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2011 21
nov

revue-de-presse



Pour retrouver toutes les revues de presse de l’Ataa, cliquez ici.



Cette fois-ci, trois textes fouillés, parus dans des revues en ligne, ont retenu notre attention :

  • Claire Ellender (Lille 3), dans « Transporting the Aquarium », étudie les défis posés par le sous-titrage de Fish Tank (Andrea Arnold, 2009) vers le français. Le texte isole quelques scènes et chansons clés de ce film britannique, et observe les stratégies utilisées par les deux traductrices (Translation Journal).

  • Le texte « Professional identity and training of translators in the context of globalisation: The example of subtitling », dû à Dionysios Kapsaskis (Roehampton University, Londres), offre une réflexion sur la « crise d’identité des traducteurs » (en l’occurrence, dans le secteur du sous-titrage) liée aux tâches qu’ils effectuent : l’exemple pris est celui des template files (fichiers de sous-titres au repérage uniforme et impossible à modifier, censé servir pour toutes les langues cible), dont les effets néfastes sur la qualité de la traduction sont examinés. L’auteur propose ensuite, de façon personnelle, des pistes à explorer en matière de formation des traducteurs (Journal of Specialized Translation).

  • Dans « godard english cannes: The Reception of Film Socialisme’s “Navajo English” Subtitles », Samuel Bréan, secrétaire actuel de l’ATAA, se penche sur les sous-titres anglais très particuliers du dernier film de J.-L. Godard, ainsi que sur la façon dont ils ont été accueillis (Senses of Cinema).


Ailleurs sur le net :

  • Le titre de l’article « How to dub a film » est trompeur, puisqu’il propose un (bon) aperçu aussi bien du doublage que du sous-titrage (The Independent, 4 octobre)

  • L’article « In other words: The language of cinema », sur le site du quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm (3 octobre), permet de s’instruire sur la pratique du sous-titrage dans ce pays, hélas souvent entravé par la censure locale. Il s’agit de l’interview d’un responsable « traductions » d’un grand prestataire de sous-titrage du Caire.

  • Un article qui nous éloigne de la traduction audiovisuelle, mais qui pose des problèmes de droits d’auteur : dans Le Monde (24 octobre), un rapport sur les soupçons de plagiat qui pèsent sur le texte français d’une pièce d’Ingmar Bergman (qui vient d’être jouée au Rond-Point, à Paris).

  • Sur son blog « Les Piles intermédiaires », une traductrice œuvrant dans l’audiovisuel réagit, de son point de vue de praticienne et avec sa verve habituelle, à « une proposition de loi déposée par un député pour imposer la diffusion à la fois en VF et en VO (donc en VM) de tous les films et séries sur les chaînes du câble ». Affaire à suivre ?

  • La presse anglaise révèle ces jours-ci que la BBC a demandé expressément à des traducteurs d’adoucir les injures dans les sous-titres d’une série. Il s’agit de la deuxième saison de la série danoise Forbrydelsen, plus connue sous son titre international The Killing. Un article du Daily Mail (18 novembre) révèle notamment le contenu d’un mémo envoyé par la chaîne au laboratoire de post-production, et apporte des témoignages des différents acteurs de la chaîne. En France, les deux saisons de The Killing ont été diffusées sur Arte en version doublée ; la première saison est disponible en DVD avec des sous-titres français.


Revue de presse préparée par Samuel Bréan

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2011 17
nov

Venez nous rencontrer autour d'un petit-déjeuner !

Venez nous rencontrer autour d'un petit-déjeuner !

L’ATAA a le plaisir d’être invitée à la prochaine Matinale de la Délégation Ile-de-France de la Société française des traducteurs (SFT), le 26 novembre, afin de faire découvrir aux traducteurs techniques et/ou littéraires les spécificités de la traduction audiovisuelle, loin des clichés.

Quelle est la différence entre doublage et voice-over ? Entre VOST et VM ? Comment travaille un traducteur audiovisuel ? Avec quel matériel ? Qui sont ses clients ? À quelles évolutions ce secteur est-il confronté ? Et est-il seulement si porteur qu’on le dit ?

