédia et grâce au travail de Jean Bertrand – qui, pendant plusieurs années, a été le seul traducteur à faire partie de la Commission audiovisuelle – un représentant de notre profession va siéger au Conseil d’administration, l’organe décisionnaire de la Scam. La mobilisation des traducteurs se doit d’être à la hauteur de l’événement : au-delà du choix d’un candidat, il s’agit de saluer, par un vote massif, la décision de la Scam de créer un siège qui nous soit réservé, et de montrer le rôle que nous entendons jouer. La présence de l’un d’entre nous renforcera notamment notre visibilité, aussi bien auprès des adhérents de la Scam exerçant un autre métier (réalisateur, journaliste, photographe, auteur d’œuvres radiophoniques) qu’auprès de l’ensemble des professionnels de l’audiovisuel et du grand public.

Christophe Ramage, suppléant puis successeur de Jean Bertrand à la Commission au cours des quatre dernières années, se présente à cette élection. Il compte sur votre participation, car un élu ne peut exprimer les avis de toute une profession si celles et ceux qui la composent ne se font pas entendre quand occasion leur est donnée de le faire.

Les adhérents de la Scam recevront la convocation à l’assemblée du 19 juin à compter du 30 avril et pourront voter en ligne (https://vote.election-europe.com/scam/) ou par correspondance à compter de cette date et ce, jusqu’au lundi 17 juin 2013, 17 heures.

Tous les renseignements sont disponibles sur le site www.scam.fr dans votre Espace Auteur.


À (re)lire également : ce portrait de Christophe Ramage publié sur le blog de l’ATAA en 2009.

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