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2010 20
juil

Troisième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi : l’épisode 1, l’épisode 2.

La semaine dernière, je me suis penchée pour la première fois sur le sous-titrage, un exercice que je tenais à découvrir afin de faire un véritable « tour d’horizon » des activités d’un traducteur audiovisuel.

Si j’ai choisi d’attendre la fin de mon stage pour commencer les sous-titres, ce n’est pas par hasard. Il s’agissait en effet pour moi d’avoir une simple idée du fonctionnement des sous-titres et des contraintes qu’ils imposent, sans trop rentrer dans les détails.

Pour bien comprendre le principe, j’ai commencé par sous-titrer quelques passages d’une émission en français. J’ai déjà pu me rendre compte de la complexité technique de l’exercice. C’est en effet la partie « repérage » qui m’a donné le plus de fil à retordre, surtout dans les premiers temps.
J’ai ensuite sous-titré des propos tenus en anglais, et aux complexités techniques se sont ajoutées les difficultés de la traduction. L’émission en question était relativement simple mais j’ai eu du mal à adapter mon texte français aux contraintes imposées par les sous-titres, notamment le temps d’affichage et le nombre de caractères autorisés. J’ai donc souvent été amenée à raccourcir mes phrases, quitte à supprimer des informations, afin d’obtenir le résultat le plus concis et clair possible.

Je n’ai donc pas décidé de poursuivre cette expérience plus longtemps. Je voulais simplement savoir à quoi ressemblait le sous-titrage et je dois reconnaître que malgré sa complexité pour un débutant, l’exercice m’a bien plu.

Mon stage se terminant la semaine prochaine, j’en profiterai pour vous parler de ce que j’en retiens, dresser un « bilan » du stage en lui-même, de ce que j’en ai retenu, de ce qui m’a plu et de ce qui à mes yeux pourrait être amélioré.

 
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2010 19
juil

La Bibliothèque du Film (BiFi) propose sur son site un article d’Isabelle Champion consacré aux « versions multiples » :

1930-1935 : Les versions « multiples », de l’arrivée du parlant à la mise au point du doublage

Il s’agit d’une intervention faite lors de la Journée d’études consacrée aux studios de cinéma, qui s’est tenue à la Cinémathèque française le 15 avril 2010, en écho à l’exposition « Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939 », dont Isabelle Champion est co-commissionnaire.

Le site de la BiFi propose d’autres articles de l’activité patrimoniale, dont un compte rendu en deux parties de la journée d’études citée ci-dessus (1ère partie, 2è partie).

Signalons enfin qu’on peut visiter l’exposition Tournages : Paris, Berlin, Hollywood, 1910-1939 jusqu’au 1er août.

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2010 01
juil

Plongée dans le tutorat

Plongée dans le tutorat


Deuxième épisode du journal de bord de tutorat de Clémence. Lire aussi : l’épisode 1.

Comme je l’ai déjà évoqué, c’est surtout le fait de prendre en compte l’ensemble de toutes les consignes propres à la traduction audiovisuelle qui représente pour moi la plus grande difficulté. A trop vouloir me concentrer dessus, j’ai pu oublier des règles que je suis censée maîtriser. Voilà le genre d’erreurs que j’ai commises et relevées après correction :

Il s’agit parfois de simples erreurs d’inattention, auquel cas je me suis laissée « piéger » par l’anglais et ai utilisé un vocabulaire imprécis, voire tout à fait inapproprié.

Dans le premier documentaire animalier que j’ai traduit apparaissait la phrase suivante : Its foot bones are adapted so it runs only on tiptoe. Alors qu’il était fait allusion à un guépard, je l’ai traduite par Les os de ses pieds font qu’il ne court que sur les pointes. Je savais évidemment que pattes aurait été bien plus adroit que pieds, il ne s’agissait là que de l’une des nombreuses erreurs d’inattention que j’ai faites.

Dans les quelques émissions que j’ai déjà traduites, j’ai bien sûr rencontré des termes qui m’ont posé davantage de problèmes. Étant donné mon manque d’expérience en traduction professionnelle, je n’ai pas tout de suite adopté les bons réflexes face à un terme inconnu, quel que soit son degré de technicité.

Pour reprendre l’exemple d’un animalier, je n’ai pas toujours su me référer aux sources adéquates pour trouver certains noms d’animaux. Face au terme anglais corn snake, j’ai testé à tout hasard le terme serpent des blés sur Google pour voir s’il existait en français. Il semblait effectivement être couramment utilisé et c’est donc pour lui que j’ai opté, sans chercher plus loin. Lorsque Christophe a relu mon travail, il m’a signalé que ça n’était pas le terme exact. Si j’avais cherché dans des sources plus sûres et plus précises, j’aurais certainement trouvé le nom correct.

A présent, afin de mettre le maximum de chances de mon côté, je cherche dans la mesure du possible dans des dictionnaires spécialisés, encyclopédies ou autres sites officiels tout terme qui me paraît relativement technique. Lors de la traduction d’une émission autour de l’exploration d’une épave, j’ai ainsi été amenée à consulter – entre autres choses – un dictionnaire technique maritime et les sites Internet du ministère de l’Ecologie et de la Fédération française d’études et de sports sous-marins.

Bien que je traduise uniquement des documentaires qui restent à ma portée, c’est-à-dire pas trop techniques et n’exigeant pas des recherches trop longues, j’ai tout de même rencontré des mots anglais dont je n’ai trouvé l’équivalent dans aucune des sources que je viens de mentionner. J’ai appris à surmonter cette difficulté, soit en poussant mes recherches plus loin, soit en optant pour un terme plus général qui m’évite toute faute de sens.

Par exemple, dans le documentaire dont je viens de parler, j’ai rencontré le terme maritime report. D’apparence simple, j’ai pensé le trouver rapidement en français. Ça n’a pas été le cas et sur les conseils de Christophe, je me suis « limitée » à l’expression documents maritimes. Ainsi, j’étais sûre de ne pas commettre de faux-sens.

Cette liste de difficultés n’est évidemment pas exhaustive mais au cours de mes relectures, je me suis aperçu qu’elles revenaient relativement souvent. Je pense qu’il est primordial d’y être confronté avant de se lancer dans la vie professionnelle, et si possible dans un autre cadre que le cadre scolaire, afin de mieux connaître ses faiblesses et d’éviter le maximum de pièges.

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