Anaïs Duchet et Sylvestre Meininger, présidente et vice-président de l’ATAA, viendront parler de tous ces sujets et évoquer les actions de l’association.

Quand ?

Samedi 26 novembre à 10 h 00, accueil dès 9 h 30.

Où ?

Au Café du Pont-Neuf
14, quai du Louvre – 75001 Paris
M° Pont-Neuf/RER Châtelet

Votre petit-déjeuner comprendra une boisson chaude, un verre de jus d’orange et une viennoiserie. Un reçu de 9,00 € vous sera remis sur place. Rappelons que les Matinales sont ouvertes à tous, adhérents ou non à la SFT, traducteurs et interprètes en exercice ou étudiants.

Inscriptions à l’adresse delegation.idf-matinales@sft.fr. Pour suivre l’actualité des Matinales, rendez-vous sur le site de la SFT.

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2011 15
nov

(Cliquer ici pour lire le premier volet de cet entretien.)

Dans la seconde partie de l’entretien, Marie-Céline Noclain revient sur les liens entre traducteurs et directeurs artistiques, le rôle du client final dans la réalisation d’une version française, le (triste) sort parfois réservé aux traductions en enregistrement et l’évolution des exigences vis-à-vis des adaptations.

Y a-t-il des demandes précises des rédacteurs Arte s’agissant de la direction artistique ? Comment la chaîne contrôle-t-elle l’étape de l’enregistrement ?

Le contrôle en amont, c’est le casting que propose le D.A. : il transmet systématiquement des échantillons de voix à la chaîne, qui fait son choix. Arte peut aussi demander qu’un programme soit confié à un D.A. donné, en fonction du style de direction des uns et des autres. Pour certains documentaires, le rédacteur vient en outre assister à l’enregistrement. Dans ce cas, je sais qu’une partie de la direction artistique va m’échapper, c’est comme ça… Mais dans l’ensemble, le contrôle se fait surtout a posteriori : la version française doit être encore validée par Arte une fois qu’elle est enregistrée et mixée.

Il y a aussi la fameuse indication « Direction artistique fine, s’il vous plaît ! » qui figure parfois sur les bons de commande. Là, on fait de son mieux en sachant que le client sera très exigeant sur le résultat, mais on ne dispose pas d’indications plus précises. En revanche, rien n’empêche le D.A. d’appeler le rédacteur et d’orienter son travail en fonction de cet échange. C’est une pratique courante.

L’une des demandes de la chaîne, c’est aussi qu’on lui apporte « du sang neuf » et de fait, les comédiens se renouvellent beaucoup. Il y a quelques années, une autre société de postproduction strasbourgeoise a commencé à faire venir de Paris des comédiens de doublage pour les enregistrements de documentaires, ce qui ne se faisait qu’exceptionnellement auparavant. Les autres laboratoires lui ont emboîté le pas, et ça a entraîné une grosse évolution dans le style d’interprétation des textes.

En définitive, ça correspond à ce que souhaite Arte : s’éloigner d’un style de documentaires un peu plat et sans relief. Les traitements très neutres sont désormais réservés à l’information et aux reportages. Pour tout le reste, il faut incarner davantage le texte, être vivant.

Les traductions ont suivi ce mouvement ?

Oui, on est allé vers plus d’adaptation et plus de simplicité. À une époque, il y avait des règles sacro-saintes, des mots à bannir : on avait par exemple l’interdiction formelle d’utiliser le passé simple, jugé trop littéraire. Aujourd’hui, on estime que son emploi peut se justifier sans alourdir la traduction, que tout dépend du contexte. « Être » et « avoir » étaient pratiquement bannis au profit de verbes plus riches ; cette règle paraît un peu désuète, maintenant. La traduction évolue autant que la langue française.

On préfère globalement la simplicité, pour éviter de noyer les téléspectateurs dans un flot de paroles. Ça crée aussi des dilemmes, bien sûr : il ne s’agit pas de tout niveler et j’aime aussi entendre du beau français. Comme en toute chose, il faut trouver un juste milieu.

