preload
2010 22
fév

L’article suivant est paru dans le Bulletin des Auteurs, revue trimestrielle du  SNAC (Syndicat National des Auteurs et Compositeurs), au sein duquel se trouve  un groupement doublage/sous-titrage. Nous remercions vivement Vanessa Bertran de nous avoir autorisés à reprendre ce texte ici.

La numérisation dans la filière : les entreprises ont quelques perfos d’avance…

Par Vanessa Bertran


Qu’importe le flacon… Le plaisir d’écrire reste le même, qu’on utilise le crayon à papier ou la bande rythmo virtuelle, c’est l’auteur qui doit s’imposer à la technique et non l’inverse. Mais force est de constater que l’apparition du numérique dans les filières doublage et sous-titrage a considérablement modifié notre manière de travailler, tant d’un point de vue pratique que juridique et économique. Libre à chacun de juger s’il s’agit d’un progrès, et si ça n’en est pas encore un, pourquoi ne pas essayer, par notre action, de faire en sorte qu’il le devienne ?

Pour ce qui est du doublage, l’apparition des redoutées « machines » apporte à l’auteur des fonctionnalités indéniablement pratiques : ne plus avoir à relire le texte de la calligraphe en tremblant devant d’éventuels changements incongrus, pouvoir garder une copie numérique du script français sans avoir à la réclamer à cor et à cris à l’entreprise, faire des allers-retours aisément dans le film sans avoir à souffrir d’une tendinite pour aller de la boucle 1 à la 50… Mais à quel prix ? La mission de l’auteur a changé, c’est incontestable. Il a toujours existé des auteurs qui préféraient faire leur propre détection, mais les cas étaient isolés. Désormais, beaucoup d’entreprises imposent, quand elles font travailler les auteurs en virtuel, que nous fassions la détection… pour le même tarif. Une sorte de forfait qui frôle l’aumône et qui place l’auteur et l’entreprise en infraction car la prestation technique qu’est la détection devrait relever du salariat alors qu’elle se retrouve souvent aujourd’hui rémunérée en droits d’auteur. La machine, le numérique n’y sont pour rien, j’en conviens. Mais dans notre cas ils ont permis aux clients de massacrer une profession.

suite »

tags:
2010 18
fév

sacem-imgLe 17 décembre dernier, la Sacem a convoqué une Assemblée Générale Extraordinaire qui avait entre autres objectifs de modifier les statuts et permettre la mise en place de la procédure de vote électronique pour les élections au Conseil d’Admnistration et aux commissions statutaires de la Sacem.

Ceci signifie qu’à partir de la prochaine Assemblée Générale, qui se tiendra le 15 juin prochain, tous les membres de la Sacem sans exception auront le droit de voter sans se déplacer.
Jusqu’à présent, seuls les sociétaires professionnels ou définitifs recevaient une convocation et pouvaient voter par correspondance, les simples membres devaient se rendre sur place.
L’instauration du vote électronique est une avancée qui devrait permettre à terme aux auteurs de sous-titrage et de doublage d’être pris en compte à la Sacem.
Nous vous tiendrons informés de la marche à suivre le moment venu.

tags:
2010 05
fév
L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929 © D.R.

L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, 1929 © D.R.

Traducteur notoire et historien du cinéma, Bernard Eisenschitz s’intéresse au film sous toutes ses formes. Le Centre Pompidou lui a confié la programmation d’un cycle de projections-conférences intitulé Ceci n’est pas… un documentaire.

.

Derrière un titre un peu provocateur, ton propos n’est pas de nier le film documentaire en tant que genre, mais de dire qu’aucun film ne peut prétendre montrer la réalité objective des choses, c’est bien ça ?

B.E.: Oui, ce cycle est le quatrième d’une série qui s’appelle Regards critiques. Jean-Louis Comolli a d’abord proposé un survol à la fois précis et large de l’histoire du documentaire, puis Sylvie Lindeperg a présenté son rapport avec et l’histoire, et Daniel Deshays le documentaire et le son.

Quand j’ai commencé à réfléchir à cette programmation, je me suis aperçu que depuis que je voyais des films, je ne faisais pas de différence entre le documentaire et la fiction, même s’il y a évidemment des extrêmes. Et il y a des moments où ça se croise. C’est un peu comme quand Renoir disait qu’il n’existe pas de cheval noir ou blanc, mais différentes gradations de gris. On est toujours dans quelque chose qui fait intervenir la fiction, le choix même de l’intervention relève de la fiction. On ne devrait pas l’appeler fiction, évidemment. Mais on est loin de l’idéal de cet enregistrement pur et objectif des caméras de surveillance. Encore que les caméras de surveillance, précisément, sont mises à des points stratégiques et ne voient pas nécessairement ce qu’elles devraient voir.

Je suis donc parti de cette idée et j’ai pris des films qui pour moi étaient mystérieux, qui n’étaient solubles ni dans le documentaire ni dans la fiction, qui permettaient de se poser des questions, et j’étais curieux d’essayer ça avec un public. suite »

tags:
2010 03
fév
Slate.fr 28 janvier 2010

Slate.fr 28 janvier 2010

Une fois n’est pas (assez) coutume, la parole a été donnée aux adaptateurs de l’audiovisuel, mention sous-titrage, dans un journal généraliste.

Slate.fr, sous la plume de Pierre Langlais, s’attarde ainsi sur les conditions de travail des traducteurs de série, avec un vis-à-vis direct sur les… fansubbers.

Lire l’article