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2011 10
nov

L’Ataa participera le 9 décembre prochain à la Journée mondiale de la traduction 2011 initiée par la Fédération internationale des Traducteurs (FIT). De nombreuses manifestations en lien avec la traduction auront lieu de par le monde, comme en témoigne la carte récapitulative proposée sur le site de la FIT.

JMT

En France, c’est la Société française des traducteurs (SFT) qui organisera les réjouissances, sous l’intitulé : « Un pont entre les cultures professionnelles ». Dans ce cadre, elle a notamment souhaité donner à cette journée une dimension interassociative et réunir les différentes associations de traducteurs à l’occasion d’une table ronde.

Quant au reste du programme, il est riche : intervention sur les traducteurs indépendants travaillant pour l’ONU, conférence sur le rôle social des traducteurs, présentations des chiffres clés de l’enquête annuelle menée par la SFT auprès des professionnels de la traduction, mais aussi une « dictée des traducteurs », la remise du prix Pierre-François Caillé de la traduction, et pas moins de quatre tables rondes interprofessionnelles l’après-midi.

Pour télécharger le programme complet de cette journée en .pdf, cliquez ici. Le premier communiqué de presse de la SFT sur la Journée mondiale de la traduction peut être consulté à cette adresse.

Attention, il est nécessaire de s’inscrire pour assister à cette journée. N’attendez pas ! La SFT a déjà reçu de nombreuses demandes d’inscription…

Lieu :
Maison des Associations de Solidarité,
10 Rue des Terres au Curé, 75013 Paris
Métro Olympiades / Porte d’Ivry

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2011 02
nov
Marie-Céline Noclain

Un bon D.A. doit savoir où il va !

Que devient une traduction/adaptation de voice-over une fois que son auteur l’a rendue ? Après relecture, elle passe entre les mains d’un directeur artistique qui va superviser l’enregistrement des voix.

Marie-Céline Noclain exerce ce métier de directrice artistique (elle préfère dire « D.A. ») dans le créneau spécialisé des documentaires Arte, après avoir dirigé pendant plusieurs années le service multilingue d’une société de postproduction strasbourgeoise. Nous l’avons rencontrée pour en savoir plus sur cette profession aux contours parfois flous et sur ses liens avec la traduction/adaptation audiovisuelle.

Parcours, compétences et méthode de direction artistique sont au programme de la première partie de cet entretien en deux volets.

Quel a été ton parcours ?

J’ai fini mes études par un DEA d’études germaniques, avec un mémoire orienté sur la télévision. À l’époque, j’ai postulé auprès de Carmin Films (aujourd’hui Seppia) à Strasbourg et je suis tombée au bon moment, car la responsable du service multilingue était sur le point de s’en aller. J’ai été retenue pour le poste, mes fonctions se partageaient entre une partie coordination (planning des traductions et des enregistrements, arrivée des commandes, livraisons, etc.) et une partie relecture de traductions. J’étais contente de faire des relectures parce que je suis plutôt une littéraire… Petit à petit, j’ai délégué certains aspects organisationnels pour faire davantage de relectures et m’intéresser de plus près aux castings. Je m’occupais aussi des relations avec le client (Arte), des discussions de fond avec les différents rédacteurs de la chaîne ou encore des éventuels litiges sur les traductions.

Comment es-tu ensuite arrivée à la direction artistique ?

À l’origine, la notion de D.A. était assez floue chez les laboratoires de postproduction travaillant pour Arte. Certains en avaient, d’autres pas, les ingénieurs du son se débrouillaient souvent tous seuls… c’était un peu informel. Jusqu’au jour où Arte a demandé expressément à ses prestataires de faire appel à un directeur artistique, vers 2004. Je n’avais pas forcément prévu de me lancer là-dedans, mais après tout, je connaissais les rédacteurs chez Arte, je connaissais les textes, puisque je les relisais, et je connaissais aussi les comédiens… Je me suis dit que j’allais essayer.

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